La constante de Hubble et l'énergie sombre

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Il y a moins de 100 ans, les scientifiques ignoraient la dynamique de l'Univers. Cela a même dupé le grand esprit d'Albert Einstein. Il a supposé que l'Univers devait être statique, mais pour l'empêcher de s'effondrer sous la pesanteur, Einstein a supposé qu'il y avait une force répulsive en action, appelée la constante cosmologique, qui contrebalançait l'attraction gravitationnelle.

Des briques galactiques de base dans l’univers lointain
Cliquer sur l’image pour l’agrandir

Est arrivé Edwin Hubble en 1923 qui a constaté que les galaxies s'éloignaient de nous à un rythme proportionnel de leur distance, appelé la constante de Hubble, ce qui signifiait que l'Univers augmentait uniformément. Aussi il n'y avait plus besoin de l'étayer avec une force mystérieuse. En mesurant comment cette expansion était prévue ralentir au fil du temps, il y a 11 ans, deux études, une conduite par Adam Riess (Space Telescope Science Institute/Johns Hopkins University) et Brian Schmidt (Mount Stromlo Observatory), et l'autre par Saul Perlmutter (Lawrence Berkeley National Laboratory), ont indépendamment découvert l'énergie sombre, qui semble se comporter comme la constante cosmologique d'Einstein.

Pour mieux caractériser l'énergie sombre, Riess a utilisé le télescope spatial Hubble (combiné avec les données de 2003 du satellite Wilkinson Microwave Anisotropy Probe, WMAP, de la NASA) pour affiner la valeur du taux de l'expansion de l'Univers avec une précision de 3%.

Cette nouvelle valeur implique que l'énergie sombre est une poussée régulière sur l'Univers comme Einstein l'avait imaginé, plutôt qu'une force qui évolue significativement avec le temps.

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Aldebaran

Bon ça ne nous en apprend pas beaucoup plus.
La valeur du taux d'expansion affinée avec une précision de 3% n'est pas donnée...
On est toujours aux alentour de 72 km/s/Mpc ?

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D@rkstone

désolé question de debutant mais Mpc c'est quelle unité ?
merci :)

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Aldebaran

C'est une unité de distance géantissime :
1 megaParsec = 3.08568025 × 10e22 mètres

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buck

Mega parsec (parsec= PARallaxe SEConde)
et un parsec equivaux a: 3,08568025 × 10^16 mètres soit 3,2 annees lumiere

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D@rkstone

merci :)

donc toute les seconde 1Mpc se "dilate" de 72 km ?

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Aldebaran

C'est marrant buck on a pas la même valeur pour un megaparsec :_grat2:

donc toute les seconde 1Mpc se "dilate" de 72 km ?

Non ca signifie juste que pour deux objets distants d'un méga parsec, ils se fuient à 72km/s.

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buck

Aldebaran
C'est marrant buck on a pas la même valeur pour un megaparsec :_grat2:

sisi
1e16 *1e6=1e22 (j'ai marque UN parsec)

donc toute les seconde 1Mpc se "dilate" de 72 km ?


Non ca signifie juste que pour deux objets distants d'un méga parsec, ils se fuient à 72km/s.

Je ne suis pas sur qu'ils se fuient, c'est bien l'univers qui gonfle comme le ballon de baudruche ce qui as pour consequence la fuite (vitesse due a l'expansion et non pas a un mouvement propre des corps)

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Aldebaran

sisi
1e16 *1e6=1e22 (j'ai marque UN parsec)

Ha oui, j'avais pas vu :fada: autant pour moi :D

Je ne suis pas sur qu'ils se fuient, c'est bien l'univers qui gonfle comme le ballon de baudruche ce qui as pour consequence la fuite (vitesse due a l'expansion et non pas a un mouvement propre des corps)

C'est vrai que ça peut prêter à confusion, ce ne sont effectivement pas les galaxies qui sont animées de cette vitesse.

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bongo1981

Aldebaran
Bon ça ne nous en apprend pas beaucoup plus.
La valeur du taux d'expansion affinée avec une précision de 3% n'est pas donnée...
On est toujours aux alentour de 72 km/s/Mpc ?

74.2 km/s / Mpc avec une marge de 5%
http://www.futura-sciences.com/fr/news/ ... des_19225/

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bongo1981

buck


donc toute les seconde 1Mpc se "dilate" de 72 km ?


Non ca signifie juste que pour deux objets distants d'un méga parsec, ils se fuient à 72km/s.


Je ne suis pas sur qu'ils se fuient, c'est bien l'univers qui gonfle comme le ballon de baudruche ce qui as pour consequence la fuite (vitesse due a l'expansion et non pas a un mouvement propre des corps)

Je pense également que l'on ne peut pas parler de fuite, mais bien de : "toutes les secondes, il y a 72 km de plus entre deux corps distants de 1 Mpc".

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Aldebaran

Et ben, ce taux à la bougeotte !
Merci Bongo pour ta réponse

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bongo1981

Aldebaran
Et ben, ce taux à la bougeotte !
Merci Bongo pour ta réponse

Ce taux s'affine de plus en plus, et dans 6 mois, Planck va nous donner plus de précisions, mais peut-être apporter des éléments nouveaux (confirmation de l'inflation pitêtre ?)

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klinfran

c'est marrant, c'est presque sans dimension.

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bongo1981

Ca a la dimension de l'inverse d'un temps, si tu prends son inverse, tu as l'âge de l'univers :o

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klinfran

j'ai dit "presque" (à cause de distance/distance), et je ne savais pas ça sur l'âge de l'univers. Mais attends tu te moques de moi là non? Si tu prends l'inverse d'une constante, tu obtiens... une constante.l'âge de l'univers serait constant? hum l'inverse du taux d'expansion, c'est pas plutôt la durée qui s'écoule pour que deux corps éloigné initialement de 1Mpc se retrouvent éloigné de 72km? marrant qu'on en fasse pas plutôt une accélération, sachant qu'à 1Mpc+71km on s'éloignera d'une plus grande distance par seconde qu'à 1Mpc. Enfin il doit falloir intégrer quelque chose pour retrouver l'âge de l'univers, il faut peut être l'intégrer sur la "taille" de l'univers? (taille qui dépend du taux et du temps en plus) Bon c'est absurde puisque l'univers peut très bien être infini. Ça ne pose pas un problème asymptotique cette histoire d'expansion? puisqu'on rajoute des mètres aux mètres, il fallait qu'initialement il y ai déjà des distances entre les objets. Enfin y a l'inflation aussi mais c'est le même principe quand même.

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Maulus

Bah alors... moi je comprend plus là... normalement cette valeur doit être différente en fonction de l'endroit/époque d'ou l'on regarde...

Si l'expansion accélère, la vitesse de fuite doit être en augmentation en fonction de la tranche d'âge dans laquelle on fait la mesure !

Donc en gros les 72km/s/Mpc c'est la vitesse de fuite à 13,7 milliard d'années ? Donc aujourd'hui quoi ?
Si c'est le cas, cette mesure ne peut être une constante, elle doit bouger. Elle doit augmenter, de plus en plus vite d'ailleurs.

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Aldebaran

Avec l'étude des supernovaes de type Ia, je crois me rappeler qu'ils avaient démontré que ce taux n'avait pas bougé depuis près de 10 milliards d'années.

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Maulus

C'est pas possible... si l'expansion accélère, ce taux d'expansion de 72km/s/Mpc ne peut être une constante.

Moi à c't'heure ci, je me demande si sa variation n'est pas observable à nos échelle temporelle.

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klinfran

ben si c'est possible puisque la distance entre les objets augmente, si le taux est constant, les amas de galaxies lointains s'éloignent de plus en plus vite uniquement à cause de la distance, c'est différent de 72km /s tout court.

LU
Lucas G

compte tenu de la vitesse d'expansion : 72 km/s par méga parsec, l'on peut facilement calculer la distance de "visibilité" de l'univers en effet : divisez 300 000 Km/s par 72 et vous obtenez :4167 (arrondi)

multipliez 4167 par 3,2 (méga années lumières) et vous obtenez : 13 333 soit 13,33 milliards d'années lumières, c'est la distance maximale de visibilité (hors lentille gravitationelle ) la lumière venant au delà de cette distance étant plus lente que la vitesse d'expansion entre deux points distants de 13,33 milliards d'années lumière.... elle ne nous arrivera jamais !

Attention, cela ne veux pas dire que l'univers n'est pas plus vieux, cela dépend des diverses théories ... dont l'inflation

TE
Terrien

La théorie de la relativité dit bien que la lumière est constante dans tout référentiel, donc ça me paraît bizarre de parler de lumière trop lente pour nous parvenir.
Ensuite, si la vitesse d'expansion est de 72km/s/mpc, alors les objets distants de 5000mpc s'éloigneront plus vite que la vitesse de la lumière ?
Il n'y a pas un truc qui cloche ?

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bongo1981

klinfran
j'ai dit "presque" (à cause de distance/distance), et je ne savais pas ça sur l'âge de l'univers. Mais attends tu te moques de moi là non? Si tu prends l'inverse d'une constante, tu obtiens... une constante.l'âge de l'univers serait constant? hum l'inverse du taux d'expansion, c'est pas plutôt la durée qui s'écoule pour que deux corps éloigné initialement de 1Mpc se retrouvent éloigné de 72km? marrant qu'on en fasse pas plutôt une accélération, sachant qu'à 1Mpc+71km on s'éloignera d'une plus grande distance par seconde qu'à 1Mpc. Enfin il doit falloir intégrer quelque chose pour retrouver l'âge de l'univers, il faut peut être l'intégrer sur la "taille" de l'univers? (taille qui dépend du taux et du temps en plus) Bon c'est absurde puisque l'univers peut très bien être infini. Ça ne pose pas un problème asymptotique cette histoire d'expansion? puisqu'on rajoute des mètres aux mètres, il fallait qu'initialement il y ai déjà des distances entre les objets. Enfin y a l'inflation aussi mais c'est le même principe quand même.

Je pense que je dois me planter sur l'âge de l'univers, comme le dit lucas, la constante de Hubble H0 nous permet de calculer l'horizon cosmologique, et non l'âge de l'univers. L'univers peut parfaitement être plus vieux.

En effet puisque l'on a v = H0xd
Si l'on estime qu'au delà d'une distance D, la vitesse d'expansion est supérieure à la lumière, alors nous ne verrons pas d'objet au delà de cette distance, elle est :
D = c/H0 = 300 000 km/s / (72 km/s / Mpc) = 4200 Mpc = 13.6 milliards d'année lumière.

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bongo1981

Aldebaran
Avec l'étude des supernovaes de type Ia, je crois me rappeler qu'ils avaient démontré que ce taux n'avait pas bougé depuis près de 10 milliards d'années.

C'est l'inverse, en 1998, l'étude des supernovae de type Ia a permis de mettre en évidence une expansion accélérée de l'univers.

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bongo1981

Terrien
La théorie de la relativité dit bien que la lumière est constante dans tout référentiel, donc ça me paraît bizarre de parler de lumière trop lente pour nous parvenir.

Cela est vrai dans un espace-temps plat non dynamique. Mais grâce à la relativité générale nous savons que l'espace est en expansion.

Terrien
Ensuite, si la vitesse d'expansion est de 72km/s/mpc, alors les objets distants de 5000mpc s'éloigneront plus vite que la vitesse de la lumière ?

Pas tout à fait, cela veut tout simplement dire que pour des objets distants de plus de 5000 Mpc, chaque seconde, il y a plus que 300 000 km d'espace qui se crée entre ces objets.

Terrien
Il n'y a pas un truc qui cloche ?

Localement ces objets ne se déplacent pratiquement pas, mais c'est bien l'espace qui les entraîne, et donc pas de conflit avec la relativité restreinte.

TE
Terrien

Mais si de l'espace s'étire et que cela fait perdre de l'énergie aux photons, où va cette énergie ?

LU
Lucas G

En fait pour chaque tranche de mégaparsec, la vitesse d'éloignement est de 72km/s donc il faut considérer la "somme" de ces tranches, pour que deux objets éloignés de plus de 13,33 milliards d'années s'éloignent l'un de l'autre à une vitesse "apparente" supérieure à 300 000 Km/s ( et donc que la lumière n'arrive plus à rattraper), mais c'est bien l'espace qui se "crée" qui donne cette vitesse apparente... et non les objets eux memes, par exemple, dans un référentiel de type sphérique, selon l'image classique du ballon de baudruche, les galaxies ne bougent quasiment pas, l'angle au centre du ballon ne change pas, mais c'est la distance au centre qui augmente ( la vitesse à la quelle la surface du ballon gonfle )
enfin pour revenir à cette distance maximale de visibilité , en effet si l'univers accélère, il faut définir depuis quand et de quel facteur , mais cela ne change pas grand chose au calcul, la distance de visibilité sera simplement un peu plus basse car a vitesse d'expansion augmente grande.

LU
Lucas G

Pour repondre a la perte d'érngie des photons, c'est l'effet doppler, quand ces photons sont émis par la source ( étoile, gaz..), ils peuvent etre dans l'UV, le bleu, les X, mais le décalage spectral lié à l'effet doppler les fait passer vers le rouge, l'infra rouge... les ondes radio... voila

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klinfran

je crois que c'était pas ça sa question, je me suis déjà posé la question aussi et je dirais que l'énergie totale ne diminue pas, c'est simplement la densité qui va diminuer, mais si on intègre cette densité sur tout l'espace on doit tomber à la même valeur. En réalité je ne sais pas car dans l'effet doppler l'énergie totale diminue bien réellement. Ce que je me demande c'est si l'univers s'expand tout en respectant une quantité finie de photons. Par exemple on a N1 photons de fréquences v1, si l'univers s'expand on aura une fréquence v2 inférieure à un instant ultérieur, donc pour assurer la conservation de l'énergie il nous faudrait N2hv2=N1hv1 => N2v2=N1v1 or la fréquence varie de manière continue si on a un espèce d'effet doppler et N doit varier de façon discrète.

VI
Victor

Enfin pas vraiment doppler qui est limité en valeurs de lambda mais plutôt le redshift qui peut monter jusqu'à 1100 doppler est cinématique dans l'espace des objets alors que le redshift est cosmologique l'univers qui gonfle

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klinfran

non mais là victor il faudrait clarifier un chouïa stp, car j'ai pas tout compris.

LU
Lucas G

Red Shift, dissipation et doppler sont finalement les facette d'une meme chose, dans un espace statique, une onde ne perd pas d'énergie dans le vide, et ce quelle que soit la distance, donc sans intéraction avec un milieu. elle peut par contre perdre de l'énergie par dissipation ( diffraction, transfert d'énergie dans un miroir imparfait, etc).

l'effet doppler, apparait dans un espace dynamique, et est dans son essence a la fois plus simple: étirement de l'onde et donc diminution de sa fréquence, mais aussi plus complexe car c'est aussi quelque part une façon de dire que la "densité" d'énergie de l'onde diminue puisqu'elle s'étale, pendant sa propagation sur une plus grande distance ( non pas le front d'onde mais bien le corps de l'onde étirée par le milieu qu'elle traverse ( l'espace qui s'étire) ....

TE
Terrien

J'ai l'impression d'être un aveugle à qui on essaie d'expliquer le concept de couleur.

TE
Terrien

Ou plutôt un myope, et il faudrait que je me fabrique de bonnes lunettes à l'aide de bons bouquins de mathématiques.

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klinfran

qu'est-ce que tu appelles un espace dynamique? l'effet doppler pour les ondes électromagnétiques, c'est le changement de longueur d'onde (et d'amplitude) avec le changement de référentiels, tous les référentiels d'inertie étant équivalent en relativité restreinte on n'a pas un référentiel plus statique qu'un autre.

LU
Lucas G

Bon, je crois qu'un petit rappel s'impose: effet doppler

prenez un ressort avec par exemple 1000 spires, attaché a un poteau d'un coté et de l'autre à un objet éloigné de 10m et qui s'éloigne, le ressort se tend, les spires s'élargissent (mais toujours le meme nombre de spires). Donc la longueur du ressort augmente pour le meme nombre de spires ( sa longueur d'onde) et ce meme ressort "couvre" une longueur plus grande pour la meme quantité de matiére... donc sa "densité" diminue (puisque étalée sur une distance plus grande, diluée).

Nous avons donc : Baisse de fréquence "étalée" sur toute la longueur du ressort ( ce qui équivaut à une augmentation de la longueur d'onde) soit une baisse de la densité d'énergie ... Cela n'est possible que dans un espace dynamique c'est à dire un espace en expansion. dans un espace statique, le "ressort" ne se tend pas plus, la densité d'énergie ne varie pas (ou très peu). pas plus que la longueur d'onde, car les objets se meuvent peu par eux mêmes, (une fraction très faible de la vitesse la lumière) quelques centaines de km/s tout au plus, sauf quelques cas exceptionnels.

dans le cas qui nous occupe, les objets bougent à peine, il se crée du vide entre les deux, 72Km de plus chaque seconde, pour 3,2 million d'années lumière ( donc très peu en proportion) ce vide se crée en tous points.... et donc l'énergie de l'onde qui traverse cet espace, est "diluée" dans les memes proportions, la longueur d'onde augmente ainsi tres peu , mais cumulé sur une distance cosmologique quatre mille fois plus grande...

la création de ce "vide" a lieu en tous points, c'est a dire par exemple entre les atome.. de votre corps... il tend a agir (tirer) sur les liaisons nucléaires et moléculaires... et nous nous retrouvons sur diverses connections comme l'entropie, la constante de structure fine, la désintégration nucléaire... etc...

en ce qui concerne la taille de l'univers il est quand meme intéressant de noter que l'horizon cosmologique, calculé avec cette "constante" de hubble (à 5% près) ( donc cet horizon se situe entre 12, 6 et 14,1 Milliards AL), et les estimations de l'age de l'univers (13,7 milliards d'année) sont extremement proches...

VI
Victor

Cher Lucas G je sais pas si ton ressort et ses analogies mécaniques sont une bonne idées... Tu devrais plutôt prendre une voiture de pompiers avec une sirène qui varie sur deux notes La-sol-la-sol lorsque le camion se dirige vers nous les ondes sont comprimées et c'est facilement calculable lambda comprimée (f1-f2)/f1 = v/V ou v est la vitesse du camion et V la vitesse du son dans l'air donc mettons un la 440Hz un camion à 80km/h et la vitesse du son 330m/s soient 1100 km/h f1-f2/f1 = 80/1100= 7% le La varie de 7% et monte à 440X1.07= 470 Hz ce n'est plus un La et ça s'entend à l'oreille c'est pareil pour les ondes lumineuses

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klinfran

ouais ou non, moi je te prouve que dans un espace "statique" il y a bien des variations d'énergie et que l'énergie varie en fonction de la vitesse, dans les mêmes proportions que la fréquence. Tout d'abord on imagine une onde occupant un volume fini dans le référentiel R, cette onde est de la forme Ecos(kx-wt) si on passe à un autre référentiel animé d'une certaine vitesse par rapport au premier (si possible sur l'axe des x) on applique les transformations de lorentz à la phase on se retrouve avec un k'x'-w't' il ne faut pas oublier que le champ aussi se transforme, pour se faciliter la tache on transforme directement le quadripotentiel grace aux même transformations de lorentz. Ensuite on transforme le volume d'intégration qui se contracte d'un facteur de lorentz. Je suis désolé mais je ne comprends pas les clarifications que tu as faite, j'ai bien compris le "principe" de l'expansion, ça ne me dit pas si 1) l'énergie totale varie ou pas 2) si elle ne varie pas comme fait on pour conserver un nombre de photons entiers?

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bongo1981

Je pense qu'il y a confusion entre rougissement dû à l'effet Doppler (qui est un effet purement cinématique), et le rougissement dû au redshift cosmologique (expansion de l'univers).

Pour l'énergie, c'est une quantité relative, qui varie quand on change de référentiel, ça va de soi.

Pour la conservation de l'énergie, il faut que je regarde un peu plus en détail... j'ai toujours considéré les photons comme un fluide, qui subit une détente donc ce fluide refroidit forcément... je vais regarder plus en détail les modèles cosmologiques de la RG et je vous réponds plus tard. :_grat:

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klinfran

merci à voilà enfin, c'est ce que j'attendais!! :_salut:

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Maulus

J'imagine qu'au niveau énergie, les photons gamma sont plus énergetiques que les infrarouges donc je dirais oui.

Après dans le comptage des photons, il serait logique que leur nombre ne varie pas selon la distance. Sauf si on les comptes par quanta d'énergie...

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klinfran

En fait j'y ai réfléchi et je me suis dit que j'étais suprêmement bêtes, du moins pour l'effet cinématique, on a toujours le même nombre de photon, puisque l'énergie varie proportionnellement à la fréquence, tout va bien. Pour l'expansion, si on garde le nombre de photons, alors on perd de l'énergie, ça c'est un mystère.

TE
Terrien

L'expansion n'affecte pas la structure des galaxies car les forces de gravité arrivent à contre carrer ses effets.

Mais par le passé, quand les galaxies étaient proches et formaient une super-structure, pourquoi les forces de gravité n'ont pas réussis à contre carrer les effets de l'expansion et à conserver cette super-structure ?

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Maulus

En fait l'effet de l'expansion est intervenu très tôt dans l'âge de l'univers je pense, si bien qu'après l'inflation les distances entre super structures était déjà des distances aux quelles l'expansion faisait de l'effet

Oui klinfran, je me pose aussi la question, ou donc passe t elle cette énergie perdue dans la détente de l'espace-temps... si le support sur lequel les photons s'étend, les photons perdent de l'énergie, mais comment et vers ou part cette énergie ?
Rien ne se perd tout se transforme... et là, justement, on perd quelque chose... :??:

VI
Victor

Question que je me pose si l'univers était très dense mettons 5 millions d'années après le Big-bang... Alors pourquoi ça n'a pas fini en un gigantesque trou noir de toute cette matière ?

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klinfran

ben parce que c'était très dense mais pas suffisamment, d'ailleurs le big bang si je ne m'abuse c'est un peu un trou noir mais inversé, c'est une singularité, il doit y avoir "un truc" qui permet qu'il fasse "bang" et pas "fvuuit" (ou crash) :) .

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Maulus

C'est la théorie qui prend comme hypothèse de base : une explosion.

Ensuite, je ne sais pas si c'est expliqué... le bigbang est aussi considéré comme une singularité mais je ne sais pas si le fait qu'il soit considéré comme explosif est prouvé.

On parle ici du début de quelque chose, même du début de l'espace et du temps.
Les théories s'affrontent sur le principe. Bigcrunch puis bigbang ? Qui sait... D'ailleurs, l'inflation concerne l'espace temps ou la matière ou les deux ?

Bref, on manque toujours de donnée concernant la phase d'inflation et de nucléosynthèse primordiale pour pouvoir vraiment affirmer les choses...
De la à dire pourquoi le bigbang est une explosion et pourquoi sa aurait pas du faire un trou noir... bonne question...

Apparement, le contenu de l'univers dans le chat d'une aiguille aurait pas suffit à inverser le processus alors bon...

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bongo1981

Victor
Question que je me pose si l'univers était très dense mettons 5 millions d'années après le Big-bang... Alors pourquoi ça n'a pas fini en un gigantesque trou noir de toute cette matière ?

Lorsque tu lances une balle en l'air, tu considères deux paramètres pour savoir si la balle va avoir assez d'énergie pour être satellisée ou retombée sur terre :

  • la vitesse initiale de la balle
  • la masse de la planète (enfin la vitesse de libération)

Pour le big bang, tu ne prends en compte que la masse de la planète, et non la "vitesse initiale". C'est l'expansion imprimée au départ qui permet de contre balancer la force de gravitation.

Pour la conservation de l'énergie... j'ai pas eu le temps de chercher... :_grat:

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bongo1981

Maulus
C'est la théorie qui prend comme hypothèse de base : une explosion.

Rigoureusement ? ce n'est pas tout à fait une explosion. La théorie du Big Bang dit tout simplement qu'aujourd'hui l'univers est froid et en expansion et que par le passé, il était chaud et dense, cela permet d'expliquer le rayonnement fossile, le taux d'éléments légers (nucléosynthèse primordiale).

Maulus
Ensuite, je ne sais pas si c'est expliqué... le bigbang est aussi considéré comme une singularité mais je ne sais pas si le fait qu'il soit considéré comme explosif est prouvé.

Tout dépend ce que tu entends pas explosion...
Aujourd'hui l'étude de l'histoire de l'univers relève de la cosmologie, qui est devenue une science depuis 1916, quand Einstein a écrit les équations de la relativité générale. Il se trouve que les équations d'Einstein donnent des solutions qui divergent en deux endroits particuliers :

  • au centre des trous noirs
  • à l'instant 0

Il se pourrait (avec une grande probabilité) qu'une théorie quantique de la gravitation nous explique ce qui se passe au centre des trous noirs et à l'instant 0, sans qu'il n'y ait d'infini.

Maulus
On parle ici du début de quelque chose, même du début de l'espace et du temps.
Les théories s'affrontent sur le principe. Bigcrunch puis bigbang ? Qui sait... D'ailleurs, l'inflation concerne l'espace temps ou la matière ou les deux ?

L'inflation concerne surtout l'espace-temps.

Maulus
Bref, on manque toujours de donnée concernant la phase d'inflation et de nucléosynthèse primordiale pour pouvoir vraiment affirmer les choses...

Disons qu'avec les mesures récentes faites par WMAP, on est assez sûrs pour la nucléosynthèse. Par contre pour l'inflation... (ça explique pas mal de choses, comme l'uniformité à grande échelle du rayonnement fossile, sa granulosité à petit angle, la platitude de l'espace etc...). On attend quelques confirmations avec Planck.

Maulus
De la à dire pourquoi le bigbang est une explosion et pourquoi sa aurait pas du faire un trou noir... bonne question...

cf l'explication que j'ai faite à Victor.
Par contre pourquoi ? personne ne le sait aujourd'hui, certains physiciens s'en remettent au principe anthropique... Mais d'autres ne désespère pas trouver une théorie qui explique les 18 paramètres libres du modèle standard.

Maulus
Apparement, le contenu de l'univers dans le chat d'une aiguille aurait pas suffit à inverser le processus alors bon...

Mais la densité critique de l'univers est très proche de 1.

VI
Victor

Peut on supposer que les trous noirs arrivent au même état que les conditions du Big-bang avec un rebond explosif ? Je n'ai jamais compris cette idée de non-réversibilité définitive du trou noir... Peut-on imaginer les trous noir comme des Big-bangs dans une région de l'espace... C'est à dire une symétrie interne avec des paramètres spatiaux derrière l'horizon du Trou Noir qui seraient assez semblable à notre vision de notre horizon cosmique... Ca serait juste une référence d'espace qui change, les observateurs s'ils existent du trou noir verraient un univers limité à l'horizon du trou noir

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bongo1981

On peut supposer ce que tu veux, je ne me risquerai pas à des spéculations sans théorie.