Le décrochage scolaire n'a plus de sexe

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Claire Lapointe: «Les jeunes filles à risque de décrocher présentent davantage de troubles intériorisés.»

Autrefois lié aux garçons, l'abandon des études serait en progression chez les filles.

Comparativement aux filles, les garçons décrochent davantage, ont de moins bons résultats et fréquentent en moins grand nombre l'université. C'est du moins le discours qu'on entend généralement sur la réussite scolaire des jeunes. Mais cela correspond-il vraiment à la réalité ?

En fait, les choses tendent à changer depuis quelques années. Claire Lapointe, professeure et directrice du Département des fondements et pratiques en éducation de l'Université Laval, a présenté un portrait plus nuancé de la situation dans une conférence prononcée lors de la 10e Université féministe d'été qui a eu lieu récemment sur le campus.

Les garçons décrochent plus que les filles avant 20 ans, mais ils sont nombreux à reprendre leurs études après cet âge, a révélé la chercheuse. De récentes données du ministère de l'Éducation révèlent ainsi un écart de 9 % entre le taux de décrochage des filles et celui des garçons. Ces données se basent sur le pourcentage de jeunes adultes qui n'ont pas de diplôme d'études secondaires à l'âge de 19 ans. Si on tient plutôt compte des adultes des deux sexes qui n'ont pas de diplôme à l'âge de 24 ans, l'écart diminue à 4 %, ce qui tend à démontrer que le phénomène n'est pas si marginal qu'on le pense chez les filles.

Des spécialistes de la question soutiennent que les approches développées auprès des garçons pour contrer le décrochage n'ont pas atteint leur but, en plus de laisser complètement les filles de côté. Dans certaines régions du Québec, le phénomène tend à augmenter chez les filles et à diminuer chez les garçons.

Filles au salaire minimum

Le décrochage est non seulement un problème présent chez les filles, mais il a aussi des répercussions plus négatives sur leur avenir que sur celui des garçons, a souligné Claire Lapointe. Par exemple, beaucoup de jeunes femmes sans diplôme se retrouvent à travailler dans des magasins à grande surface au salaire minimum, alors que les hommes, eux, occupent des emplois beaucoup mieux payés sur des chantiers de construction. «Sans nier les effets négatifs liés aux garçons, il faut continuer à se poser des questions sur les jeunes des deux sexes qui n'arrivent pas à obtenir leur diplôme d'études secondaires, dit-elle. On sait déjà que les jeunes filles à risque de décrocher présentent davantage de troubles intériorisés, le plus fréquent étant la dépression, tandis que les garçons souffrent de troubles de comportement.»

Selon une étude réalisée au printemps par l'Institut de recherches et d'études féministes de l'Université du Québec à Montréal et lancée par la Fédération autonome de l'enseignement, la violence familiale, l'inceste ou l'obligation de jouer un rôle de soutien pour la famille seraient des facteurs qui contribueraient davantage au décrochage des filles.

Du côté des résultats scolaires, il est faux de prétendre que rien ne va plus pour les garçons, selon Claire Lapointe. Oui, les femmes réussissent mieux en français et en sciences, mais les garçons obtiennent de meilleurs résultats en maths et en anglais. Oui, les femmes vont plus à l'université, mais 70 % d'entre elles choisissent d'étudier dans des disciplines menant à des emplois plus précaires et moins bien payés.

Ailleurs dans le monde

À la fin de sa conférence, Claire Lapointe a rappelé qu'il y avait maintenant plus de femmes que d'hommes dans les universités du monde, sauf en Afrique subsaharienne et en Asie de l'Ouest et du Sud. Si elles dominent dans les domaines liés à la santé, à l'éducation, aux services sociaux, aux arts et aux sciences humaines, elles ne sont que 25 % à travailler dans le domaine scientifique comme chercheuses. Enfin, les deux tiers des personnes analphabètes dans le monde sont de sexe féminin.

«Les écarts de fréquentation scolaire diminuent, mais la parité est loin d'être atteinte, surtout au secondaire, soutient Claire Lapointe. Et c'est en milieu rural que la situation des femmes est la moins enviable.»

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cisou9

:_salut:
J'ai effectivement décroché et travaillé à 16 ans, et j'ai repris les études au retour du service militaire (28 mois 1/2 dont 21 1/2 en Algérie) et j'ai relativement réussi.
Mon décrochage était du à une mauvaise orientation scolaire.
J'aimais beaucoup l'école. :jap:

AL
Alexis

Ben quand on oriente les jeunes en fonctions de leurs notes et non en fonctions de leurs capacité on ne peut s'attendre qu'à une catastrophe en terme d'éducation sur le long terme.

J'ai lâché l'école après le bac car je n'ai jamais adhéré à ce système élitiste qui ne sait pas analyser les capacités des gens, seulement en les représentant par un système de notation éliminatoire et peu représentatif de la vie active et de ses besoins réels.

résultat pour ma part:
je fais un métier qui me passionne dans l'informatiuque (ma passion) et je n'ai aucun diplôme pour cela, je suis pas bien payé car je n'ai rien pour justifier une augmentation, mais le travail que je fourni met en pratique plus de 10ans d’expérience personnelle.
Etudier l'informatique il y a 10 ans c'étais un peu anecdotique en France vu les cours d'informatique/techno qu'on avait dans le cursus standard (s/es/l/stt/sti) et le niveau des prof de l'éducation national dans ce domaine...

parité ou pas, cela ne m'étonne donc pas du tout que le problème de déscolarisation se soient étendu aux femmes... mal grès le fait qu'on ai à priori tout fait pour les aider à être traité à l'égal des hommes

VI
Victor

j'ai un frangin du même style que toi une formation en électrotechnique mais il a raté son bac il a fait divers truc divers en intérims et vers 35 ans il s'est mis en Informatique... il a maintenant un bon niveau Bac +2 +3 mais il aimerait avoir un diplôme pour avoir une reconnaissance en tant qu’informaticien BTS/DUT et pouvoir faire des spécialisation en info... Il en vit bien à 54 ans mais il voit arriver des trucs auxquels il n'était pas prêt techniquement

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buck

la recuperation de diplomes par equivalence professionnelle existe, renseignez vous,
rater le bac n'est pas un probleme en soit moi ca m'a permis de prendre assurance en moi et de faire deug/licence/maitrise/dess/these sans perdre un seul semestre. Sans le redoublement je suis sur que je n'aurais pas fait le meme cursus

VI
Victor

oui je pense qu'il doit y avoir des formations qui donnent des diplôme seulement entre étude et travail il y a pas le même temps... Pour les cours du CNAM ? Le CNAM c'est bien à condition d'en avoir la volonté

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buck

non les VAE:
http://www.education.gouv.fr/cid1106/la ... e-vae.html
il doit y en avoir d'autres

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cisou9

:_salut:
Je n'ai pas le bac, sauf une équivalence mathes et sciences, j'ai fais des études pour être technicien en électronique, j'ai fais ensuite le CNAM, mais à 50 ans je n'ai pas voulu faire de thèse pour être ingénieur; j'ai donc terminé ma carrière en étant technicien principal. :jap:

AL
alessandro pendesini

---Il est fondamental que les instruments utilisés dans les processus de « sélection » (comme l’admission dans les universités) soient conçus pour permettre à l’étudiant de montrer ses points forts et de donner le meilleur de lui-même. Jusqu’ici, peu d’efforts ont été faits dans ce sens et les tests sont plus souvent utilisés pour faire ressortir les faiblesses d’un individu que pour reconnaître ses points forts.
---A l’école, on empile les programmes jusqu’à en faire un ensemble totalement indigeste, pour ne pas dire écoeurent, propre à dégoûter les élèves les plus motivés !!!
Règles fondamentales prioritaires :
1°---Ne pas enseigner la science comme une somme de règles et d’énoncés à mémoriser, mais comme un moyen d’analyser, de comprendre, de découvrir.
2°---Se connaître soi-même comme une fiction, s’admettre et s’aimer comme tel, telle est l’épreuve ultime de la connaissance. L'enseignement devrait imperativement aller dans ce sens car :
3° « On n’enseigne pas seulement ce que l’on sait, on enseigne ce que l’on est » disait Jean Jaurès !!
NB. : J’ai du mal à m’imaginer le changement dans le domaine social si (si) ces règles fondamentales étaient réellement appliquées……

AL
Alexis

dans ma vision utopiste des choses, je verrais bien les entreprises suivre dès la petite enfance les enfants dans leur évolution éducationnelle, afin de leur proposer / ou pas, un emploi en fonction de la conclusion de leurs observations, car en tant d'année, un profil se dessine forcement ce qui permet d'orienter les gens vers un métier qui leur correspondra.

ce serait magnifique si ça se déroulait comme ça

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Spirit of Nicopol

euhégalaimecédeu
dans ma vision utopiste des choses, je verrais bien les entreprises suivre dès la petite enfance les enfants dans leur évolution éducationnelle, afin de leur proposer / ou pas, un emploi en fonction de la conclusion de leurs observations, car en tant d'année, un profil se dessine forcement ce qui permet d'orienter les gens vers un métier qui leur correspondra.

Comme les banques qui court apres les nouveaux né a défaut de pouvoir piquer des clients à la concurence ?
Les entreprises privées ont déja un pouvoir bien trop important, qu'elles laissent les jeunes tranquille... Si encore elles avaient une moral, une éthique, d'accord, mais ca n'est pas du tout le cas...
Ton idée est bonne mais il faudrait garder une ethique dans tout ca, déja que l'école publique perd sa moral...

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cisou9

Victor
j'ai un frangin du même style que toi une formation en électrotechnique mais il a raté son bac il a fait divers truc divers en intérims et vers 35 ans il s'est mis en Informatique... il a maintenant un bon niveau Bac +2 +3 mais il aimerait avoir un diplôme pour avoir une reconnaissance en tant qu’informaticien BTS/DUT et pouvoir faire des spécialisation en info... Il en vit bien à 54 ans mais il voit arriver des trucs auxquels il n'était pas prêt techniquement

:_salut: Il peut s'adresser à l'AFPA
http://www.google.fr/search?q=afpa&ie=u ... =firefox-a
J'y suis passé avant le CNAM. :_grat2: