L'électricité pour tromper la douleur

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Tromper une douleur sourde par un simple fourmillement issu de pulsions électriques, voilà ce que propose la neurostimulation.
Photo : Université de Sherbrooke

La douleur est la plus grande ennemie de l'homme. Cocktails de pilules, morphines, drogues... Désespéré, on est prêt à tout essayer. Toutes ces méthodes entraînent cependant leur lot d'effets secondaires quasi plus dommageables que la douleur elle-même. Et si l'électricité pouvait soulager ? Tromper une douleur sourde par un simple fourmillement issu de pulsions électriques, voilà ce que propose la neurostimulation.

Le professeur Guillaume Léonard de l'École de réadaptation s'intéresse au soulagement de la douleur chronique par l'usage d'un stimulateur électrique transcutané, appelé TENS (Transcutaneous Electrical Nerve Stimulator). Cet appareil électrique muni d'électrodes déposées sur la zone douloureuse délivre de petites impulsions électriques indolores produisant une faible chaleur, un picotement. Mais surtout, ces impulsions envoient un message de légère douleur à la voie nerveuse.

Déjouer la douleur

Le professeur Guillaume Léonard.
Photo : Université de Sherbrooke

« Lorsqu'on se cogne l'orteil sur le coin d'une table, notre premier réflexe est de le frotter pour se soulager. Cette action crée une analgésie par contre-irritation », explique le chercheur de la Faculté de médecine et des sciences de la santé.

Ce réflexe, bien qu'irréfléchi, est très astucieux. En stimulant une douleur superficielle, on bloque la sensation de douleur plus intense. La voie nerveuse véhiculant la sensation jusqu'au cerveau, passe par la moelle épinière, et il est possible de déjouer le message avant qu'il ne l'atteigne. Comment ? En envoyant volontairement un autre message, celui de la petite douleur occasionnée par le frottement. C'est le phénomène d'analgésie par contre-irritation. L'appareil TENS distrait donc le corps à la manière du frottement sur l'orteil endolori.

Par de simples petites pulsions électriques, on pourrait dire au revoir aux maux de dos, de genou, d'épaule ? Alors pourquoi tout le monde ne trimbale-t-il pas son TENS à la ceinture ?

Pour une raison que le chercheur ignore, le soulagement par TENS diffère selon le type de blessure. Très efficace pour l'arthrose du genou, il l'est cependant beaucoup moins pour les accouchements. Aussi, Léonard soulève trois grands facteurs altérant son efficacité : la caféine, les opiacés et l'âge.

La caféine contient des molécules antagonistes à l'adénosine (celle générée par l'analgésie par vibration), qui contrecarrent les effets de la neurostimulation. Même chose du côté des opiacés (dérivés de l'opium, dont l'héroïne et la morphine); leur consommation vient également neutraliser l'effet du TENS. Le plus mystérieux est cependant le facteur de l'âge; pour une raison encore inconnue, les personnes âgées ne répondent pratiquement pas aux décharges de l'appareil.

La douleur, un avertissement ?

À la question « Mais la douleur n'est-elle pas un avertissement nécessaire du corps ? », le professeur apporte quelques éclaircissements. « Lorsqu'il s'agit d'une douleur aiguë et spontanée, il est important d'en tenir compte. Elle est en effet un message émis en prévention d'un dommage. Cependant, pour les douleurs sourdes et chroniques, c'est différent. La sensation désagréable n'est pas nécessaire. Elle gêne la personne dans sa vie quotidienne, l'empêche de faire des activités qui lui font plaisir », précise le physiothérapeute.

Guillaume Léonard conclut avec les effets psychologiques positifs du TENS. « On a de nombreux préjugés. Lorsqu'il est apparu sur le marché, dans les années 1970, on en a fait une mauvaise utilisation. On croyait qu'il guérirait. Aujourd'hui, le monde de la médecine a conscience que ce n'est pas un moyen de guérison, mais bien un outil de soulagement, qui permet de redonner aux gens le contrôle de leur vie, de briser le cercle vicieux de la douleur. »

AL
alessandro pendesini

Bonjour
Il faut savoir qu’il n’y a pas une frontière nette entre les stimulations qui provoquent du plaisir et celles qui provoquent une douleur. La chaleur est agréable si elle est modérée et pénible si elle est trop forte : la zone de transition est imprécise et variable selon les circonstances. Un même stimulus physiologique peut provoquer une jouissance ou au contraire une répulsion selon les significations qui lui sont attachées : un homme, par exemple, qui trouve agréable une caresse tant qu’il croit qu’elle vient d’une femme, éprouvera un certain malaise (sauf s’il est homosexuel) s’il se rend compte qu’elle vient d’un homme…..
On sait aussi qu’un stress intense peut transitoirement bloquer la douleur, probablement grâce à une sécrétion d’endorphines par les neurones de l’hypotalamus dont les axones descendent jusque dans la moelle. Cela permet à un blessé de poursuivre l’action ou de fuir malgré ses blessures sérieuses. La perception finale de la douleur est donc un phénomène très complexe, soumis à des régulations contradictoires, qui l’amplifient ou l’annulent selon les besoins et les personnalités. A l’extrême, on sait même que l’on peut dissocier la perception de la douleur de son caractère désagréable, qui met en cause aussi des structures cérébrales parmi les plus récentes, comme le lobe frontal. En effet, certains sujets atteints de douleurs chroniques intolérables, traités par leucotomie préfrontale, peuvent continuer à ressentir leurs douleurs sans plus souffrir ! La coupure que l’opération a créée dans la transmission entre le lobe frontal et d’autres zones du cerveau suffit pour que la douleur ne soit plus….douloureuse ! ;)

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cisou9

__________ :_salut: _________

alessandro pendesini
Bonjour. En effet, certains sujets atteints de douleurs chroniques intolérables, traités par leucotomie préfrontale, peuvent continuer à ressentir leurs douleurs sans plus souffrir ! La coupure que l’opération a créée dans la transmission entre le lobe frontal et d’autres zones du cerveau suffit pour que la douleur ne soit plus….douloureuse ! ;)

Dans ce cas, je présume que la sensation de douleur est toujours présent sans être insupportable. :_grat2:

AL
alessandro pendesini

@Cisou :
Le concept de la douleur est présent –mémorisé- mais pas la douleur elle-même !
Les circuits neurosynaptiques qui ont subi une leucotomie (à ne pas confondre avec une lobotomie !), à travers lesquels la sensation de la douleur se manifeste, ne sont plus opérationnels.
Pour rendre intelligible ce phénomène je cite l’exemple suivant : quand nous constatons, grâce à notre empathie, qu’une personne souffre, nous pouvons, grosso modo, imaginer ce qu’elle peut ressentir en fonction de son comportement, mais nous ne ressentons pas ce qu’elle ressent ! :non:

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cisou9

_
OK merci ... ;)

VI
Victor

J'ai du mal avec ce mot empathie se sentir triste avec des gens que j''aime et partager leur douleurs
mais avoir de l'empathie pour des inconnus ça me reste assez mystérieux...
l'empathie c'est la base des quêtes des ONG et j'ai plutôt marre de donner des sous à des inconnus
parce qu'ils me montrent des gens dans la mouise, ça ne veut pas dire que je ne donne pas à un mendiant dans la rue

VI
Victor

nico17
Pour répondre à Victor, c'est bien de donner de l'argent à un mendiant dans la rue...quoique certains mendiants ne sont pas si pauvres... ;) Mais l'empathie c'est plus que ça! Allez Messieurs, faites encore quelques efforts à ce sujet! De toute façon, ceci aussi passera car rien n'est éternel et en même temps,tout change sans cesse! ;)

Désolé mais moi je n'y vois plus du baratin de communiquant qu'une réalité
Pour ce qui concerne l'autre ça m'échappe encore, Peut être est-ce une illusion qui rassure!
La bienveillance est une chose plus vraie mais qui n'existe pas chez tout le monde

VI
Victor

nico17
Pour répondre intelligemment à Victor, je me tiens donc aux vibrations...en effet, comme être sensible je ressens pas mal de choses à ce sujet! :lol: cela vous étonne donc? Non, ne soyez pas étonné car c'est possible d'aimer soi, les autres mais pas tous :lol: et surtout la nature...le problème c'est l'ego ( sans souci de l'image de soi ;) ), je dois dire le mauvais ego pour les gens qui se prennent trop au sérieux! lol :rD :lol2:

Pour moi vous ne savez pas nommer ce que vous ressentez,
je dirais plutôt bienveillance, ouverture, puis sensibilité

VI
Victor

La publicité communique, je dialogue avec vous...Un émetteur de radio n'est jamais qu'un robinet de paroles
Si je vous transmettais tous mes rêves vous n'y comprendriez rien à la longue
Je sais pas s'il y a la notion de vérité dans l'imaginaire, des rêves et des fantasmes oui!

VI
Victor

Tous nos médias sont envahis pas des publicités, ne faites pas l'idiote

VI
Victor

Dans un monde de la communication qui privilégie l'émetteur
il n'est pas toujours facile de garantir l'éthique de la vraie démocratie
Déjà demandez vous comment est ce possible que des incapables politiques
qui n'ont rien fait de leur mandats précédents, ils soient encore là
qu'ils soient encore élus et qu'ils promettent encore n'importe quoi

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macland
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cisou9

__________ :_salut: _____________

Victor
Tous nos médias sont envahis pas des publicités, ne faites pas l'idiote

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Certains site ne sont pas content !!! ___ ;) ____

VI
Victor

Avez vous entendu parler des électrochocs?
très communs dans les années 1920-30-40-50-60
soit avant les neuroleptiques inventés en 1955 par Laborit

VI
Victor

Je suis dans le sujet, contrairement à vos délires