Leptopelis uluguruensis

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Introduction

Leptopelis uluguruensis
Femelle Leptopelis uluguruensis enceinte
Classification
RègneAnimalia
EmbranchementChordata
Sous-embr.Vertebrata
ClasseAmphibia
Sous-classeLissamphibia
Super-ordreSalientia
OrdreAnura
Sous-ordreNeobatrachia
FamilleArthroleptidae
Sous-familleLeptopelinae
GenreLeptopelis
Nom binominal
Leptopelis uluguruensis

Barbour et Loveridge, 1928
Synonymes
  • Leptopelis amaniensis Ahl, 1929
  • Leptopelis grandiceps Ahl, 1929
  • Leptopelis tanganus Ahl, 1929
  • Leptopelis usambarae Ahl, 1929
Statut de conservation IUCN :

VU B1ab(iii) : Vulnérable

Schéma montrant le risque d'extinction sur le classement de l'IUCN.

Leptopelis uluguruensis est une espèce d'amphibiens de la famille des Arthroleptidae.

Distribution

Cette espèce est endémique de Tanzanie, elle se rencontre de 900 à 1 650 m d'altitude dans les monts Usambara, Udzungwa, Nguru, Uluguru et Nguu.

Description

Mâle L. uluguruensis adulte

femelle L. uluguruensis adulte

Mâle L. uluguruensis jeune

Cette espèce est une assez petite : de 28 à 38 mm pour les mâles, et de 45 à 50 mm pour les femelles.

La coloration est vert bleuté (voir totalement bleu), ou marron avec plus ou moins de taches blanches ou jaunes. Il y a également une forme mouchetée. Ces différences sont liées à l'habitat de l'espèce, les forêts tropicales de montagne saturées en humidité. Les moisissures, champignons et mousses s'y développent en grande quantité, et la couleur de Leptopelis uluguruensis s'est donc adaptée à ce milieu en lui permettant d'imiter à la perfection son environnement. Les taches ressemblent ainsi à des taches de moisissure sur des feuilles.

Les colorations ne renvoient pas à une différence de sexe, à une exception : en période de reproduction, le sac vocal (gorge) des mâles devient bleu. Seule la taille plus imposante des femelles adultes permet le sexage le reste de l'année.

Les yeux sont rouges foncés avec une pupille verticale.

Le tympan est petit et indistinct.

Habitat

L. uluguruensis vit dans les forêts tropicales de montagnes. C'est une grenouille qui supporte des températures nocturnes relativement fraîches pour la région. On la trouve parfois sur les feuilles des plantations de bananiers.

Son chant normal est un claquement bref et discret, se renouvelant toutes les une à deux secondes, lancé essentiellement par les mâles, quand ils se trouvent sur les branches ou les plantes.

Protection

Ces animaux n'ont pas de statut de protection CITES (en 2007). L'espèce est cependant classée comme « vulnérable » par l'IUCN, et se trouve sur sa liste rouge avec le commentaire suivant (2007) : « son habitat fait probablement moins de 20 000 km, sa distribution est sévèrement fragmentée, et la qualité et l'ampleur de son habitat de forêt dans l'Eastern Arc Mountains diminue du fait de l'agriculture ».

Mode de vie

C'est une grenouille nocturne. Elle est donc peu spectaculaire dans la journée, période ou elle ne bouge pas ou peu.

L'année en Tanzanie a une spécificité : il existe 2 saisons sèches de 2-3 mois chacune (une l'hiver de décembre à janvier, une l'été de juin à septembre), et 2 saisons humides (le reste de l'année). Les montages humides ou vit l'animal semblent cependant atténuer l'importance de ces variations saisonnières d'humidité.

Le jour, la température monte à 24 ou 25° C, ce qui est relativement frais pour la Tanzanie, et est due à l'altitude ou vit l'animal. La nuit, elle descend à 22 ou 23°, voir à 20°.

Les Leptopelis, comme toutes les grenouilles, sont carnivores (insectivores) et se nourrissent exclusivement de nourriture vivante.

Reproduction

Les femelles adultes sont sensiblement plus grandes et grosses que les mâles. La reproduction est assez mal documentée dans la nature, et semble extrêmement rare en captivité.

En période de reproduction, le sac vocal des mâles devient bleu. Le chant ressemble à un clac assez bref, répété toutes les 1 ou 2 secondes, et lancé depuis les branches ou les plantes.

Une fois l'amplexus formé, les oeufs sont déposés sur un lieu proche de l'eau (une branche surplombant l'eau, de la mousse, une pierre...). Les têtards éclosent une semaine plus tard, et sont entraînés dans l'eau par la pluie.

La durée de la transformation en grenouillettes n'est pas documenté, mais doit s'effectuer en quelques semaines.

A l'apparition des premières pattes, les grenouillettes doivent sortir de l'eau sous peine de se noyer. elles ne reviendront reque jamais dans l'eau.

En 2007, la reproduction en captivité n'a pas été signalée en Europe.

Publication originale

  • Barbour & Loveridge, 1928 : A comparative Study of the Herpetological Faunae of the Uluguru and Usambara Mountains, Tanganyika Territory with Descriptions of new Species. Memoirs of the Museum of Comparative Zoӧlogy, vol. 50, n. 2, p. 1-265 (texte intégral).