Les explosions nucléaires ont fait basculer le monde dans une nouvelle ère: l'Anthropocène

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Les tests d'armes nucléaires des années 1950 et du début des années 1960 ont laissé les premières marques indélébiles de l'activité humaine sur Terre, potentiellement inaugurant une nouvelle ère géologique, l'Anthropocène, selon les géologues.

Le plutonium-239 s'est répandu sur toute la planète.
Crédit: Galerie Bilderwelt

Les retombées de ces tests nucléaires ont déposé des couches de sédiments enrichies en plutonium-239 radioactif, piégées dans la terre. C'est cette empreinte radioactive qui pourrait marquer le début de l'Anthropocène.

Selon Colin Waters, professeur honoraire à l'Université de Leicester et président du Groupe de travail sur l'Anthropocène (AWG), cette couche géochimique précise, présente dans tous les environnements, permet de définir la frontière de cette nouvelle époque géologique.

Le concept de l'Anthropocène a été proposé au début des années 2000 par le météorologue néerlandais Paul Crutzen, lauréat du prix Nobel de chimie en 1995. Selon lui, l'Anthropocène débuterait avec la révolution industrielle et l'invention de la machine à vapeur par James Watt en 1784.

Cependant, cette démarcation est invisible en dehors de l'Europe, centre de l'industrialisation au 18ème siècle. Les sédiments de l'hémisphère sud ne montrent aucun effet significatif de cette révolution industrielle.

En revanche, les retombées du plutonium-239 sont visibles partout dans le monde. C'est sur cette base que l'AWG a choisi le lac Crawford en Ontario pour marquer la fin de l'Holocène et le début de l'Anthropocène.

Formé il y a 10 000 ans suite à l'effondrement d'une grotte calcaire, le lac Crawford a une forme qui empêche le mélange des eaux de surface avec les couches inférieures. Ainsi, le lac agit comme un entonnoir pour les particules tombant à travers la colonne d'eau.

D'après Francine McCarthy, professeur de sciences de la Terre à l'Université Brock au Canada et membre de l'AWG, c'est dans ces couches blanches que nous pouvons identifier précisément chaque année. Ainsi, les mesures effectuées au lac Crawford indiquent que 1950 est le point où les systèmes terrestres ont été "submergés" par l'activité humaine, propulsant une ère "géologiquement différente de celle d'avant".

MA
MartinB

Après avoir écouté une très toujours intéressante conférence de Pierre Thomas traitant de ce sujet, je trouve plus raisonnable de parler de crise anthropique que de nouvelle ère géologique. Les dégâts que fait l'Homme actuellement bouleversent fortement les écosystèmes oui, mais cela ne pourra pas perdurer bien longtemps encore.
Au terme de l'effondrement, au mieux, les ressources non-renouvelables auront alors toutes disparues et les humains ne pourront plus avoir le même impact environnemental que maintenant, au pire c'est le genre humain qui aura disparu, laissant le vivant tranquillement restabiliser leurs environnements.

Voici sa conclusion :