Environnement: que pensez-vous des hôtes indésirables ?

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L'algue Caulerpa taxifolia introduite accidentellement en Méditerranée est une espèce envahissante.
Illustration: National Oceanic and Atmospheric Administration

Il n'est pas rare que des animaux ou des végétaux soient introduits dans un environnement qui n'est pas le leur et qu'ils s'y reproduisent si rapidement qu'ils deviennent une menace pour la diversité biologique. Dans le passé, certaines espèces «non autochtones» telles la pomme de terre ou la tomate ont été introduites sans problème. En revanche, de nombreuses autres espèces, comme la bernache du Canada, la grenouille taureau, la renouée du Japon ou l’algue Caulerpa taxifolia, se multiplient aujourd'hui dans notre environnement et sont devenues une menace pour la faune et la flore locales, entraînant des dommages considérables pour les écosystèmes et la diversité biologique. Ces cas d'«espèces exotiques envahissantes» peuvent également constituer une menace pour la santé publique ainsi que pour les cultures et l’élevage. En outre, ils ont d'importantes répercussions économiques. La Commission européenne explore les moyens de s’attaquer à ce problème, notamment par la voie législative, et a organisé une consultation en ligne sur la manière de traiter la question le plus efficacement possible afin d'étudier les différents points de vue sur le sujet. Elle présentera dans le courant de l'année une proposition incorporant les résultats de cette consultation.

Janez Poto?nik, membre de la Commission chargé de l’environnement, a déclaré à ce propos: «On estime que les dommages causés par les espèces envahissantes à notre patrimoine naturel s'élèvent à 12 milliards d’euros chaque année. Le moment est venu de trouver une politique efficace pour lutter contre cette menace grandissante.»

À ce jour, plus de 11 000 espèces exotiques ont été recensées dans l'environnement européen, parmi lesquelles 10 à 15 % sont devenues invasives. Les mesures existantes visant à empêcher la pénétration et la diffusion de ces espèces sur notre territoire sont fragmentées et insuffisantes pour diminuer les risques de manière significative. La Commission tente par conséquent d'améliorer la situation par une approche reposant sur trois piliers correspondant à l'approche proposée par la convention des Nations unies sur la diversité biologique: en premier lieu, la prévention; ensuite, la détection précoce et la réaction rapide et, en dernier ressort, l'éradication ou la gestion de la présence des espèces invasives afin de réduire leurs incidences négatives.

La consultation en ligne vise à recueillir l'avis des parties intéressées sur la manière d’adapter cette approche aux réalités du terrain. Elle couvre des thèmes comme d'éventuelles restrictions commerciales, des systèmes d’étiquetage, des mécanismes de surveillance, des mesures d'éradication et la remise en état des écosystèmes endommagés. Les particuliers, représentants d'entreprises et de consommateurs, groupes d’intérêt, ONG et autorités nationales sont invités à présenter leur point de vue avant le 12 avril 2012.

Contexte

L'introduction d’espèces exotiques est le résultat d’une action humaine accidentelle ou volontaire. Si de nombreuses espèces introduites apportent des avantages considérables à la société et à notre économie, d’autres perturbent l’équilibre écosystémique et prolifèrent de manière hautement destructrice. À titre d'exemple, le moustique-tigre d'Asie, vecteur de la fièvre de la dengue, entre sur notre territoire grâce à ses œufs collés sur des pneus, et des organismes aquatiques nuisibles aux environnements marins sont généralement introduits par les eaux de ballast des navires. L’afflux d’espèces exotiques devrait croître à mesure que les échanges et les déplacements s'intensifient.

On estime que ce problème représente la deuxième menace pour la diversité biologique, après la disparition des habitats. La biodiversité mondiale est aujourd'hui gravement menacée par de nombreux dangers souvent liés aux activités humaines et qui sont aggravés par le changement climatique. La biodiversité sous-tend la circulation des biens et des services liés aux écosystèmes (denrées alimentaires, combustibles, fibres, qualité de l’air, débit et qualité de l’eau, fertilité des sols et cycle des éléments nutritifs) et constitue un élément fondamental du bien-être humain. Néanmoins, environ deux tiers des services liés aux écosystèmes dans le monde sont en déclin. Dans l’Union européenne, ce déclin se traduit par l’effondrement des stocks halieutiques, par une importante dégradation des sols, par les dégâts coûteux dus aux inondations et par la disparition de la vie sauvage.

Pour prendre part à la consultation, rendez-vous à l’adresse:
http://ec.europa.eu/environment/consult ... aliens.htm

Pour en savoir plus sur les espèces envahissantes, consultez le site:
http://ec.europa.eu/environment/nature/ ... dex_en.htm

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batman93

Si l'on n'y prend pas garde, on dirait presque un discours politique...

L'article original parle plutot des "Invasive alien species ", autrement dit des "espèces invasives" ou "espèces envahissantes exogènes" ou encore de "populations invasives" (selon Wikipedia...)
L'accroche de l'article autait-elle été trop "politique" de cette manière ???

Comme quoi les problèmes des Hommes sont les mêmes problèmes que ceux de la Terre...

Et en politique comme en biologie, il faut étudier un problème avant d'y apporter une solutions empirique...
Hélàs, la morale nous demande de ne pas catégoriser les Hommes, de ne pas les différencier...
Comment alors étudier la chose et y apporter des solutions...

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macland

batman93
Si l'on n'y prend pas garde, on dirait presque un discours politique...

…C’est surement moins racoleur que ce qu’on entend actuellement avec nos pêcheurs de voix.…un autre exemple : L'écrevisse rouge de Louisiane constitue une menace très sérieuse pour la biodiversité dans les étangs. En dix ans elles peuvent détruire l'intégralité d'un écosystème. Elles survivent 4 jours en dehors de l'eau et peuvent parcourir 17 km pour coloniser et dévaster un autre endroit. Ce crustacé a été classé parmi les 10 espèces les plus dangereuses pour la faune et la flore locale.
En Europe, où elle a été introduite délibérément par l'homme dans plusieurs pays à des fins commerciales, elle est aujourd'hui considérée comme une espèce invasive et organisme nuisible, des biotopes ou elle s'installe car elle y joue souvent un rôle d'espèce clé de voûte. En effet, elle affecte de nombreuses composantes de l'écosystème d'accueil en modifiant la nature des plantes indigènes et des communautés animales présentes. Agressive et robuste, elle détériore les eaux saines en s'attaquant aux invertébrés et macrophytes qui les régulent. Elle est également porteuse d’un champignon (Aphanomyces astaci) qui décime les écrevisses indigènes comme l'écrevisse à pattes blanches. En région Poitou-Charentes par exemple, les populations ont chuté de 68 % entre 1978 et 2006…
Pour limiter leur dissémination, le transport de ces écrevisses à l'état vivant est formellement interdit dans tout le territoire et la pêche est très contrôlée. Pour tuer l'écrevisse avant le transport, il suffit de tordre la nageoire du milieu de la queue et de tirer dessus ce qui a pour effet d’enlever le boyau intestinal qui de surcroît donne un goût amer à la chair. Cette opération s’appelle "châtrer l’écrevisse"..!.. :bon:
Source : Wiki

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cisou9