Les manchots empereurs fortement menacés d'extinction d'ici 2100

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La fonte de la banquise prédite par les modèles climatiques du GIEC (Groupe intergouvernemental d'experts sur l'évolution du climat - en anglais, IPCC) provoquerait la disparition des manchots empereurs d'ici 2100. Tel est le résultat mis en évidence par des chercheurs CNRS, en collaboration avec deux équipes américaines. Inédites, leurs données suggèrent que, face aux changements climatiques à venir, les manchots empereurs, "acculés" en Antarctique seraient particulièrement touchés par les évolutions climatiques annoncées s'ils ne peuvent s'adapter rapidement. Ces travaux sont publiés dans la revue PNAS le 27 janvier 2009.

Quel est l'impact des changements climatiques sur les écosystèmes marins ? A cette question tentent de répondre différentes équipes françaises qui participent au programme ANR (Agence nationale de la recherche) « Biodiversité REMIGE ». Dans ce cadre, Henri Weimerskirch et ses collègues du Centre d'études biologiques de Chizé (CNRS) se sont intéressés aux manchots empereurs, dont ils bénéficient de données démographiques sans équivalent. Localisé en Antarctique, cet oiseau de mer a la particularité d'être extrêmement sensible aux variations de la banquise ou glace de mer. Celle-ci fait office de plate-forme pour la mue en été (janvier/février) puis pour la reproduction en hiver, tout en leur assurant leur pitance (essentiellement à base de calmars, de poissons et de krill, toutes petites crevettes des eaux antarctiques). La banquise leur est donc essentielle, tant pour se reproduire que pour se nourrir, deux fonctions vitales pour la survie de l'espèce.

Après une baisse très importante à la fin des années 70, le nombre de manchots empereurs s'est aujourd'hui et depuis quelques années stabilisé. Mais, comment évolueront ces oiseaux de mer au cours des prochaines années ? Pour en avoir une idée, les chercheurs se sont appuyés sur le suivi démographique, effectué entre 1962 et 2005, d'une colonie de manchots empereurs située en Terre Adélie. Ils ont alors combiné ces données aux modèles du GIEC prédisant les variations futures de l'étendue de la banquise en Antarctique. Et le résultat est quasi sans appel : les manchots empereurs de Terre Adélie pourraient disparaître d'ici 2100 si la banquise continue à fondre comme annoncé. Plus précisément, les scientifiques ont calculé que les effectifs de cette colonie allaient s'effondrer de 93 %, passant de 6000 couples reproducteurs en 1962 à 400 d'ici la fin du siècle. Avec une probabilité moyenne de s'éteindre égale à 36 % en 2100.

La fonte de la banquise, en lien direct avec la reproduction et l'alimentation des manchots

Les prévisions du GIEC prévoient une accélération de la dislocation des glaces de mer hivernales entourant le continent Antarctique du fait du réchauffement des températures. Un phénomène qui, selon les auteurs, pourrait diminuer le succès reproducteur des manchots empereurs, ces derniers ayant de moins en moins de plates-formes stables pour se reproduire. En outre, plus la glace de mer est importante, plus le krill, qui est à la base des chaînes alimentaires antarctiques, prospère. La fonte de la banquise provoquerait donc la raréfaction des ressources marines dont dépendent les manchots.

Pour éviter de disparaître, les manchots empereurs doivent s'adapter (migration, changement de cycle de vie...). Mais, ils semblent lents à modifier leur comportement, ce qui les menace d'extinction. Au contraire, pour certaines espèces d'oiseaux, essentiellement sub-antarctiques ou sub-tropicales, ces changements climatiques se révéleraient favorables. C'est notamment le cas de certains albatros. Ces travaux suggèrent donc une réorganisation des espèces au sein de l'hémisphère Sud, en relation avec les évolutions du climat dans les prochaines années.

PA
passant

Et bien l'évolution va-t-elle faire son effet ? S'adapter, maître mot.
Pour les manchots il est temps alors de retrousser les manches.

CH
chester

passant
Et bien l'évolution va-t-elle faire son effet ? S'adapter, maître mot.
Pour les manchots il est temps alors de retrousser les manches.

Le problème c'est qu'on modifie un peu trop vite pour que l'évolution puisse faire son effet.

PA
passant

chester
Le problème c'est qu'on modifie un peu trop vite pour que l'évolution puisse faire son effet.

Je le pense aussi.
En fin de compte, dans plusieurs décennies cette parole sera vraie : Les derniers seront les premiers.
Les derniers nous, de la chaîne animale, devenus premier parce qu'il n'y aura plus que nous restant de cette chaîne.

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cisou9

J'ai vu le film à la télé la marche de l'empereur, c'est vraiment magnifique, il faut tout faire pour sauver ces magnifiques oiseaux marins. :)

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Pollux

Ne vous inquiétez pas c'est le progrès qui est en marche... :cry:

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Yahoul

Lorsque j'ai vu le film la marche de l'empereur, j'avais beaucoup de peine de voir ses animaux balayés par des rafales gelées entrain de protéger leur oeuf sous leur ventre et de les voir faire la ronde pour se rechauffer.

Aujourd'hui on découvre que la chaleur va les tuer...

Nous nous sommes élevés au sommet de la chaine alimentaire, maintenant nous allons la detruire, et après? :dead:

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$$$

Nous sommes en partie responsable, ça c'est sur.
Mais nous ne faisons qu'accélérer un processus inéluctable : le réchauffement climatique.

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Yahoul

Admettons mais si ce processus s'était fait dans des délais "normaux" les manchots auraient eu le temps de s'adapter, là ça va être raide !!!

PA
passant

Yahoul
Admettons mais si ce processus s'était fait dans des délais "normaux" les manchots auraient eu le temps de s'adapter, là ça va être raide !!!

Super Yahoul. Cependant si ça se trouve rien est perdu. Que sait-on de l'avenir ? Sommes nous mis nous humains en simulation pour l'avenir pour connaître pour nous humains l'impact des changements climatiques sur les écosystèmes solides ?

Les animaux ne se feront pas la guerre pendant leurs disparitions. Nous, que ferons nous face aux changements pour ne rien perdre ?

PA
passant

Yahoul
dans des délais "normaux" les manchots auraient eu le temps de s'adapter, là ça va être raide !!!

Face à la fonte des glaces nous les humains nous ne restons pas manchots si l'on en croit un projet architectural pour 2100. L'architecte Vincent Callebaut propose des citées flottantes afin de pallier à la montée des eaux lesquelles menaceront de nombreux territoires aujourd'hui habités.

Ces villes amphibies accueilleraient 50 000 habitants. Ces îles auraient la forme de nénuphars, elles seraient insubmersibles et pourraient voyager autour du monde portées par le gulf stream.

Adaptation car il est prévue une montée des eaux de 20 à 90 cm durant le 21e siècle.