Cosmologie : l’Espace Dodécaédrique de Poincaré

Restez toujours informé : suivez-nous sur Google (☆)

Une équipe internationale de cosmologistes, conduite par un chercheur de l'Observatoire de Paris, vient de conforter le modèle théorique de l'espace dodécaédrique de Poincaré (PDS) pour expliquer certaines observations du rayonnement de fond cosmologique (CMB). En parallèle, une autre équipe internationale a analysé à l'aide de nouvelles techniques les dernières données obtenues par le satellite WMAP et trouvé un signal topologique caractéristique de la géométrie PDS.

Figure 1-A : L'espace dodécaédrique de Poincaré peut se décrire comme l'intérieur
d'un dodécaèdre sphérique tel que, si l'on « sort » par une face pentagonale,
on « rentre » immédiatement par la face opposée après une rotation de 36°.
Un tel espace est donc fini, bien que sans frontière ni bord,
de sorte que l'on peut y voyager indéfiniment sans obstacle

Les quinze dernières années ont vu un accroissement considérable des efforts pour déterminer la forme globale de l'univers, c'est-à-dire non seulement la courbure de l'espace mais aussi sa topologie. Le modèle cosmologique dit de « concordance » qui prévaut actuellement décrit l'univers par un espace « plat » (c'est-à-dire de courbure nulle), infini, en expansion perpétuelle accélérée. Cependant, les données délivrées entre 2003 et 2006 par le satellite WMAP de la NASA, qui ont fourni une carte à haute résolution du rayonnement de fond cosmologique (CMB), s'accordent très mal avec le modèle de concordance aux grandes échelles angulaires. Elles favorisent plutôt un espace fini, de courbure positive, et suggèrent une topologie multi-connexe.

Figure 1-B : Vue depuis l'intérieur de PDS perpendiculairement à une face pentagonale.
L'observateur a l'illusion de vivre dans un espace 120 fois plus grand,
construit comme une mosaïque de dodécaèdres empilés dont les images
se répètent comme dans une galerie des glaces

Le CMB est le vestige de la première lumière émise peu après le Big Bang. Il est observé sur la « surface de dernière diffusion » (LSS), une sphère d'environ 50 milliards d'années-lumière de rayon qui nous entoure. Les minuscules fluctuations de température observées sur la LSS peuvent être décomposées en une somme d'harmoniques sphériques, tout comme le son produit par un instrument de musique peut être décomposé en harmoniques ordinaires. Les amplitudes relatives de chaque harmonique sphérique détermine le spectre de puissance, qui est une signature de la géométrie de l'espace et des conditions physiques qui régnaient à l'époque d'émission du CMB.

Or, la topologie cosmique prédit que tout espace physique qui serait plus petit que la LSS ne pourrait vibrer sur des longueurs d'onde plus grandes que sa propre taille. Il devrait en résulter une coupure de son spectre de puissance au-dessus d'une certaine longueur d'onde. Cette coupure aux grandes échelles a précisément été observée par la campagne d'observations 2003-2006 du télescope WMAP.

Figure 1-C : Vue depuis l'intérieur de PDS dans une direction arbitraire,
calculée par le programme CurvedSpaces et montrant des images multiples de la Terre
obtenues par mirage topologique (d'après Jeff Weeks).
Cliquer sur l’image pour l’agrandir

Se fondant sur la possibilité que l'espace ait une courbure positive, et en calculant certains modes vibrationnels de l'espace pour simuler le spectre de puissance, certains auteurs de la présente étude avaient déjà proposé en octobre 2003 que la topologie multi-connexe de l'espace dodécaédrique de Poincaré (PDS, figures 1-A, 1-B et 1-C) était favorisée par les données de WMAP, au détriment de l'espace simplement connexe, plat et infini stipulé par le modèle de concordance.

Le modèle PDS a depuis lors été étudié mathématiquement en grand détail par plusieurs groupes à travers le monde. Dans l'étude la plus récente, Jean-Pierre Luminet (Observatoire de Paris, LUTH et CNRS) et ses collaborateurs ont calculé 1,7 milliards de modes vibrationnels de PDS pour simuler avec plus de précision qu'en 2003 le spectre de puissance, sur une large gamme d'échelles angulaires. Ils ont trouvé que la diminution maximale de l'harmonique quadripolaire, telle qu'elle apparaît dans les données, requiert une densité de matière-énergie optimale de Ωtot = 1,018 (voir note en bas de l’article). Le spectre de puissance ainsi prédit par le modèle PDS s'accorde remarquablement avec la totalité du spectre WMAP observé (figure 2).

Figure 2: Spectres de puissance comparés
pour les données expérimentales de WMAP (barres d'erreur verticales),
pour le modèle théorique de concordance tel que
Ωtot = 1,000, Ωmat = 0,27 et h = 0,70 (courbe en pointillés)
et pour le modèle PDS tel que Ωtot = 1,018 (courbe pleine)

Une signature par les cercles

Si l'espace physique est plus petit que l'espace observé contenu dans la sphère LSS, il doit y avoir des corrélations particulières dans le CMB, à savoir des paires de cercles « homologues » le long desquels les fluctuations de température sont les mêmes, car ils correspondent aux mêmes points physiques observés dans des directions différentes, suite à un effet de mirage topologique. La signature précise et définitive de la topologie PDS serait l'existence de six paires de cercles diamétralement opposés, corrélés avec une phase relative de 36°. Pour tester cette prédiction, l'équipe de chercheurs a simulé des cartes du CMB dans la topologie PDS et vérifié la présence des cercles corrélés (figure 3).

Figure 3: Simulation de la surface de dernière diffusion
et de ses plus proches copies dans la topologie PDS.
Comme le volume de l'espace PDS ne représente que 80% du volume de la sphère LSS,
celle-ci s'auto-intersecte selon six paires antipodales de cercles homologues,
qui représentent les mêmes points de l'espace à une rotation de 36° près

Reste la question cruciale : ces paires de cercles corrélés sont-elles présentes dans les données réelles de WMAP ? Trois équipes différentes (américaine, allemande et polonaise) se sont penchées sur le problème au cours des cinq dernières années, en utilisant divers indicateurs statistiques et des simulations numériques massives. Aucune réponse claire n'émerge pour l'instant de ces travaux, car le signal topologique attendu est dégradé par divers effets cosmologiques, ainsi que par les contaminations de fond astrophysiques et les imperfections instrumentales, qui tous induisent du bruit.

C'est pourquoi une autre équipe internationale de cosmologistes conduite par B. Roukema de l'Université de Torun en Pologne (précédemment chercheur à l'Observatoire de Paris), a réanalysé les données WMAP à l'aide de nouvelles méthodes statistiques. Ils ont montré que les corrélations croisées entre les fluctuations de température évaluées sur les éventuelles copies multiples de la LSS entraînent une forte corrélation en faveur d'une symétrie dodécaédrique dans la carte WMAP, ainsi qu'une phase relative de 36° pour les paires de cercles homologues. En déterminant la position de ces cercles, ils ont même pu fixer l'orientation spatiale du dodécaèdre fondamental par rapport à la carte WMAP (figure 4).

Figure 4: Position des 12 cercles corrélés trouvés récemment dans les données WMAP
par une équipe franco-polonaise, en parfait accord avec le modèle PDS.
Les centres des cercles correspondent aux centres des faces du dodécaèdre fondamental, déterminés par leurs coordonnées galactiques.
La probabilité pour que le modèle de concordance plat et infini reproduise par hasard
une telle configuration n'est que 7%

Conclusion

Vivons-nous réellement dans un espace dodécaédrique de Poincaré ? Des contraintes expérimentales futures pour ou contre le modèle seront certainement nécessaires, mais les indices en faveur d'un signal topologique PDS dans les données WMAP s'accumulent. Pour faire avancer le débat, les futures données du satellite européen Planck Surveyor (lancement prévu en juillet 2008) sont attendues avec impatience.

Note

Le paramètre de densité Ωtot caractérise le contenu de l'univers, toutes formes de matière et d'énergie confondues. La courbure de l'espace dépend de la valeur de ce paramètre. Si Ωtot est plus grand que 1, la courbure de l'espace est positive et la géométrie est de type sphérique ; si Ωtot est plus petit que 1, la courbure est négative et la géométrie est hyperbolique; ce n'est que si Ωtot est strictement égal à 1 que l'espace est Euclidien.

VI
Victor

C'est bizarre cette idée d'espace dodécaédrique ça vient de quoi ? il n'y a aucune raison de ne pas penser à une symétrie sphérique ou hypersphère

UB
ubik

Victor
C'est bizarre cette idée d'espace dodécaédrique ça vient de quoi ? il n'y a aucune raison de ne pas penser à une symétrie sphérique ou hypersphère

en tout cas, on se rapproche d'un truc vraiment intéressant... ce début de confirmation est une avancée majeure dans l'appréhension du mystère de l'univers..c pratique pour mettre dans le même sac les univers mirroirs, les apparents racourcis de l'univers (trous de vers) ou les mondes parallèles...
cependant, sphère ou espace dodécaédrique, on ne saura toujours pas ce qu'il y a "derrière" la "paroi"..une autre paroi? une mosaïque multidimensionnelle comme des briques encastrées? "derrière" peut tout aussi bien dire "devant"... le miroir d'alice en grandeur nature.
c bon ce vertige! :fada:

VI
Victor

ça veut dire quoi qu'il existerait une mousse d'univers un peu comme des bulles de savons ne sont pas sphériques lorsqu'elles sont agglomérées ?

EU
euh

Ca implique des trucs assez marrants genre en allant toujours tout droit on retombe sur la Terre !

Peut être même qu'un photon d'une certaine longueur d'onde peut résonner avec lui même ?

VI
Victor

Pour répondre simplement l'univers c'est ce qu'on voit et il ya un horizon de 13.7 milliards d'année on voit dans une sphère des observables de cette distance, pour ce qui est de sa forme on n'a que des hypothèses qui seront vérifiées ou non par des mesures, là ils montrent qu'il existe une certaine régularité autour d'hexagones

avatar
Van Halen

Victor
C'est bizarre cette idée d'espace dodécaédrique ça vient de quoi ? il n'y a aucune raison de ne pas penser à une symétrie sphérique ou hypersphère

Une façon d'avoir des angles tout en n'étant point carré, sans doute ? :cache: :dehors: :0:

EU
euh

Un univers sphérique aurait des bords...

AD
Adrien

Ici l'univers est présenté comme fini mais sans bord: si on va toujours tout droit, on arrivera au point de départ. L'univers est donc un même volume fini d'où on ne peut sortir.

L'originalité de la présentation effectuée ici, c'est que tu arrives avec un angle de 36° par rapport à ta trajectoire de départ.

MO
MOOGGLY

Bonjour la Maisonnée,

D'abord, ce sont des Pentagones et non des hexagones .

Ensuite, cette distance de 13,7 millards d'années-lumière n'est que une distance connue .

Rien ne prouve qu'au-delà, l'Univers n'existe plus; ce n'est que la distance capable d'être vue par notre technologie .

D'autre part, nous ne sommes pas le centre de l'Univers ; nous - La Terre - pourrions très bien être quelquepart dans une shère céleste finie où les distances - diamétralement opposées - menant aux confins pourraient être, dans une direction de 50 millards d'années-lumière et dans l'autre de 100 millards d'années-lumière !!! .

Enfin, je pense, tout de même, que si "l'on part tout droit pour revenir au point de départ", c'est que l'on a suivi une COURBE qui pourrait avoir, dans le raisonnement précédent, 150 millards d'années-lumière de DIAMÊTRE !!!

Qu'en pensez-vous ?

Quant aux "36°" ? alors là, je n'ai pas tout compris ! Sauf que 5x36 = 180 ! ... là, mon Certificat d' Etudes ne suffit plus !!!

Que tout ceci ne gâche pas votre Dimanche !!!

MooMoog vous salue bien cordialement !

PY
Pyjam

Bonjour à tous,

C'est une erreur commune de penser que l'Univers observable mesure 13,7 milliards d'années lumière de rayon ou de diamètre. Les plus anciennes lumières de galaxies ont été émises il y a très longtemps - 13 milliards d'années peut-être - et les lumières de ses galaxies ont parcouru 13 milliards d'années lumière mais... l'Univers s'est considérablement agrandi entre temps. À tout instant de ces trajets, la distance déjà parcourue n'a cessé d'augmenter. Par conséquent, les galaxies qui ont émis ces lumières ne se trouvent pas aujourd'hui à 13 milliards d'années lumières de distance (si elles existent encore) mais beaucoup plus loin.

Selon les modèles, le rayon de l'Univers observable varie entre 46 et 78 milliards d'années lumière : http://news.bbc.co.uk/2/hi/science/nature/3753115.stm

Le point tout à fait fascinant c'est que l'Univers réel semble plus petit que l'Univers observable. C'est ce qui permet d'appréhender la forme de l'Univers : on voit effectivement à travers les "faces" du dodécaèdre.

L'Univers aurait la forme d'un dé à 12 faces. Einstein se serait bien planté : finalement, Dieu joue bien aux dés.

Pyjam

VI
Victor

Moi ce qui me chiffonne avec la forme dodécaédrique c'est que ça vient de la pure alchimie et aucune justification si ce n'est des théories de la beauté

avatar
Ze Venerable

Ca s'est toujours un peu passé comme ça en physique je pense. C'est pareil il n'y a pas de justification à F=m.a

avatar
fffred

heureusement qu'il n'y a pas de raison absolue en physique. Sinon c'est du ressort de la religion.

MO
MOOGGLY

Re-Bonjour,

Décidemment, c'est moi qui passe un mauvais dimanche ...

Aucune réponse pragmatique à mes questions, bien au contraire, l'ésotérisme n'est plus loin ...

Qui a parlé de Coppernic ?!? Au stade de connaissances actuelles, qu'en penserait-il, LUI ???

Moomoog va faire dodo ...

@

PY
Pyjam

MOOGGLY
Aucune réponse pragmatique à mes questions, bien au contraire, l'ésotérisme n'est plus loin ...

http://www.techno-science.net/?onglet=o ... 2080800981

avatar
bongo1981

Pyjam a très bien répondu, et je vais apporter des petits compléments.

MOOGGLY
Bonjour la Maisonnée,


D'abord, ce sont des Pentagones et non des hexagones .


Ensuite, cette distance de 13,7 millards d'années-lumière n'est que une distance connue .

Qu'entends-tu par distance connue ?

MOOGGLY
Rien ne prouve qu'au-delà, l'Univers n'existe plus;

L'univers est sûrement plus grand que 13.7 milliards d'al. Comme l'a très bien dit pyjam, l'univers visible est plus grand que ça (les galaxies que l'on voit à 13.7 Gal, sont aujourd'hui bien plus loin, 30 40 Gal, tout dépend de comment évolue l'expansion). Par ailleurs, 13.7 Gal correspond à la distance parcourue par les signaux les plus rapides depuis le big bang. (Des indices dans le rayonnement fossile montrent que l'univers a connu une phase d'inflation).

MOOGGLY
ce n'est que la distance capable d'être vue par notre technologie .

Non, nous voyons un effet Doppler, qui est interprêté comme le redshift (expansion). Un objet à 13.7 Gal n'est pas visible (si l'univers était transparant, sa longueur d'onde serait étirée à l'infini). On ne peut voir qu'à 13.7 Gal - 380 000 al (rayonnement fossile).

MOOGGLY
D'autre part, nous ne sommes pas le centre de l'Univers ; nous - La Terre - pourrions très bien être quelquepart dans une shère céleste finie où les distances - diamétralement opposées - menant aux confins pourraient être, dans une direction de 50 millards d'années-lumière et dans l'autre de 100 millards d'années-lumière !!! .

Ben... personne ne pense que l'univers est euclidien (l'article ici propose un dodécaèdre).

MOOGGLY
Enfin, je pense, tout de même, que si "l'on part tout droit pour revenir au point de départ", c'est que l'on a suivi une COURBE qui pourrait avoir, dans le raisonnement précédent, 150 millards d'années-lumière de DIAMÊTRE !!!

C'est également faux, dans un espace euclidien ton raisonnement est bon, mais dans un espace courbe c'est faux. Par ailleurs si la topologie de l'univers est un tore, une sphère, ou un dodécaèdre de Poincarré, ton raisonnement est faux également.

MOOGGLY
Qu'en pensez-vous ?


Quant aux "36°" ? alors là, je n'ai pas tout compris ! Sauf que 5x36 = 180 ! ... là, mon Certificat d' Etudes ne suffit plus !!!


Que tout ceci ne gâche pas votre Dimanche !!!


MooMoog vous salue bien cordialement !

C'est le raccord, quand on quitte une face, on arrive sur la face opposée avec une rotation de 36° (sinon les deux faces ne se superposent pas).

Ce n'est pas évident à se l'imaginer, mais imaginons que l'univers soit un cube qui a 6 faces : devant derrière, haut bas gauche et droite.

Imagine que lorsque tu quitte la face nord, tu reviens par la face sud, imaginons qu'en partant orienté vers l'est, tu reviens orienté vers le nord (rotation de 90°). Cela veut dire que les deux faces se raccordent avec une rotation, c'est exactement ce que décrit l'article, mais avec un dodécaèdre.

MO
MOOGGLY

Bonjour Pyjam et Bongo1981,

Je vous remercie de vos explications et de votre redirection vers ce bouquin .

Je vais essayer de me le procurer - Amazon, j'adore ! - .

Mais j'ai bien peur d'être trop cartésien pour arriver à assimiler ces différentes formes d'univers - ou Univers, si vous préférez !

Je vais tenter la chose, mais vu mon age, j'aurais "p'ête ben dû m'y prendre plus tôt" !

Merci à Vous . Je vous salue bien cordalement .

:bieres: ... eh ! Bon vent ... inter-stellaire !!! :bieres:

Moomoog.

avatar
buck

bongo: euh je n'ai pas trop compris ton explication sur le decalage de 36degre

avatar
bongo1981

Moui

On reprend. Mettons sous les yeux la figure 1 du poste de Michel, c'est un dodécaèdre régulier, composé de pentagones. Le plus simple est d'en avoir un sous les yeux.

La face que tu as au premier plan se raccorde avec la face sur le plan arrière (que l'on ne voit pas normalement, mais qui est en transparance).

L'on voit bien que les deux faces ne coïncident pas. Il faut effectuer une rotation au pentagone d'un angle de 36°.

Contrairement au cube, où les facent se superposent (on peut un angle de 0° 90° 180° ou 270° à notre guise).

avatar
buck

ok ca y en a plus clair pour moi :)

avatar
bongo1981

oki
Donc si on continue, ça veut dire que l'univers aurait une longueur caractéristique. Si tu parcours une fois cette distance, tu te retrouves au point de départ, mais tourné de 36°. Si tu la parcours 5 fois, tu arriveras de dos par rapport au départ (en supposant que tu te déplaces vers le haut).

Et donc pour revenir exactement comme au départ, il faut parcourir 10 fois cette distance (ou sinon parcourir une fois la distance et se tourner de 36° ce qui revient au même).

C'est un peu comme le ruban de moebius que l'on peut se représenter avec une bande de papier.

En effet :

  • étape 1 : tu as une bande (rectangulaire). Imagine que tu identifies le bord inférieur avec le bord supérieur. Cela veut dire que lorsque tu arrives en haut de la feuille et que tu continues à avancer, tu te retrouves en bas (comme pacman). Ceci est un cylindre.

  • étape 2 : imaginons que tu identifies le bord inférieur avec le bord supérieur, mais avec une rotation de 180° (c'est possible hein ?). Par exemple quand tu arrives en haut à gauche et que tu continues à avancer parallèlement au bord (euh... celui que tu ne colles pas), tu te retrouveras en bas à droite (et tourner de 180°).

Ch'est pas si c'est clair pour tout le monde (sinon n'hésitez pas)

avatar
shaman

Alchimie, beauté, religion, ésotérisme... Que des choses qui me parlent, mes frères... :D

Pour info, quelques symboles chez certains druides :

http://www.everyoneweb.com/druvidia/

En bas à gauche...

Mais si je suis ici, c'est pour améliorer ma représentation du cosmos. Alors je me pose tout de même une question sur la rotation à 36 °. Pourquoi pas une inversion pure et simple des faces opposées (donc une rotation à 180 ° : le haut en bas, quoi). Ce qui ressemble plus, d'ailleurs, au ruban de Moëbius (orthographe ?) : les côtés "gauche" et "droite" du ruban sont inversés lors du "repliage".

PY
Pyjam

bongo1981

La face que tu as au premier plan se raccorde avec la face sur le plan arrière (que l'on ne voit pas normalement, mais qui est en transparance).


L'on voit bien que les deux faces ne coïncident pas. Il faut effectuer une rotation au pentagone d'un angle de 36°.

Il me semble que 2 pentagones opposés sont têtes bêches (à 180° l'un de l'autre). Les angles d'un pentagone régulier sont de 108°. Je m'attends donc à ce que la rotation d'une face à celle opposée soit de 54° (108°/2) modulo 108°. D'ailleurs, la rotation se fait-elle vers la droite ou la gauche, tantôt d'un côté, tantôt de l'autre ? :fada:

Pyjam

avatar
bongo1981

Pyjam
Il me semble que 2 pentagones opposés sont têtes bêches (à 180° l'un de l'autre). Les angles d'un pentagone régulier sont de 108°. Je m'attends donc à ce que la rotation d'une face à celle opposée soit de 54° (108°/2) modulo 108°. D'ailleurs, la rotation se fait-elle vers la droite ou la gauche, tantôt d'un côté, tantôt de l'autre ? :fada:


Pyjam

Pas tout à fait.
Un pentagone est une figure invariante dans le groupe de symétrie C5 (groupe de Galois). Ce sont juste des rotations de 2pi/5 = 72°

Une rotation de 72° laisse invariant un pentagone. Deux pentagone tête bèche sont bien tournés de moitié : 36°

PY
Pyjam

Je ne comprends pas ce que tu veux dire car les angles d'un pentagone régulier mesurent indubitablement 3.pi/5 = 108°. Je ne suis pas familier avec les groupes de Galois.

Pyjam

avatar
bongo1981

Pyjam
Je ne comprends pas ce que tu veux dire car les angles d'un pentagone régulier mesurent indubitablement 3.pi/5 = 108°. Je ne suis pas familier avec les groupes de Galois.


Pyjam

Je parlais de rotations par rapport au centre O du pentagone.
Soit un pentagone ABCDE, de centre O.
Tu as bien un angle de 72° entre OA et OB par exemple

PY
Pyjam

Oh oui, naturellement. Enfin, 72° plutôt que 36°.

Reste à savoir si l'on tourne vers la gauche ou la droite, et cela pour chaque face. Y a-t-il une direction privilégiée ?

Pyjam

avatar
bongo1981

Exact, je viens d'éditer.

Pour la direction, je ne sais pas du tout, je vais me procurer l'ouvrage, j'aurai sûrement une idée plus précise.

VI
Victor

Question de pavage il va y avoir des trous avec des pentagones dans l'espaces les dodécaédres connnexes ne forment pas un pavage complet il reste des vides pas comme les hexagones qui font un pavage dense

avatar
shaman

Ha bon ? Et comment on peut fabriquer un dodécaèdre alors ? Il n'est pas régulier ? (Pourtant j'ai un dé à 12 faces, ça me gênerai que ses résultats ne soient pas équiprobables... :) )

VI
Victor

Si tu as plusieurs dés dodécaédriques essaye de les ranger pour qu'ils occupent le minimum d'espace tu verras qu'il y a des espaces lacunaires qui se logent dans le pavage, les Carrés les triange équilatéraux les hexagones sont compacts dans une surface et les pyramides et cubes dans un espace

avatar
shaman

Ha OK, comme ça c'est mieux.
Hé bien... Comme la nature a horreur du vide, les dodécaèdres pourraient se voir courbés et déformés. Une piste pour la courbure de l'espace ?
Mais sinon, un hypercube c'est bien aussi ! :D

avatar
klinfran

Je n'ai rien compris à ces histoires de modes vibrationnels, ni comment on faisait pour mesurer des longueurs d'ondes supérieures à celles de l'univers, mais au moins pour une fois, il y a des prédictions, et des observations à confirmer.

avatar
gzav

Pourquoi ne voit-on pas la meme chose dans le visible ou a d'autres longueurs d'onde ?

avatar
shaman

Les modes vibrationnels : Tout peut vibrer, et à priori tout vibre, y compris notre univers. On peut, dans la plupart des cas, mesurer la longueur d'onde.

Les longueurs d'onde : les corps émettent différentes longueurs d'ondes : des ondes "grandes et lentes" et des ondes "courtes et rapides", avec des intensités + ou - grandes.
Dans l'ordre :
radio
micro-onde
radar
infrarouge
visible*
ultraviolet
rayons X
rayons gamma

plus détaillé : wikipédia : http://fr.wikipedia.org/wiki/Longueur_d'onde

Certains corps émettent + dans certaines longueurs d'ondes, par exemple beaucoup en X et pas du tout en visible.

*visible pour l'humain : toutes les couleurs, chacune avec leur longueur d'onde. Pour certains animaux, l'infrarouge ou l'ultraviolet voire les ondes radar font partie du 'visible'

GR
gring

Escher aurait adoré.

Mais pourquoi un espace de Poincaré au lieu d'un espace cubique?
Contrairement à un espace qui serait la l'hypersurface d'une hypersphère, un espace de Poincaré est il localement plat?

VI
Victor

gring
Escher aurait adoré.


Mais pourquoi un espace de Poincaré au lieu d'un espace cubique?
Contrairement à un espace qui serait la l'hypersurface d'une hypersphère, un espace de Poincaré est il localement plat?

avatar
gzav

Vu que l'on a maintenant les directions des faces (un espace isotrope ca me pose probleme quand meme), peut-on verifier cette theorie dans le visible ?

avatar
shaman

Moi je dirais... non, à priori, on se heurtera toujours au fond cosmologique (rayonnement fossile).

avatar
Maulus

c'est peut être possible si on arrive a détecter des mirages de galaxie qui apparaissent a diverse endroit et période de leur vie.
on pourrait ainsi retracer l'origine et la deviation des rayons lumineux et en déduire la courbure. biensur il faudrait prendre en compte la position des lentilles gravitationnelles qui font dévier le flux...