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Les 500 miles d'Indianapolis (également appelés Indianapolis 500 ou Indy 500) sont une course automobile américaine qui se tient chaque année depuis 1911 le week-end du Memorial Day sur l'Indianapolis Motor Speedway à Speedway dans l'état de l'Indiana.
L'Indianapolis Motor Speedway (Indianapolis Motor Speedway est un circuit automobile situé à Speedway (une petite ville enclave, complètement entourée par Indianapolis, la capitale de l'État) dans l'État de l'Indiana, aux...) a été créé en 1909 par quatre entrepreneurs de l'Indiana: Carl Ficher, James Allison, Arthur Newby et Frank Wheeler. Après avoir organisé quelques épreuves mineures, ils décident rapidement de limiter l'exploitation de l'IMS à une seule épreuve par an (afin de lui conférer un caractère d'exception), une course (Course : Ce mot a plusieurs sens, ayant tous un rapport avec le mouvement.) de 500 Miles qu'il espèrent voir rapidement devenir l'un des événements majeurs du sport automobile (Une automobile, ou voiture, est un véhicule terrestre se propulsant lui-même à l'aide d'un moteur. Ce véhicule est conçu pour le transport terrestre de personnes ou de marchandises, elle est équipée en conséquence. C'est un des moyens de transport...) américain. Les 500 Miles d'Indianapolis voient le jour (Le jour ou la journée est l'intervalle qui sépare le lever du coucher du Soleil ; c'est la période entre deux nuits, pendant laquelle les rayons du Soleil éclairent le ciel. Son début (par rapport à...) en 1911, et comme l'espéraient ses créateurs, devient rapidement la référence des courses américaines, sa durée exceptionnelle ainsi que le caractère du circuit (un long quadrilatère (En géométrie plane, un quadrilatère est un polygone à 4 côtés.) de 2,5 miles recouvert de briques) en faisant un test impitoyable pour les machines. Mieux, dès 1913, l'Indy 500 devient une étape incontournable pour les constructeurs étrangers désireux d'y affirmer la suprématie de leurs machines. Citons notamment Peugeot (Peugeot est une marque de constructeur automobile français fondée par Armand Peugeot de la famille Peugeot en 1896. Le siège est à Paris et les bureaux d'étude et de recherche à Vélizy, La Garenne-Colombes,...), Delage (Delage est une marque automobile française fondée en 1905 par Louis Delage (1874-1947) à Levallois-Perret près de Paris et disparu en 1953 (rachetée par Delahaye en 1935).), Fiat (Fiat (acronyme de Fabbrica Italiana Automobili Torino, fabrique italienne automobiles Turin), est un constructeur automobile, basé à Turin, dans le Nord de l'Italie. Elle est contrôlée par la...), Mercedes.
Au sortir de la première guerre mondiale, le fossé se creuse entre les sport automobile européen et le sport automobile américain, et l'Indy 500 redevient une compétition purement américaine, vis à vis de laquelle les pilotes et constructeurs européens ne manifestent guère d'intérêt. Il faut attendre les années 1960 pour que la course retrouve un caractère international, grâce à l'offensive britannique menée par Lotus (qui révolutionne l'épreuve en imposant pour la première fois une monoplace à moteur (Un moteur est un dispositif transformant une énergie non-mécanique (éolienne, chimique, électrique, thermique par exemple) en une énergie mécanique ou...) arrière). Dans le sillage de Lotus (et de son pilote fétiche Jim Clark), la plupart des tenors de la Formule 1 (La Formule 1 est une discipline de sport automobile qui se dispute sur des circuits fermés à bord de monoplaces. Depuis début 2006, les spécifications...) des années 1960 tenteront également leur chance, avec plus ou moins de réussite.
L'internationalisation de l'épreuve a repris de plus belle dans les années 1980, période au cours de laquelle le CART (dont l'Indy 500 était l'épreuve majeure) était un refuge de plus en plus prisé des anciens pilotes de Formule 1. La scission CART/IRL de 1996, en partie motivée par la volonté de Tony George (héritier de la famille Hulman, propriétaire du circuit depuis 1945) de donner la priorité aux pilotes et aux constructeurs locaux, n'a pas enrayé ce phénomène. Cette scission, très destabilisatrice pour l'ensemble (En théorie des ensembles, un ensemble, désigne intuitivement une collection d’objets (que l'on appelle éléments de l'ensemble), « une multitude qui peut être comprise comme un...) des courses de type monoplace aux États-Unis, a surtout eu pour effet d'affaiblir l'Indianapolis 500 (Les 500 miles d'Indianapolis (également appelés Indianapolis 500 ou Indy 500) sont une course automobile américaine qui se tient chaque année depuis 1911 le week-end du Memorial Day sur l'Indianapolis Motor Speedway à Speedway dans l'état de...), dont l'audience est désormais moindre que certaines épreuves de Nascar.
Epreuve phare du sport automobile américain, l'Indianapolis 500 a à plusieurs reprises été au cœur des luttes d'influence. De 1911 à 1955, l'Indy 500 était organisé sous l'égide de l'Association des Automobiles Américaines (AAA). Après 1955 (année marquée par la catastrophe (Une catastrophe est un événement brutal, d'origine naturelle ou humaine, ayant généralement la mort et la destruction à grande échelle pour conséquence.) des 24 heures (L'heure est une unité de mesure :) du Mans), l'AAA préfère se retirer de l'organisation (Une organisation est) des compétitions sportives et cède la place à l'USAC (United States Auto Club). En 1979, les principales écuries du championnats USAC décident de faire scission et de créer leur propre compétition, le CART. La plupart des épreuves du calendrier (Un calendrier est un système de repérage des dates en fonction du temps. Ces systèmes ont été inventés par les hommes pour mesurer, diviser et organiser le temps sur de longues durées. Initialement conçus pour être en accord avec les...) rejoignent le CART à l'exception notable de l'Indianapolis 500, qui maintient sa fidélité à l'USAC. Le championnat USAC disparaissant rapidement, l'Indianapolis se court alors hors-championnat pendant plusieurs années, sans effet sur le prestige de l'épreuve, puisque les équipes du championnat CART continuent d'y participer. A partir de 1983, bien que toujours placé sous l'égide de l'USAC, l'Indy 500 intègre enfin le calendrier du championnat CART.
Une nouvelle scission intervient en 1996, avec la création par Tony George, le propriétaire de l'IMS, de l'Indy Racing League (L' Indy Racing League est un organisme de course automobile nord-américain qui organise les championnats IndyCar Series et Indy Pro Series.), un nouveau championnat qui vise à concurrencer le CART et dont l'Indy 500 devient évidemment l'événement majeur. Contrairement à ce qui s'était passé lors de la scission CART/USAC, il devient alors très compliqué pour les équipes et les pilotes du CART de participer à l'Indianapolis 500 en raison des conflits de date et de la réglementation technique radicalement différente entre les deux championnat.
A noter que de 1950 à 1960, l'Indianapolis 500 a également compté pour le championnat du monde (Le mot monde peut désigner :) de Formule 1. Mais cette présence de l'Indy 500 au calendrier de la F1 était essentiellement symbolique et destinée à cautionner l'étiquette mondiale du championnat du monde naissant. Disputés selon des règlements techniques et sportifs différents de ceux en vigueur le reste de la saison (La saison est une période de l'année qui observe une relative constance du climat et de la température. D'une durée d'environ trois mois (voir le tableau Solstice et Équinoxe ci-dessous), la saison...), les 500 Miles d'Indianapolis n'ont que rarement attiré les habitués du championnat du monde. Paradoxalement, c'est à partir du début des années 1960 (alors même que l'Indy 500 avait été retité du calendrier) que certains pilotes de F1 ont fait des 500 Miles d'Indianapolis un objectif majeur de la saison.
Contrairement à une épreuve classique qui dure un week-end, les 500 Miles d'Indianapolis s'étalent traditionnellement sur l'ensemble du mois (Le mois (Du lat. mensis «mois», et anciennement au plur. «menstrues») est une période de temps arbitraire.) de mai (à noter que depuis 2006, les organisateurs ont décidé de raccourcir à 3 semaines la durée des festivités).
| Année (Une année est une unité de temps exprimant la durée entre deux occurrences d'un évènement lié à la révolution de la Terre autour du Soleil.) | Vainqueur | Voiture | Championnat |
| 1911 | Marmon | AAA | |
|---|---|---|---|
| 1912 | National | AAA | |
| 1913 | Peugeot | AAA | |
| 1914 | Delage | AAA | |
| 1915 | Mercedes | AAA | |
| 1916 | Peugeot | AAA | |
| 1917-1918 | Annulé | - | - |
| 1919 | Peugeot | AAA | |
| 1920 | Frontenac | AAA | |
| 1921 | Frontenac | AAA | |
| 1922 | Duesenberg-Miller | AAA | |
| 1923 | Miller | AAA | |
| 1924 | Duesenberg | AAA | |
| 1925 | Duesenberg | AAA | |
| 1926 | Miller | AAA | |
| 1927 | Duesenberg | AAA | |
| 1928 | Miller | AAA | |
| 1929 | Miller | AAA | |
| 1930 | Summers-Miller | AAA | |
| 1931 | Stevens-Miller | AAA | |
| 1932 | Wetteroth-Miller | AAA | |
| 1933 | Miller | AAA | |
| 1934 | Miller | AAA | |
| 1935 | Wetteroth-Offenhauser | AAA | |
| 1936 | Stevens-Miller | AAA | |
| 1937 | Shaw-Offenhauser | AAA | |
| 1938 | Wetteroth-Miller | AAA | |
| 1939 | Maserati (Maserati est une célèbre marque de voitures de sport et de course italienne.) | AAA | |
| 1940 | Maserati | AAA | |
| 1941 | Wetteroth-Offenhauser | AAA | |
| 1942 à 1945 | Annulé | - | - |
| 1946 | Adams-Spark | AAA | |
| 1947 | Deidt-Offenhauser | AAA | |
| 1948 | Deidt-Offenhauser | AAA | |
| 1949 | Deidt-Offenhauser | AAA | |
| 1950 | Kurtis-Offenhauser | AAA et F1 | |
| 1951 | Kurtis-Offenhauser | AAA et F1 | |
| 1952 | Kuzma-Offenhauser | AAA et F1 | |
| 1953 | Kurtis-Offenhauser | AAA et F1 | |
| 1954 | Kurtis-Offenhauser | AAA et F1 | |
| 1955 | Kurtis-Offenhauser | AAA et F1 | |
| 1956 | Watson-Offenhauser | USAC et F1 | |
| 1957 | Epperly-Offenhauser | USAC et F1 | |
| 1958 | Epperly-Offenhauser | USAC et F1 | |
| 1959 | Watson-Offenhauser | USAC et F1 | |
| 1960 | Watson-Offenhauser | USAC et F1 | |
| 1961 | Trevis-Offenhauser | USAC | |
| 1962 | Watson-Offenhauser | USAC | |
| 1963 | Watson-Offenhauser | USAC | |
| 1964 | Watson-Offenhauser | USAC | |
| 1965 | Lotus-Ford | USAC | |
| 1966 | Lola-Ford | USAC | |
| 1967 | Coyote-Ford | USAC | |
| 1968 | Eagle-Offenhauser | USAC | |
| 1969 | Hawk-Offenhauser | USAC | |
| 1970 | Colt-Ford | USAC | |
| 1971 | Colt-Ford | USAC | |
| 1972 | McLaren-Offenhauser | USAC | |
| 1973 | Eagle-Offenhauser | USAC | |
| 1974 | McLaren-Offenhauser | USAC | |
| 1975 | Eagle-Offenhauser | USAC | |
| 1976 | McLaren-Offenhauser | USAC | |
| 1977 | Coyote-Foyt | USAC | |
| 1978 | Lola-Ford | USAC | |
| 1979 | Penske-Ford | USAC | |
| 1980 | Chaparral-Ford | USAC | |
| 1981 | Penske-Ford | USAC | |
| 1982 | Wildcat-Ford | USAC | |
| 1983 | March-Ford | CART | |
| 1984 | March-Ford | CART | |
| 1985 | March-Ford | CART | |
| 1986 | March-Ford | CART | |
| 1987 | March-Ford | CART | |
| 1988 | Penske-Chevrolet | CART | |
| 1989 | Penske-Chevrolet | CART | |
| 1990 | Lola-Chevrolet | CART | |
| 1991 | Penske-Chevrolet | CART | |
| 1992 | Galmer-Chevrolet | CART | |
| 1993 | Penske-Chevrolet | CART | |
| 1994 | Penske-Mercedes | CART | |
| 1995 | Reynard-Ford | CART | |
| 1996 | Reynard-Ford | IRL | |
| 1997 | G-Force-Aurora | IRL | |
| 1998 | Dallara-Aurora | IRL | |
| 1999 | Dallara-Aurora | IRL | |
| 2000 | G-Force-Aurora | IRL | |
| 2001 | Dallara-Aurora | IRL | |
| 2002 | Dallara-Chevrolet | IRL | |
| 2003 | Panoz G-Force-Toyota | IRL | |
| 2004 | Panoz G-Force-Honda | IRL | |
| 2005 | Dallara-Honda | IRL | |
| 2006 | Dallara-Honda | IRL | |
| 2007 | Dallara-Honda | IRL |
En 1911 et 1912, la grille de départ était établie en fonction de l'ordre dans lequel les inscriptions parvenaient à l'organisateur. En 1913 et en 1914, c'est un tirage au sort qui déterminait l'ordre de départ. Ce n'est qu'à partir de 1915 que les qualifications sont apparues.
De nos jours, les qualifications des 500 Miles d'Indianapolis se tiennent sur plusieurs jours, chaque journée servant à qualifier une partie de la grille. La pole position se joue le samedi du premier week-end de qualification, dans une journée appelée le "pole-day" et qui se tient généralement deux semaines avant la course. Les qualifications se poursuivent le lendemain, puis reprennent le week-end suivant et s'achèvent par le "bump-day", ultime séance de qualification dans laquelle le pilote qualifié le moins rapide (ce qui n'est pas forcément synonyme de dernier qualifié compte tenu de la particularité du système de qualifications) peut se voir éliminé par un nouveau concurrent.
Les places sur la grille étant attribuées en fonction de la journée de qualification au cours de laquelle le chrono a été établi, il convient de noter que le pilote le plus rapide des qualifications peut être amené à démarrer loin sur la grille s'il n'a pas réalisé son chrono lors du "pole day". Ce fut le cas de Arie Luyendyk qui réalisa en 1996 lors du deuxième jour (Le jour ou la journée est l'intervalle qui sépare le lever du coucher du Soleil ; c'est la période entre deux nuits, pendant laquelle les rayons du Soleil éclairent le ciel. Son début (par rapport à...) de qualifications la meilleure moyenne (Il y a plusieurs façon de calculer une moyenne d'un ensemble de nombres. Celle qu'il convient de retenir dépend de la grandeur physique que représentent ces...) jamais réalisée sur l'ovale en 4 tours (381,392 km/h) mais ne s'élança qu'en vingtième position.
Les qualifications se font sur quatre tours chronométrés. Chaque concurrent s'élance seul sur l'ovale pour réaliser ses 4 tours de suite (6 en réalité avec le tour de sortie et celui de retour aux stands), le chiffre (Un chiffre est un symbole, représentant une valeur numérique, employé pour représenter des nombres. Le mot « chiffre » vient de l'arabe sifr (????????? ?a?-?ifr), utilisé pour...) retenu est la vitesse moyenne établie sur une série de quatre tours soit la distance de 10 miles (16,093 km).
En 1996, l'auteur de la pole-position, Scott Brayton, a trouvé la mort quelques jours plus tard dans une séance d'essais libres. C'est Tony Stewart qui s'est élancé en tête le jour de la course.
Depuis 1952, un collège de spécialistes vote à l'issue de la course pour décerner le trophée du meilleur débutant de l'année (rookie of the year). Cette récompense revient au pilote qui a fait la plus belle impression tout au long des essais et de la course, et n'est donc pas nécessairement attribuée au pilote le mieux placé à l'arrivée. L'exemple le plus célèbre date de l'édition 1966: victorieux dès sa première participation, Graham Hill s'était vu préféré son compatriote Jackie Stewart qui avait dominé la course avant d'abandonner en vue de l'arrivée.
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