L’arctique canadien vu de l’espace

Restez toujours informé : suivez-nous sur Google (☆)

Cette image du satellite Envisat sur le territoire de Nunavut dans l’arctique canadien saisit les contrastes des eaux glaciales peu profondes du bassin de Foxe (au dessus du centre de l’image) et des eaux plus profondes et plus chaudes du Canal de Foxe (en bas).

Cliquer sur l’image pour l’agrandir

Le Bassin de Foxe est une extension peu profonde de l'océan Atlantique situé entre l’Île de Baffin (coin supérieur droit), la cinquième plus grande île au monde et la péninsule de Melville (coin supérieur gauche, couverte partiellement le nuage). Sa profondeur varie entre 100 m dans la section nord et 400 m au sud.

Le bassin reste couvert de glace pendant la majeure partie de l'année. Au nord, il s’agit en majorité de glace provenant de la mer qui reste attachée à la côte. Au sud, il s’agit de banquise (blocs de glace séparés et cassés naturellement) recouvrant les eaux plus profondes. Comme cela est visible, la glace est contenue dans un mouvement constant de courants superficiels et de vents forts.

Ce secteur est l'un des territoires l’arctique canadien le plus diversifié et le plus riche d'un point de vue biologique. Il héberge des colonies de phoques barbus et le plus grand troupeau de morses du Canada. C'est un secteur où les baleines boréales, les bélugas et des narvals séjournent pendant l’été.

D’une étendue d’environ 500 km dans sa plus grande largeur, le bassin abrite les derniers grands blocs continentaux découverts en Amérique du Nord. Les îles du Prince Charles, (grande île ronde visible dans le centre supérieur), l'Air Force Island (situé à l'ouest, de l’Île du Prince Charles) et l'Île Foley (au nord de celle du Prince Charles) ont toutes été découvertes en 1948 par des recherches aériennes.

Le Bassin de Foxe est connecté à la Baie d'Hudson (en bas) et au Détroit d’Hudson (situé au-dessous de l’Ile de Baffin, couverte de nuages) via le Canal de Foxe d’une longueur 320 km de long. La Péninsule d’Ungava est visible dans le coin en bas à droite au-dessous du Détroit d’Hudson. La plus grande île à son nord-ouest est l'Île Southampton. Les deux îles plus petites au fond de l'image (à droite l’Île Coats et à gauche celle de Mansel) sont situées dans la partie nord de la Baie d'Hudson.

Cette image a été acquise par le Spectromètre de Résolution Moyenne d'Envisat (MERIS) le 31 juillet 2009, en pleine résolution pour fournir une envergure spatiale de 300 m.

avatar
houri smail

Bonjour,

Ces territoires encore vierges méritent une protection plus efficace pour sauver un écosystème unique sur la planète et permettre a sa faune spécifique de survivre. Environnement superbe, l'Artique et ses espèces marines subissent de plein fouet les répercussions du réchauffement climatique du au taux atmosphérique de dioxyde de carbone (CO2) qui a pour corollaire l'utilisation mondiale des combustibles fossiles. L'Arctique est une écorégion fragile qui réagit au moindres changements climatiques et donne le pouls à toute la planète. Malheureusement les prétentions des pays riverains menacent gravement son équilibre précaire en visant à exploiter ses grandes réserves de gaz, de pétrole et divers minéraux. En outre, le trafic maritime en augmentation constante ne fait que contribuer à précipiter la dérive. Les espèces animales qui ne peuvent pas s'adapter à l'augmentation de température n'ont qu'un seul choix: une migration en masse vers les zones plus froides, déstabilisant ainsi des sites écologiques déjà habités, ou une disparition en douceur mais définitive.
Les responsables de l'ONU, les scientifiques et les écologistes doivent conjuguer leurs efforts pour considérer l'Arctique comme un patrimoine mondial à protéger de la prédation humaine, en bloquant tout projet de prospection ou extension des activités maritimes envisagées au nom du développement. :_salut:

avatar
cisou9

:_salut: Tu as raison, mais les lobby de la finance font pression sur les politiques pour continuer leur destruction. :jap: