Deux cristaux mariés sous les liens quantiques

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Les physiciens prennent un malin plaisir à jouer avec les étrangetés du monde quantique. Depuis des années, ils réussissent ainsi à intriquer des objets minuscules comme des photons, des particules de lumière. Autrement dit, et après quelques opérations, ils convainquent par exemple deux photons, pourtant séparés parfois de plusieurs kilomètres, d’agir comme s’ils n’étaient qu’une seule entité. Un nouveau pas vient d’être franchi dans cet exercice puisqu’une équipe du Groupe de Physique Appliquée de l’Université de Genève (UNIGE) a réussi à intriquer non pas des objets minuscules, mais des cristaux macroscopiques, visibles à l’oeil nu. Un exploit qui vaut à ces chercheurs d’être publié dans le magazine Nature Photonics.

Voilà bientôt quinze ans que le professeur Nicolas Gisin et ses collaborateurs physiciens intriquent des photons. Si cet exercice leur paraît peut-être désormais banal, il continue d’échapper au commun des mortels. C’est que les lois qui régissent le monde quantique sont tellement étranges qu’elles nous échappent totalement à nous êtres humains confrontés aux lois macroscopiques. Cette apparente différence de nature entre l’infiniment petit et notre monde pose la question du lien qui existe entre les deux.

Ils interagissent pourtant, ces deux mondes. Il suffit pour s’en rendre compte de suivre la dernière expérience du Groupe de physique appliquée (GAP). Nicolas Gisin, le chercheur Mikael Afzelius et leur équipe ont en effet réalisé l’intrication de deux cristaux macroscopiques, visibles à l’oeil nu, à l’aide d’un élément quantique, un photon, autrement dit une particule de lumière.

Pour réussir ce tour de force, les physiciens ont conçu un appareillage complexe dont ils ont le secret. Après un premier système qui leur permet de vérifier qu’ils ont bien réussi à relâcher un photon et un seul, condition indispensable à la réussite de l’exercice, un second dispositif s’occupe de «couper» cette particule en deux. Cette séparation permet d’obtenir deux moitiés de photon intriquées. Autrement dit, même si elles ne se trouvent pas au même endroit, les moitiés continuent à se comporter comme si elles ne faisaient qu’un.

Attendre les photons à la sortie

Les deux moitiés sont alors envoyées chacune dans un cristal où elles vont interagir avec les atomes de néodyme présents dans la structure atomique. A ce moment-là, parce qu’ils sont excités par ces photons intriqués, les réseaux de néodyme dans chaque cristal le deviennent également. Mais comment être sûr qu’ils ont bien réagi aux deux moitiés de photons?

Simple ou presque! Il suffit d’attendre les deux particules à la sortie des cristaux – car elles finissent par ressortir après un temps assez bref d’environ 33 nanosecondes – et de vérifier qu’il s’agit bien de la paire intriquée. «Or c’est exactement ce que nous avons constaté car les deux photons que nous avons capturés à la sortie des cristaux montraient toutes les qualités de deux objets quantiques se comportant comme un seul, caractérisés par la simultanéité malgré leur séparation», se réjouit Félix Bussières, l’un des auteurs de l’article.

Outre son aspect fondamental, cette expérience porte aussi en elle des applications potentielles. En effet, pour les maîtres de l’intrication quantique, ce phénomène possède la désagréable habitude de s’évanouir quand les deux objets quantiques intriqués sont trop éloignés. C’est ennuyeux quand on envisage des réseaux de cryptographie quantique inviolables qui relieraient des interlocuteurs distants de plusieurs centaines, voire milliers, de kilomètres.

«Grâce à l’intrication de cristaux, on peut désormais imaginer mettre au point des répéteurs quantiques, explique Nicolas Gisin, autrement dit, des sortes de borne qui permettraient de relayer l’intrication sur de grandes distances. Et puis on pourrait aussi en faire des mémoires dans le cadre d’un ordinateur quantique.» L’intrication n’a pas fini de réserver des surprises.

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franckpiton

Michel
un second dispositif s’occupe de «couper» cette particule en deux. Cette séparation permet d’obtenir deux moitiés de photon intriquées

Ce n'est pas un gros et vilain racourci ?

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cisou9

franckpiton


Michel
un second dispositif s’occupe de «couper» cette particule en deux. Cette séparation permet d’obtenir deux moitiés de photon intriquées


Ce n'est pas un gros et vilain racourci ?

:_salut: Tu peux développer ?

SE
SeikoTheWiz

je veux bien aussi que tu developpe si t'en sais plus :)

VI
Victor

Quand je vois tout le tralala pour les photons intriqués
Là les maths qui sont employées doivent être compréhensibles par peu de gens,
Il reste une explication avec les mains :D :D :D

TU
Turgon

Je pense que pour "couper" le photon, on peut utiliser un miroir semi-réfléchissant. La probabilité d'avoir le photon d'un coté ou de l'autre au moment de la mesure est alors de 0,5.

Je suis en M1 et je commence seulement à voir l'intrication quantique mais je trouve cette phrase pas très correcte :

Or c’est exactement ce que nous avons constaté car les deux photons que nous avons capturés à la sortie des cristaux montraient toutes les qualités de deux objets quantiques se comportant comme un seul

En lisant cette phrase, on pense qu'il y a 2 photons à la sortie, alors qu'il n'y en a toujours qu'un seul mais soit d'un coté soit de l'autre (reprenez moi si je me trompe). Il parle certainement d'une statistique faite sur plusieurs expériences.

Sinon j'aimerai qu'on m'explique cette phrase :

ce phénomène [l'intrication] possède la désagréable habitude de s’évanouir quand les deux objets quantiques intriqués sont trop éloignés

Alors là, je l'avais jamais lu auparavant, je pensais justement que ça ne jouait pas... peut être s'agit-il de problèmes expérimentaux plutôt que théoriques ?

Merci

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buck

Et si au lieu de penser photon= 1 particule on pensait photon= une fonction d'onde? ca resoud le pb des 2 photons

Pour la distance: plutot un soucis de protocole experimental, les conditions physique pour avoir l'intrication doive etre maintenues or plus on eloigne plus on a des fluctuations (Temperature) plus on a de chance de reduire le paquet d'onde (et casser l'intrication)

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Dataking

Victor
Quand je vois tout le tralala pour les photons intriqués
Là les maths qui sont employées doivent être compréhensibles par peu de gens,
Il reste une explication avec les mains :D :D :D

Oui,effectivement,je dirais même " est-ce que les maths et la physique interviennent encore à ce niveau?" :lol2:
Ok,je sort...

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franckpiton

cisou9


franckpiton


Michel
un second dispositif s’occupe de «couper» cette particule en deux. Cette séparation permet d’obtenir deux moitiés de photon intriquées


Ce n'est pas un gros et vilain racourci ?


:_salut: Tu peux développer ?

Ce qui me gène, c'est de couper un photon en deux, avec un fil à couper le photon.

TU
Turgon

Oui effectivement il vaut mieux parler en terme de fonctions d'onde.

Ah ce niveau c'est vraiment abstrait, j'ai personnellement beaucoup de mal à voir la physique dedans ^^

C'est rigolo qu'en physique, le fait d'acquérir un niveau plus abstrait en mathématiques permet de mieux saisir les concepts physiques (par ex. les nombres imaginaires)

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tek32

L'intrication quantique.

D'après ce que j'ai compris et pour vulgariser, c'est comme si on lançait des dés quantique, le premier affiche le nombre trois, le deuxième dés quantiques affiche le chiffre cinq, et comme par magie les deux dés quantités affiche le même nombre cinq.

Les applications pratiques sont innombrables, comme l'envoi de données d'un point A à B sans temps de chargement.

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cisou9

tek32
Les applications pratiques sont innombrables, comme l'envoi de données d'un point A à B sans temps de chargement.

:_salut:
Effectivement, mais il y aura un temps d'acquisition par l'appareil récepteur et un temps de lecture pour l'individu. :jap:

VI
Victor

Sauf que dans le cas des photons intriqués ça ne remet pas en cause le transport de l'information à des vitesse non finies c'est la même information en 2 point éloignés, il n'y a pas vraiment d'échanges d'informations

SE
SeikoTheWiz

a partir du moment ou une personne "lit" l'info du photon b qui est produit par qqn sur le photon a, il y a echange d'information.

VI
Victor

Non justement c'est la même information en 2 points,
ce que lit l'un ne peut être lu par l'autre

VI
Victor

Oui la fonction d'onde s'effondre lorsqu'elle est lue
si on lit A on lit aussi B et c'est la même information en A et en B

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buck

+1 avec victor

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franckpiton

nico17
Imaginons un instant: A connaît B mais C connaît les deux. :sarcastic:
C envoie un message secret téléporté à A et à B.
Aucune interception du message :_grat:
Vous savez pourquoi?
Le message se code lui-même! :lol2: :bieres: :clapclap:

Vos interventions sont elles codées ?

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buck

franckpiton


nico17
Imaginons un instant: A connaît B mais C connaît les deux. :sarcastic:
C envoie un message secret téléporté à A et à B.
Aucune interception du message :_grat:
Vous savez pourquoi?
Le message se code lui-même! :lol2: :bieres: :clapclap:


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sur 1 bit :fada:

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keyplus

il n y a pas de sytemes inviolables c'est une juste une question de moyen technologique
le quantique changera rien a ca