Médecine non conventionnelle - Définition et Explications

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Introduction

Médecine non conventionnelle
Acupuncture • Médecine anthroposophique • Ayurveda • Chiropratique • Herboristerie • Homéopathie • Naturopathie • Osteopathie • Médecine traditionnelle (Selon la définition officielle de l' OMS, la médecine traditionnelle "se rapporte aux pratiques, méthodes, savoirs et croyances en matière de santé qui impliquent l’usage à des fins...) (Chinoise • Tibétaine)

Le terme de médecine non conventionnelle désigne en Occident (L'Occident, ou monde occidental, est une zone géographique qui désignait initialement l'Europe. L'extension de l'espace considéré a varié au cours de l'Histoire. À une période donnée, elle...) une grande variété de méthodes de traitement qui ne sont pas fondées sur la méthode expérimentale (Une des bases de la démarche scientifique est l'expérimentation, c'est-à-dire le recueil de données sur le domaine d'étude, et la confrontation du modèle aux faits.), une des bases de l'approche scientifique (Un scientifique est une personne qui se consacre à l'étude d'une science ou des sciences et qui se consacre à l'étude d'un domaine avec la rigueur et les méthodes scientifiques.) des faits. Elles reposent sur des traditions parfois séculaires ou sur des pratiques ayant émergé au XIXe siècle, mais en général avant l’avènement de la médecine (La médecine (du latin medicus, « qui guérit ») est la science et la pratique (l'art) étudiant l'organisation du corps humain...) fondée sur les faits (en anglais : evidence-based medicine). Les médecines non conventionnelles sont pour cette raison considérées non scientifiques.

Selon les pays (Pays vient du latin pagus qui désignait une subdivision territoriale et tribale d'étendue restreinte (de l'ordre de quelques centaines de km²), subdivision de la civitas...), leurs traditions et leurs législations, elles peuvent être courantes (Danemark, Allemagne, Suisse, Angleterre (L’Angleterre (England en anglais) est l'une des quatre nations constitutives du Royaume-Uni. Elle est de loin la plus peuplée, avec 50 763 000 habitants (en...)...), tolérées (comme en France et certains pays de tradition latine) ou bien être interdites. Elles sont souvent préventives, et s’appuient sur la relation de confiance avec le patient (Dans le domaine de la médecine, le terme patient désigne couramment une personne recevant une attention médicale ou à qui est prodigué un soin.), qui exprime une recherche (La recherche scientifique désigne en premier lieu l’ensemble des actions entreprises en vue de produire et de développer les connaissances scientifiques. Par extension métonymique, la...) personnelle et la quête d’un cadre de soin qui se situe hors des cadres de référence de la médecine moderne.

Certaines techniques sont utilisées par les médecins ou des auxiliaires médicaux, d’autres par divers praticiens paramédicaux ("praticiens de santé (La santé est un état de complet bien-être physique, mental et social, et ne consiste pas seulement en une absence de maladie ou d'infirmité.)" en Allemagne et en Suisse, sous le contrôle (Le mot contrôle peut avoir plusieurs sens. Il peut être employé comme synonyme d'examen, de vérification et de maîtrise.) de l'état), et d’autres encore par des pratiquants dont la qualité de la formation n'est pas soumise à un diplôme (Le diplôme (grec ancien :δίπλωµα, diploma signifiant « plié en deux ») est un acte...) d'état et peut difficilement être évaluée, étant basées sur des hypothèses non validées experimentalement. Elles se développent en complément ou en alternative (Alternatives (titre original : Destiny Three Times) est un roman de Fritz Leiber publié en 1945.) de la médecine classique.

Les médecines non conventionnelles ne sont pas reconnues par une grande partie des scientifiques, particulièrement par ceux appartenant au mouvement sceptique contemporain.

Complexités sémantiques de l'appellation

Le terme médecine non conventionnelle est le terme retenu par la Commission européenne pour qualifier les médecines alternatives, qui font l'objet (De manière générale, le mot objet (du latin objectum, 1361) désigne une entité définie dans un espace à trois dimensions, qui a une fonction précise, et qui peut être...) d'une reconnaissance progressive en Europe (L’Europe est une région terrestre qui peut être considérée comme un continent à part entière, mais aussi comme l’extrémité occidentale du...) depuis les années 1990.

On utilise aussi les termes de médecine douce, médecine complémentaire, médecine naturelle, médecine alternative, de médecine parallèle ou parfois de médecine holistique (puisque certaines prétendent traiter l'humain dans sa globalité).

  • Parler de « médecine parallèle » semble signifier qu’il y aurait deux conceptions de la médecine impliquant deux systèmes de soins fonctionnant indépendamment l’un de l’autre, avec le même degré (Le mot degré a plusieurs significations, il est notamment employé dans les domaines suivants :) d’efficience et de scientificité : les patients auraient donc le choix entre deux thérapeutiques qu’ils peuvent envisager comme alternatives et concurrentes ou comme complémentaires l’une de l’autre.
  • L’appellation « médecine douce » semble considérer agressives les pratiques de la médecine conventionnelle.
  • Par « médecine alternative », on envisage ces pratiques de soins comme substitutives, donc susceptibles de remplacer une démarche thérapeutique (La thérapeutique (du grec therapeuein, soigner) est la partie de la médecine qui étudie et applique le traitement des maladies.) classique et conventionnelle.
  • Le terme « holistique » reproche à la médecine conventionnelle de s'attacher à traiter un organe (Un organe est un ensemble de tissus concourant à la réalisation d'une fonction physiologique. Certains organes assurent simultanément plusieurs fonctions, mais dans ce cas, une fonction est généralement...) ou une fonction précise et non le malade dans sa globalité. C'est sans doute le cas pour les spécialités médicales (Voici la liste des spécialités médicales qui peuvent être faites à l'UCL (université catholique de Louvain), à l'ULB...) mais pas systématiquement pour la médecine en général.
  • Le terme de « médecine complémentaire » privilégie plutôt l’idée d’associer des traitements impliquant peut-être des « philosophies thérapeutiques » différentes mais capables de coopérer dans l’intérêt du malade.

En jouant de cette façon sur le vocabulaire, les tenants de ces traitements ont réussi à faire entrer dans la culture (La Culture est une civilisation pan-galactique inventée par Iain M. Banks au travers de ses romans et nouvelles de science-fiction. Décrite avec beaucoup de précision et de détail, La Culture...) l'idée que ceux-ci présentaient une « alternative » aux traitements dont l'efficacité est prouvée par la recherche scientifique (La recherche scientifique désigne en premier lieu l’ensemble des actions entreprises en vue de produire et de développer les connaissances scientifiques. Par extension métonymique, la recherche scientifique désigne également le cadre...), là où les sceptiques préfèreront parler bien plutôt de médecines basées sur la science (La science (latin scientia, « connaissance ») est, d'après le dictionnaire Le Robert, « Ce que l'on sait pour l'avoir appris, ce que l'on tient pour vrai au sens large....) (an anglais science-based medecine) et de pseudo-médecines ou pseudo-sciences afin d'éviter cet effet de rhétorique.

Un renversement sémantique a aussi été opérée car la médecine est désignée par les tenants des médecines non conventionnelles par le terme médecine allopathique

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