Mathématiques dans l'Égypte antique - Définition et Explications

Source: Wikipédia sous licence CC-BY-SA 3.0.
La liste des auteurs de cet article est disponible ici.

Introduction

Cartouche vie Égypte.jpg
Mathématiques
Médecine
Astronomie

Les mathématiques en Égypte antique étaient fondées sur un système décimal (Le système décimal est un système de numération utilisant la base dix. Dans ce...). Chaque puissance (Le mot puissance est employé dans plusieurs domaines avec une signification particulière :) de dix était représentée par un hiéroglyphe particulier. Le zéro (Le chiffre zéro (de l’italien zero, dérivé de l’arabe sifr,...) était inconnu. Toutes les opérations étaient ramenées à des additions. Pour exprimer des valeurs inférieures à leur étalon, les Égyptiens utilisaient un système simple de fractions unitaires.

Pour déterminer la longueur (La longueur d’un objet est la distance entre ses deux extrémités les plus...) d'un champ (Un champ correspond à une notion d'espace défini:), sa surface (Une surface désigne généralement la couche superficielle d'un objet. Le terme a...) ou encore mesurer un butin, les Égyptiens utilisaient trois systèmes de mesure différents, mais tous obéissaient aux règles décrites ci-dessus.

Les rares documents mathématiques découverts à ce jour (Le jour ou la journée est l'intervalle qui sépare le lever du coucher du Soleil ; c'est la...) ne donnent qu'une vague (Une vague est un mouvement oscillatoire de la surface d'un océan, d'une mer ou d'un lac. Les...) idée de l'étendue des connaissances des anciens Égyptiens dans ce domaine. Toutefois, il est certain qu'ils parvenaient à proposer des résolutions de problèmes apparentés à des équations du premier et du second degré (Le mot degré a plusieurs significations, il est notamment employé dans les domaines...). Ils connaissaient les suites numériques et le calcul de volumes et de surfaces avait également atteint un certain degré de complexité (La complexité est une notion utilisée en philosophie, épistémologie (par...).

Brève histoire des mathématiques dans l'Égypte antique

Si l'on a souvent sous-estimé les connaissances scientifiques des anciens Égyptiens, c'est sans doute à cause du peu de documents dont nous disposons. Les plus anciens sont les inscriptions contenues sur les murs de quelques temples ou tombes, comme celles de la tombe de Metjen (IVe dynastie) qui montrent que les Égyptiens savaient à cette époque calculer correctement la surface d'un rectangle (En géométrie, un rectangle est un quadrilatère dont les quatre angles sont des...).

Les ostraca apportent également quelques témoignages de l'art des mathématiques égyptiennes. Le plus remarquable est sans doute celui retrouvé à Saqqarah sur lequel figure une courbe (En géométrie, le mot courbe, ou ligne courbe désigne certains sous-ensembles du...) avec abscisse et ordonnée. Daté de 2750 ans av. J.-C., il montre que dès cette première génération de bâtisseurs, les Égyptiens avaient suffisamment de connaissances mathématiques pour élaborer ce type de problème.

Enfin viennent les papyrus. Plus fragiles, ils ont moins résisté au temps (Le temps est un concept développé par l'être humain pour appréhender le...) et ceux qui sont parvenus jusqu'à nous sont, de fait, postérieur aux pyramides. Seule une poignée d'entre eux traite de mathématiques. Citons par exemple le papyrus de Berlin ou celui de Moscou (), découvert en 1893 par l'égyptologue russe Vladimir Golenischev et conservé au musée des Beaux-Arts de Moscou. Daté de la fin du Moyen Empire (1850 ans av. J.-C.) et rédigé en écriture hiéroglyphique, il contient vingt-cinq problèmes mathématiques. Mais le papyrus mathématique (Les mathématiques constituent un domaine de connaissances abstraites construites à l'aide...) le mieux conservé, le plus complet et le plus prestigieux est sans nul doute le papyrus Rhind, du nom de son premier propriétaire l'Écossais Alexander Henry Rhind, qui l'acheta peu après sa découverte à Thèbes en 1857. Rédigé en écriture hiératique et daté du début du XVIe siècle (Un siècle est maintenant une période de cent années. Le mot vient du latin saeculum, i, qui...) avant J.-C., c'est une copie d'un document (Dans son acception courante un document est généralement défini comme le support physique d'une...) plus ancien. Il présente une suite de quatre-vingt-sept problèmes mathématiques, accompagnés de leurs solutions.

Les unités de mesure

Plusieurs systèmes coexistaient selon le type de mesure désirée.

Pour mesurer des longueurs, il existait deux systèmes. Le premier était basé sur la grande coudée (La coudée (lat. cubitus) est une unité de longueur vieille de plusieurs milliers d'années. Elle...) ou coudée royale (meh ni-sout). Cette coudée représentait la distance entre le bout du majeur et la pointe du coude (Cette articulation comprend en avant la région du « pli du coude ». C'est...) et mesurait à peu près 0,5 mètre (Le mètre (symbole m, du grec metron, mesure) est l'unité de base de longueur du...). Cette unité était très utilisée pour mesurer les largeurs, longueurs de pièces d'une construction ou des salles d'un temple, mais aussi la hauteur (La hauteur a plusieurs significations suivant le domaine abordé.) d'une crue. Cent coudées constituent un khet.

Le deuxième système, le système oncial, était lui basé sur la coudée sacrée (meh djeser). Elle mesurait à peu près 0,7 mètre. Elle était principalement utilisée dans la décoration des tombes, temples et palais.

Pour les surfaces, l'unité de mesure (En physique et en métrologie, les unités sont des étalons pour la mesure de...) était l'aroure (L'aroure (dit aroure setat) est une unité de mesure de surface utilisée dans l'Égypte antique.). Elle représentait un carré (Un carré est un polygone régulier à quatre côtés. Cela signifie que ses...) de 1 khet (100 coudées) de côté. On nommait coudée de terre (La Terre est la troisième planète du Système solaire par ordre de distance...) (meh) une bande d'une coudée sur cent. L'aroure était utilisée pour mesurer des terres, et construire un cadastre (Le terme cadastre (terme provençal venant du grec...) précis après chaque crue.

Pour mesurer des volumes, l'unité de mesure était l'hekat. Les mesures s'effectuaient grâce à un sac de cuir de vingt hekat. Les Égyptiens avaient réussi à établir une correspondance (La correspondance est un échange de courrier généralement prolongé sur une longue période. Le...) de ce système avec celui des longueurs : il y avait équivalence entre le cube (En géométrie euclidienne, un cube est un prisme dont toutes les faces sont carrées....) de la coudée royale et trente hekat. L'hekat était utilisé pour mesurer les récoltes de grain (En météorologie maritime: Un grain est un vent violent et de peu de durée qui s'élève...).

Pour mesurer un poids, l'unité de mesure était le deben. À l'Ancien Empire, son poids variait selon le type du produit pesé (or, cuivre (Le cuivre est un élément chimique de symbole Cu et de numéro atomique 29. Le cuivre...)...), mais au Nouvel Empire, ce système se simplifia et ne garda qu'un étalon unique (d'environ 91 grammes). De petits cylindres en pierre servaient à la mesure et matérialisaient cet étalon. Cette unité servait à mesurer l'importance d'un butin ou d'un poids de métaux précieux utilisés pour une décoration.

Page générée en 0.077 seconde(s) - site hébergé chez Amen
Ce site fait l'objet d'une déclaration à la CNIL sous le numéro de dossier 1037632
Ce site est édité par Techno-Science.net - A propos - Informations légales
Partenaire: HD-Numérique