Calculatrice contre Smartphone

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Lors de la publication de notre article sur le choix des calculatrices (voir notre news), il y a eu une réaction pour le moins inattendue au sein même de la rédaction de Techno-Science.net. L'un d'entre nous a fait remarquer:

Par contre il y a un élément important qui a changé depuis notre époque des années 90: la calculatrice (dont la puissance se compte en MHz) n'est plus l'appareil le plus onéreux et le plus puissant dans la poche de l'élève: c'est le smartphone (dont la puissance se compte en GHz). Et les collégiens ont maintenant pour beaucoup un smartphone dans la poche, dont on trouve des applications gratuites ou peu chères qui font des programmes similaires voire supérieurs aux calculatrices.

Oui ! ce petit objet qui est dans ma poche et qui me sert le plus souvent de GPS, réveil matin, info trafic, terminal internet, guide touristique, table de consultation d'horaires de bus et de métro, baladeur numérique, de chat en ligne, radio FM, appareil photo de secours, console de jeu et, parfois même, de téléphone... sait aussi être une calculatrice ! Non, je ne parle pas de cette application par défaut qui ne sait faire que les quatre opérations de base, mais bel et bien de système de calcul formel au même titre que mon antique Ti-92 que je conserve bien précieusement au fond d'un tiroir et que je ressors, à l'occasion, pour faire de banals calculs non sans une pointe de nostalgie.

Calculatrice vs Smartphone : lequel est le plus performant pour aider les étudiants dans leurs calculs et démonstrations ?

Le smartphone : un monstre de puissance

Donc oui, le smartphone peut se transformer en une puissante calculatrice graphique à calcul formel. Il faut dire que ces machines sont nettement plus puissantes que les calculatrices standard. Même la très impressionnante Ti-Nspire ou la puissante HP-50g disposent de processeurs cadencés à quelques dizaines de MHz et de mémoires internes inférieures à 200 Mo. Or, de simples smartphones d'entrée de gamme disposent d'un processeur tournant à plus de 500Mhz et même jusqu'à plusieurs GHz, et disposent d'une mémoire interne supérieure à 2 Go.

A ces performances brutes s'ajoute l'aspect pratique. L'écran des smartphones est sans commune mesure avec celui des calculatrices, écran couleur de bonne résolution d'un côté, contre écran encore très souvent monochrome et dont la résolution reste bien souvent de quelques dizaines de pixels sur quelques autres dizaines de pixels. Les choses pourraient en rester là, mais les smartphones ajoutent maintenant un écran tactile très perfectionné qui permet de zoomer sur des points précis d'une courbe, sélectionner des éléments alors qu'il faut encore utiliser des touches de navigation et appuyer de manière répétée pour faire la même chose avec les traditionnelles calculatrices graphiques.

Exemple d'application "à tout faire" pour smartphone. Budget: moins de 3$.

Les calculatrices n'ont pas dit leur dernier mot...

Pourtant, ce match qui part bien mal pour les calculatrice n'est pas si déséquilibré. Ou du moins, si, il l'est. Les smartphones sont interdits lors des contrôles et examens, ce qui les rend hors jeu. Cependant, faisons fi de cette interdiction légale pour nous intéresser aux performances et aspects pratiques.

Car oui, ce n'est pas la puissance brute du processeur et un design parfois poussé vers le "bling bling" qui fait l'outil idéal. Un premier argument, c'est son clavier permanent qui donne un accès très direct à de nombreux symboles mathématiques. Il n'est nul besoin d'appuyer plusieurs fois sur la touche de changement de mode ne serait-ce que pour accéder à des éléments basiques tels que '+' ou '('... De plus, le clavier est toujours présent alors que sur bien des smartphones, c'est un affichage ou clavier virtuel.

De plus, si la calculatrice a une puissance brute assez faible, le système implémenté dessus l'utilise de manière optimale. Ainsi, sur l'ensemble des fonctions de base, la calculatrice ne connait pas de faiblesse qui serait due à une autre application tournant en tache de fond. Du coup, la différence de puissance brute ne se ressent pas vraiment à l'usage. Autre élément, certes moins regardé, l'autonomie : les calculatrices n'ont besoin de voir leurs piles changées ou leurs batteries rechargées que quelques fois dans l'année, signe d'un fonctionnement moins énergivore.

Et dans le futur ?

L'avantage du smartphone est de coûter de moins en moins cher. Actuellement, certains terminaux sous Android sont disponibles à moins de 100 € (sans abonnement), soit un peu moins cher que la plupart des calculatrices formelles. Il n'est pas interdit de penser que, à échelle de 2 ou 3 ans, le prix d'accès à de tels outils diminue. A ce moment là, ils seront pratiquement au niveau des calculatrices normales. Et si certains avançaient l'idée d'installer des brouilleurs dans les salles d'examen en remplacement de l'interdiction de ces derniers ? Pour le moment, cela relève de la pure fiction, d'autant plus que la puissance de ces terminaux et leurs multiples équipements peuvent impressionner, y compris ceux qui font les règlements des concours.

Voir aussi notre article : Quelle calculatrice choisir pour la rentrée ?

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Spirit of Nicopol

Excellent article, meme si la comparaison est un peu exageré ^^
On ne demande pas la meme chose a un smartphone qu'a une calculettte, aussi perfectionné soit-elle... Mais j'avou que comparé a une TI82 ou 83plus (celle que j'ai) qui sont vraiment lente (la 83 encore + que la 82, allez comprendre), la vitesse est un gros +...
Par contre je serais assez curieux de tester une appli complexe rendant le smartphone comparable a la calculatrice (quand j'aurai recup mon HOX)

jyb
Autre élément, certes moins regardé, l'autonomie : les calculatrices n'ont besoin de voir leurs piles changées ou leurs batteries rechargées que quelques fois dans l'année, signe d'un fonctionnement moins énergivore.

6mois environ pour la TI83plus avec des piles alcalines (variable selon la fréquence d'utilisation des jeux, oui a defaut de smarphone on jouait sur la calculette :lol: )

jyb
Et si certains avançaient l'idée d'installer des brouilleurs dans les salles d'examen en remplacement de l'interdiction de ces derniers ?

J'en doute enormement.
D'une part les brouilleurs sont de puissants émetteurs d'ondes, quand on voit la diabolisation actuel de l'inoffensif Wifi, meme pour quelques heures j'en doute...
En + certains examens peuvent etre fournis AVEC la calculatrices vierge de l'établissement pour ne pas pouvoir profiter des formules noter dans sa calculette perso. Imaginez un exam avec smarphone, on prend tout les cours en photo et basta les révisions passent a la trappe... Si certains profs sont formellement contre les formules noté dans la machines, d'autres y voient l'avantage qu'on les lit et écrit, ce qui est loin d'etre bete, mais le transfert d'une calculette a l'autre est tellement + facile...

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cisou9

:_salut:
Quand j'étais étudiant, les calculettes n'existaient pas et encore moins les smart-phones.
Par la suite, il y a ¼ de siècle, quand je suivait le CNAM ok pour les calculettes et des PC programmables en Pascal, Fortran, Basic ce qui était très bien.
J'ai encore une tour avec Win98 qui a le Basic. :siffle:
Est-ce que quelqu'un parmi vous connais un application similaire au Basic ou Fortran fonctionnant sur su PC win7 32 ou 64 bits, j'ai les deux mais je préfère un application 32 bits mais qui fonctionne aussi sur le 64 bits. :??:

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batman93

Quand j'ai vu qu'il y avait deux commentaires, j'aurais parié gros sur le fait que Cisou en aurait publié un nous racontant des histoires de boulier compteur qu'il utilisait au coin du feu dans sa grotte ! lol !
Ca m'a fait me souvenir du Basic qui occupait ma jeunesse (non boutonneuse SVP).
Mais de la a vouloir du Basic 64 bits/4 processeurs ... lol !!!
Dire qu'"avant" on programmait un jeu sur des Kb, aujourd'hui il faut des Tb... !

GL
gloubi

Personnellement je n'utilise plus de calculatrice, tout dans l'iPhone ! Je choisis mes applications sur ce site spécialisé. Calculator Infinity pour les calculs et Graph It pour les graphiques forment mon duo gagnant. Le redimensionnement sur iPhone est bien plus simple avec 2 doigts.

RE
Reumain.

Entre le prix d'un iPhone + les applications et celui d'une calculatrice y a un peu comme une différence quand même...

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jyb

pour l'iPhone, c'est sur, il y a de la marge. Par contre, de plus en plus de terminaux Androïd ( pas seulement des téléphones, mais aussi des mini-tablettes numériques) sont disponible à un peu moins de 100 €, et c'est un prix sans abonnement ! A ce niveau, on est bien en dessous du prix de la plupart des calculatrices avec calcul formel.

TO
TotOOntHeMooN

Je ferais surtout remarquer qu'en 20 ans, le marché des calculatrices n'a pas vraiment évolué.
Ce que vous achetez à 50 (voir 100) euros aujourd'hui, embarque des technologies qui pourraient tenir dans une puce ayant un prix de revient de quelques centimes d'euros... Et ne parlons pas des écrans... C'est juste du vol organisé.