La mer d’Aral vue de l’espace : glace et sel

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Cette image prise par le satellite Envisat montre une mer d’Aral prise par les glaces, à cheval sur la frontière entre le Kazakhstan et l’Ouzbékistan, en Asie Centrale. En fait de mer, il s’agit plutôt d’un grand lac salé.

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Autrefois le quatrième plus grand lac de la planète, la mer d’Aral a rétréci régulièrement au cours des 50 dernières années. Dans les années 1960, les planificateurs soviétiques ont dévié les eaux des deux principaux fleuves alimentant la mer – l’Amou-Daria (visible au sud) et le Syr-Daria (au nord-est) – afin d’irriguer les plantations de coton de la région.

Dans les années 1980, très peu d’eau parvenait encore à la mer, si bien que les concentrations en sels et en minéraux ont augmenté. La zone blanchâtre qui entoure la mer actuelle et qui ressemble à de la neige est en fait un terrain désertique salé, maintenant appelé Désert de l’Aralkoum.

En 1989, la mer d’Aral s’est scindée en deux – le grand lac en forme de fer à cheval au sud et un lac plus petit au nord. La Petite Mer d’Aral est considérée comme pouvant encore être sauvée, tandis que la Grande Mer d’Aral devrait s’assécher complètement à l’horizon 2020. A la fin du siècle dernier, la mer s'est divisée en trois lacs résiduels principaux.

Le retrait des côtes de la mer d’Aral a laissé des ports en pleines terres et des bateaux échoués sur des dunes de sable. Le commerce de la pêche a dû être abandonné il y a 20 ans alors que les villages de pêcheurs se sont retrouvés à plus de 200 km du rivage actuel. Les écosystèmes naturels ont été détruits et les communautés se retrouvent aujourd’hui dépourvues de ressources en eau douce.

Le retrait des eaux a également entrainé la création d’un microclimat régional. Les hivers sont plus froids et les étés plus chauds. Chaque année, de violentes tempêtes de sable emportent au moins 150 000 tonnes de sel et de sable du lit asséché de la mer et les transportent sur plusieurs centaines de kilomètres, causant d’importants problèmes de santé pour les populations locales et l’un des taux de mortalité infantile les plus élevés au monde.

Egalement visible sur l’image, le désert du Kyzyl-Koum (en bas à droite) devrait s’étendre vers l’ouest à l’avenir, pour finir par fusionner avec l’Aralkoum. La grande tache brune bien distincte au sud de la mer d’Aral est le delta de l’Amou-Daria – une région d’agriculture intensive.

Cette image a été réalisée le 6 mars 2009 par la caméra MERIS (Medium Resolution Imaging Spectrometer) du satellite Envisat, en mode « pleine résolution » qui permet de distinguer des détails de 300 m au niveau du sol.

XZ
Xzander

Plutôt désolant, une autre preuve de la déraison de l'humanité.

CH
chester

Xzander
Plutôt désolant, une autre preuve de la déraison de l'humanité.

En effet, ils ont pas fait semblant les soviétiques là...

YA
yalefe

c'est curieux....
Il me semblait avoir lu ( ou vu ; ptet bien sur Thalassa) un documentaire où ils expliquaient qu'elle etait en cours de reconstitution depuis deux ou trois ans .........

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buck

La petite mer d'Aral oui par la grande, qui elle est vouee a disparaitre

SO
soa

Il canal n'aurait pas été possible entre la mer caspienne et la mer d'Aral?

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cisou9

J'ai vu deux émissions sur Talassa la première c'était "on a assassiné la mer d'Aral" et la seconde comme le dit yalefe une tentative de reconstruction partielle. :fada:

GU
guignol07

C'est ça l'écologie à la soviétique...

ST
staonx

n'oublions pas aussi la mer morte qui risque aussi de disparaitre même si certains projets de la sauver sont proposé il y a en plus le problème géo-politique qui n'est pas des moindres...

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Van Halen

La planification soviétique n'a pas été tendre avec l'environnement. En ce qui concerne les réserves d'eau douce, ne pas oublier non plus l'écosystème du lac Baïkal qui a été très très dégradé (pour ne pas dire niqué, afin de ne pas froisser la modération) par les usines de pâte à papier et leurs solvants qui tuent.