Le manchot empereur gravement menacé par le changement climatique

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Le manchot empereur est le seul animal à se reproduire durant l'hiver Antarctique. Comme ses cousins royaux, le manchot empereur ne peut pas voler et n'a pas de prédateur naturel. Bien qu'elle soit protégée, cette espèce devrait voir ses populations fortement décliner en Antarctique d'ici 2100 à cause du changement climatique : au moins deux tiers des colonies actuelles pourraient voir leurs effectifs chuter de 50%... C'est ce que montre une étude menée par une équipe internationale comprenant des chercheurs du Centre d'Etudes Biologiques de Chizé (CNRS / Université de La Rochelle), publiée récemment dans la revue Nature Climate Change. Ces prévisions se basent sur les scénarios d'évolution de la concentration des glaces de mer de l'Antarctique en relation avec le changement climatique.

Manchots empereurs en Terre Adélie © Jenouvrier's Lab / WHOI

La glace de mer est cruciale pour la survie et la reproduction du manchot empereur (Aptenodytes forsteri), et au final pour la croissance de ses population. Et pour cause : cette espèce se reproduit et élève ses petits presque exclusivement sur cet élément. De plus la glace est indispensable au développement du premier maillon de la chaîne alimentaire du manchot : le phytoplancton, cet ensemble d'organismes végétaux qui tapisse le dessous de la banquise. Celui-ci est ingéré par le krill, des petites crevettes des eaux froides mangées par les poissons qui nourrissent à leur tour le manchot (qui mange aussi du krill).

En tenant compte des modèles climatiques du GIEC (Groupe d'experts intergouvernemental sur l'évolution du climat) prédisant l'évolution future de la glace autour de l'Antarctique, Henri Weimerskirch, écologiste au Centre d'Etudes Biologiques de Chizé, et son équipe ont pu modéliser l'évolution démographique possible des 45 colonies de manchots empereurs connues en Antarctique.

Leurs résultats montrent que si le taux de croissance annuel de ces populations est majoritairement positif jusqu'en 2040, toutes les colonies vont commencer à décliner à partir de 2080. En 2100, l'espèce pourrait avoir chuté de 19%, avec 2/3 de ses populations diminuant de plus de 50%...

« C'est la première fois qu'on arrive à obtenir des prédictions d'évolution démographique globales pour le manchot empereur, concernant non pas une colonie en particulier mais l'ensemble des populations constituant cette espèce, souligne Henri Weimerskirch. Nos résultats pourraient amener l'Union internationale pour la conservation de la nature - UICN - à classer le manchot empereur comme 'espèce en danger, à cause du changement climatique' ».

HU
hubble

Encore une affirmation basee sur le modele du GIEC , completement faux, au lieu de la realite:

  1. la calotte antarctique a evolue positiviment ces dernieres annees comme en temoignent les derniers releves
  2. quelques millions d'annees plus tot, on ne trouvait pas de glaces et pourtant ces especes ne datent pas d'hier
  3. il faut trouver ailleurs les causes de baisse de la population des manchots: comme la plupart des especes menacees, elles le sont a cause de la pollution qui nuit a sa reproduction autant qu'a son esperance de vie et a la surpeche qui limite son approvisionnement en nourriture. Toutes les etudes qui utilisent l'alibi du rechauffement climatique , faisant partie des cycles naturels du climat, nuisent a la comprehension des vrais problemes de notre monde actuel.
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cisou9

_______________ :_salut:

hubble


  1. la calotte antarctique a evolue positiviment ces dernieres annees comme en temoignent les derniers releves
  2. quelques millions d'annees plus tot, on ne trouvait pas de glaces et pourtant ces especes ne datent pas d'hier
  3. il faut trouver ailleurs les causes de baisse de la population des manchots: comme la plupart des especes menacees, elles le sont a cause de la pollution qui nuit a sa reproduction autant qu'a son esperance de vie et a la surpeche qui limite son approvisionnement en nourriture.

Pas d'accord pour le (1)
le (2 et 3) Il est certain que la pollution nous menace tous; y compris les manchots. ___________ :_grat2:

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Yougo

Pas d'accord pour le (1)

(2) Selon wiki, les bestioles daterait de 40Ma, soit fin éocène.
Les zozios seraint nés dans un climat bien bien chaud, mais rien ne dit qu'il n'y avait pas de glace...m'enfin je n'ai pas vérifié la précision de l'étude sur laquelle s'appuie l'article, parce que à quelques Ma près le climat fait vachement moins club med.

Après reste la vitesse de changement où on passe d'ordre de MA à pluridécenal...

(3) sûr qu'en la surpêche et les upwelling qui ramènent toutes les saloperies de socéans, ils sont encore moins aidés.

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buck

il y a une etude (pas retrouve la trace d'ailleurs ) qui disait que l'antartique grossissait malgres que la liberation de la banquise, mais c'est UNE etude sur je ne sais pas combien disant le contraire

SH
shayabe

Si, si le 1) est tout à fait exact. Il suffit de consulter les données de mesure du NSIDC, et des unversités de Brême et de l'Illinois. Tout est disponible sur internet. Le continent Antarctique n'a pas arrêté de gagner de la glace depuis 35 ans, et surtout ces dernières années. Tout à fait d'accord aussi avec la nullité des modèles du GIEC. Curieux cette réfrence à l'UICN qui n'est qu'une ONG.

SI
Sibylline Océans

Mieux vaut en discuter directement avec le chercheur et ramener un résumé des échanges ici. Voici le contact :

Henri Weimerskirch, Centre d'études biologiques de Chizé - CEBC (CNRS / Université de La Rochelle)
Tél. : 05 49 09 78 15
Email :

Si c'est bien argumenté, vous devriez obtenir une réponse. C'est quelqu'un d'accessible.

Quant à l'UICN qui est une ONG, malheureusement, qu'on le veuille ou non, c'est elle qui fait référence, en Europe du moins. Ses critères d'évaluation des espèces et notamment des menaces qui pèsent sur elles, datant de plus de 30 ans, sont pourtant très loin de la réalité d'aujourd'hui.

Ceci étant, le fait qu'elle place le manchot empereur dans un axe de priorité, suite à cette étude, n'est pas nuisible. Elle permettra de soulever des fonds pour des études plus approfondies, peut-être...

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franckpiton

shayabe
Le continent Antarctique n'a pas arrêté de gagner de la glace depuis 35 ans, et surtout ces dernières années.

A quel moment l'article affirme le contraire ?

En lisant ce dernier, je comprend que la quantité de glace de mer de l'Antarctique va diminuer d'ici 2100, ce qui ne contredit en rien le fait qu'il en est gagné ces 35 dernières années.

Noté aussi que l'article parle de glace de mer alors que vos données parlent apparemment de la quantité total de glace (si j'ai bien comprit).

Ps: Il me semble avoir lu (plus sur du tout) que l'augmentation de la glace terrestre en Antarctique proviendrais de l'augmentation des précipitations sur ce continent, augmentation qui serait du au réchauffement climatique.

VI
Victor

le conditionnel pour un acte du futur supposé, il est contredit par la réalité du présent,
la surface des glaces, elle augmente actuellement et même beaucoup depuis 30 ans
le reste comme prévision catastrophique de réchauffement cela n'a aucun fondement