Déclin des insectes pollinisateurs, l'agriculture mondiale en danger

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Abeille mellifère sur fleur de pêcher. © Inra, Nicolas Morison

La sécurité alimentaire mondiale impactée par le déficit d’insectes pollinisateurs

Les cultures pollinisées par les insectes assurent plus du tiers de notre alimentation à l’échelle mondiale. Une équipe internationale impliquant l’Inra révèle qu’en augmentant le nombre et la diversité des insectes pollinisateurs, on accroît aujourd’hui le rendement de ces cultures de plus de 20 % en moyenne à l’échelle mondiale. Fruit d’une vaste étude menée dans 12 pays pendant 5 ans, ces résultats sont publiés dans Science le 22 janvier 2016. Ces travaux mettent en lumière toute l’importance de l’intensification écologique de l’agriculture pour améliorer la sécurité alimentaire mondiale et sauvegarder la biodiversité des insectes pollinisateurs.

Beaucoup de travaux récents portent sur le déclin des insectes pollinisateurs, au premier rang desquels figurent les abeilles sauvages et l’abeille mellifère, tant en abondance qu’en diversité. Mais rares sont les études qui examinent les conséquences du déficit potentiel de pollinisation qu’il engendre en termes d’impacts sur les productions agricoles et donc sur la sécurité alimentaire. Mis à part la modélisation, quelques études empiriques se sont intéressées ces dernières années à l’effet du niveau de pollinisation sur les cultures, mais la plupart étudient des fleurs individuelles, des rameaux ou des plantes isolées en pot, de sorte qu’il est très difficile d’extrapoler ces résultats en termes de rendement pour l’agriculteur.

Une équipe internationale impliquant l’Inra et constituée de 35 chercheurs, a appliqué le même protocole de terrain (1) sur 344 parcelles représentant 33 types de cultures dans 12 pays à travers le monde (principalement Afrique, Asie et Amérique du sud) sur 5 ans. Elle a ainsi réussi à quantifier, à une échelle globale, les relations entre rendements agricoles d’une part (en kilos par hectare) et abondance et diversité de la faune pollinisatrice d’autre part. Les chercheurs ont largement pris en compte les petites exploitations agricoles dans les pays en développement, celles-là mêmes qui ont été ignorées dans la plupart des études antérieures alors qu’elles jouent un rôle clé dans la sécurité alimentaire de la population mondiale.

Les scientifiques ont montré que les déficits d’insectes pollinisateurs sont aujourd’hui responsables d’une proportion importante du déficit de rendement dans ces cultures et ce, même après avoir pris en compte les principales autres variables environnementales et agronomiques (comme le niveau d’intensification et le niveau de dépendance de la culture à la pollinisation par les insectes). Ainsi, l’abondance des insectes pollinisateurs contribue à elle seule à expliquer 31 % en moyenne du déficit de rendement dans les parcelles de moins de 2 hectares. Dans les parcelles plus grandes où la diversité de la faune pollinisatrice est souvent plus faible avec une large prédominance de l’abeille mellifère, les chercheurs ont trouvé un gain de productivité similaire (moyenne 30%) lorsque la faune pollinisatrice est diversifiée. Mais lorsque cette diversité est faible, le gain de productivité est nul de sorte que globalement, lorsque l’on augmente le nombre mais également la diversité des insectes pollinisateurs, on accroît le rendement des cultures de plus de 20 % en moyenne à l’échelle mondiale. Ces résultats mettent donc en évidence l’impact du déficit des populations d’insectes pollinisateurs à une échelle mondiale.

L’humanité doit aujourd’hui relever un double défi : d’abord, produire des denrées alimentaires pour satisfaire la demande croissante d’une population qui augmente ; mais également produire cette nourriture de façon acceptable sur le plan environnemental et social. L’intensification écologique, c’est-à-dire l’amélioration du rendement des cultures en s’appuyant sur la biodiversité, a été proposée comme une voie durable pour répondre à ces défis. Dans ce contexte, les résultats obtenus dans cette étude montrent que cette intensification écologique (qui permet d’améliorer l’abondance et la richesse de la faune pollinisatrice) crée des situations mutuellement bénéfiques pour la biodiversité et pour le rendement des cultures. Ce mode de production contribue ainsi au développement de systèmes agricoles durables, y compris dans les petites exploitations des pays en voie de développement.

Note:
(1) Vaissière BE, Freitas BM, Gemmill-Herren B. 2011. Protocol to detect and assess pollination deficits in crops : a handbook for its use. FAO, United Nations, Rome, 81 p. http://www.fao.org/docrep/013/i1929e/i1929e00.pdf

Pour plus d'information voir:
Mutually beneficial pollinator diversity and crop yield outcomes in small and large farms. Lucas A. Garibaldi & al. Science, 22 janvier 2016

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cisou9

____________ :_salut:

L’intensification écologique, c’est-à-dire l’amélioration du rendement des cultures en s’appuyant sur la biodiversité, a été proposée comme une voie durable pour répondre à ces défis.

Pour cela il faut que les agriculteurs utilise très peu de pesticides voire pas du tout.
C'est pas gagné !!! _____ :yxt: ____

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macland

cisou9
____________ :_salut:


L’intensification écologique, c’est-à-dire l’amélioration du rendement des cultures en s’appuyant sur la biodiversité, a été proposée comme une voie durable pour répondre à ces défis.


Pour cela il faut que les agriculteurs utilisent très peu de pesticides voire pas du tout.
C'est pas gagné !!! _____ :yxt: ____

...avez-vous lu: http://actions.pollinis.org/stopneonics-senateurs/ ???... :bon:
...http://www.techno-science.net/forum/viewtopic.php?f=11&t=35970 ...

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cisou9

_____________ :_salut:
Les sénateurs, c'est fait.
Utilise(nt) faute d’inattention; mon père doit se retourner dans sa tombe !!! ;) ___

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POB

Je vis 8 mois de l'année à côté de ruches tout à fait sympathiques et les braves petites bestioles (entre 25000 et 50000 par ruche) ne me font jamais de misères. Je ne les embête pas et quand je passe à côté des ruches elles ne m'attaquent jamais.
Vous avez deviné que j'aime beaucoup les abeilles.
Le copain apiculteur chez qui j'habite, au-dessus du lac d'Annecy, a toutes les peines du monde pour entretenir ses ruches et souvent ses abeilles essaiment. Il vient alors me demander un coup de main pour récupérer des essaims, travail délicat et relativement dangereux, lui est pour ça en tenue d'apiculteur mais pas moi, donc je me méfie beaucoup.
Je n'ai jamais été piquée mais cela me pend au nez.
Il n'y a plus guère d'activités agricoles dans les environs et les abeilles butinent surtout des arbres fruitiers, des arbustes à fleurs et des fleurs ornementales. Comme il l'y a pas de traitements insecticides, les populations d'abeilles ne devraient pas décliner, et pourtant elles déclinent.
La faute incombe - selon mon copain - au frelon asiatique, un redoutable prédateur qui est apparu récemment dans la région et qui n'a pas de prédateur connu.
Les populations de bourdons sont devenues très faibles et il n'y a même plus tellement de guêpes, autres bestioles auxquelles je ne ferai jamais de mal tant leur rôle écologique est important.
Les frelons par contre, comme les moustiques, je les bigorne avec une joie sauvage.
Sales bêtes !
:bieres:

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macland

POB
...Le copain apiculteur chez qui j'habite, au-dessus du lac d'Annecy, a toutes les peines du monde pour entretenir ses ruches et souvent ses abeilles essaiment. Il vient alors me demander un coup de main pour récupérer des essaims, travail délicat et relativement dangereux, lui est pour ça en tenue d'apiculteur mais pas moi, donc je me méfie beaucoup.
Je n'ai jamais été piquée mais cela me pend au nez... :bieres:

…ce qu'il faut savoir à propos de essaims d'abeilles: quant une ruche essaime, c'est que les abeilles vont créer une nouvelle ruche sans trop savoir ou elles vont s'établir. Pour cet envol, elles se gorgent de miel afin d'avoir suffisamment d'énergie pour accomplir une bonne distance. De ce fait, elle sont quasiment dans l'impossibilité de piquer…mais après plusieurs heures, ce risque peut à nouveau arriver à condition de les agresser car ce sont des insectes très pacifiques qui ne piquent que pour se défendre…Contrairement au guêpes et autres frelons... :bon:

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POB

Ouaip, je sais tout ça mais les abeilles ne piquent pas pour SE défendre, vu qu'elles vont en mourir, mais pour défendre la colonie.
Quand on met un essaim dans une ruchette, il s'adapte parfois et il y installe une colonie... si la reine est dedans, sinon il va dépérir à toute vitesse.
L'été dernier nous avons récupéré un essaim dans un coin invraisemblable et il y avait 3 reines dedans, ce qui est très inhabituel. Cela n'a pas fait 3 ruches mais une seule.
Mon copain a aussi des ruches sur un terrain à Ugine mais là c'est pollué par les agriculteurs et ses abeilles ne vont pas bien du tout. Il va sans doute les rapatrier à Talloires.


Sur la capote de la remorque du vélo, cette abeille qui sort d'une fleur d'hibiscus, couverte de pollen, fait sa pelote avant de rentrer à la ruche, distante de quelques mètres. La pauvre bestiole est alors très exposée à tous les prédateurs mais elle va s'en tirer parce qu'il y a là deux amis qui la protègent.
J'ai pris la photo à 30cm en m'approchant doucement pour ne pas trop la perturber.
L'hibiscus est tout contre ma caravane et quand je mange dehors cela bourdonne là-dedans ! J'adore les abeilles.
:bieres: