Les neurones cérébraux en équations physiques

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Des scientifiques expliquent les mécanismes de fonctionnement du cerveau humain en employant les lois de la physique.

Les chercheurs ont réalisé un énoncé original dans lequel ils étudient de façon détaillée les neurones cérébraux comme s'il s'agissait d'équations physiques.

Est-il possible d'expliquer les mécanismes de fonctionnement du cerveau humain en employant uniquement les lois de la physique ? Des scientifiques de l'Université de Grenade (UGR) l'ont démontré pour la première fois dans un article publié dans Scientific Reports, édité par la prestigieuse revue Nature.

Les chercheurs Joaquín Torres et Joaquín Marro, de l'Institut Carlos I de l'UGR, ont réalisé un énoncé original : ils ont étudié de façon détaillée les neurones cérébraux comme s'il s'agissait d'équations physiques aux dérivées partielles, qui entrent en rapport selon un réseau d'interactions dénommées synaptiques.

Leur travail a permis d'établir un modèle basé sur une série de réseaux de neurones mathématiques qui imitent ces réseaux naturels de connexions cérébrales qui donnent un support à notre esprit.

Figure 1

Les chercheurs de l'UGR ont détecté et caractérisé en détail dans leur modèle jusqu'à sept phases ou comportements de l'esprit humain qualitativement différents, auxquels ils ont assigné une couleur différente (partie supérieure de la figure 1).

Ces changements ont lieu lorsqu'on varie un paramètre D qui décrit le niveau de « bruit », c'est-à-dire, la somme de signaux apparemment aléatoires qui proviennent d'autres parties du système nerveux ou de l'extérieur. Ces phases incluent les états mentaux familiers de repos complet ou discontinu, des synchronisations neuronales totales, partielles ou changeantes avec le temps, récupération de mémoire, etc., et des situations très dynamiques qui rappellent nos états de veille et d'attention.

De plus, lorsqu'on perturbe le système avec un signal faible, il montre clairement six pointes bien définies (courbe dans la partie inférieure de la figure 1) qui signalent les transitions entre les phases qui s'observent.

Changements de phase

Tel que l'expliquent les professeurs Torres et Marro, « les physiciens savent décrire avec une fidélité mathématique des situations singulières qu'ils dénomment génériquement changements de phase. C'est le cas de l'eau quand elle se solidifie, adoptant ainsi une structure si différente de celle de départ que nous ne parlons plus d'eau, et quand elle devient vapeur, qui peut s'étendre sans limite dans tout l'espace bien qu'il y ait à peine de changement de volume lorsqu'on la chauffe jusqu'à en arriver à cette situation ».

La phénoménologie associée à des changements de phase est, dans la pratique, encore plus fascinante de ce que l'indiquent ces règles, car au lieu de l'équilibre idéal que décrit la thermodynamique, les irrégularités spatiales et temporelles règnent dans la nature. « C'est le cas des cerveaux évolués, tel que cela a été rendu évident dans des études récentes en utilisant des résonnances magnétiques, la tomographie par émission de positrons, des encéphalographies et des sondes délicates », expliquent les auteurs de ce travail.

Figure 2

Cette conduite suggère de préparer des expérimentations psychophysiques simples comme celles qu'illustre la figure 2. « Il s'agit de stimuler le cerveau avec un signal faible -tel que, par exemple, de légers soufflements d'air sur les yeux- et de mettre sous monitoring la façon dont il se propage dans notre réseau neuronal tandis qu'il concourt avec un autre bruit -tel qu'un son dont l'intensité peut se modifier », expliquent-ils.

On suppose que le stimulus est traité par les neurones et que ceux-ci réagissent en provoquant des clignements synchronisés pour réponse et pour défense. Cependant, les neurones sont également perturbés par le bruit D, de sorte qu'ils peuvent ne pas être capables de se synchroniser adéquatement avec les soufflements.

Propriétés robustes

Les chercheurs de l'UGR ont également démontré que les propriétés émergentes du modèle sont robustes, c'est-à-dire, peu sensibles aux modifications possibles dans les détails, particulièrement ceux qui se réfèrent à la forme topologique de la maille d'interactions.

Après avoir vérifié la versatilité et l'utilité de leur modèle, les scientifiques de l'UGR prétendent l'adapter maintenant « afin de comprendre comment changent ces phénomènes émergents en rapport avec les fonctions mentales, en considérant différentes mailles d'interactions selon les données nouvellement disponibles pour des espèces animales différentes. Peut-être cette voie nous mènera-t-elle à découvrir ce qui rend les humains différents en ce qui concerne le cerveau », concluent les chercheurs.

Référence bibliographique : Brain Performance versus PhaseTransitions. Joaquín J.Torres & J. Marro. Scientific Reports | 5:12216 | DOI: 10.1038/srep12216

Pour plus d'information voir:
http://www.nature.com/srep/2015/150720/srep12216/pdf/srep12216.pdf

VI
Victor

ça va plaire à monsieur Pendessini, à vrai dire ils parlent d'équations
mais sont elles déterministes, chaotiques, est-ce une logique fractale ?

avatar
cisou9

_____________ :_salut:
Si on l'est met en équation, cela peut servir à créer un algorithme pour l'intelligence artificielle. :_grat2: ___

VI
Victor

NON! ça je ne sais pas trop quoi en penser, je trouve ça assez léger,
un peu des maths théoriques sans vraies applications physiques
Entre le réseau de neurones du cerveau tous déjà câblés et tous fonctionnels
et des connexions à faire pour une IA qui est toute à câbler, il n'y a pas photo
Ou faire un programme informatique très lourd qui demande beaucoup de mémoire

PE
Pendesinialessandro

Bonjour
Est-il possible d'expliquer les mécanismes de fonctionnement du cerveau humain en employant uniquement les lois de la physique ?...Dit l’article !
Mais avec quoi d’autre que les lois de la physique, et méthodologie scientifique, pouvons-nous (et pourrions-nous !) expliquer le fonctionnement du cerveau, et pas seulement ? Avec de la métaphysique, rhétorique lexicale ou « logique » cartésienne très appréciée de certains philosophes et théologiens ? :non:

Laissons les détails techniques aux chercheurs, et essayons de rester intelligibles le plus possible, aux communs des mortels :

Le cerveau ne s’instruit que parce qu’il est capable de jouir du bonheur de réussir, de faire, de comprendre, d’imaginer, de représenter, de transmettre ce que le cerveau limbique lui dit être vrai, à tort ou à raison, et parce qu’il souffre de l’échec.
Un ordinateur ne peut s’instruire de lui-même et ne le pourra pas tant qu’il sera indifférent au succès et à l’échec : il lui manque les passions limbiques. L’avantage de la machine humaine, c’est qu’elle jouit et souffre, parce que le cerveau émotionnel, pris entre deux cerveaux froids, reptilien et cortical, les colore de passion pour créer ce qu’est l’humain. L’expérience individuelle sculpte, sur ces bases et à travers la mémoire exceptionnelle de l’homme, des personnalités infinement variées. Et cette variété est inscrite dans les circuits des neurones. Le psychisme très évolué de l’homme N’EST PAS UNE AME ou ESPRIT immatériel, il est produit par la matière cérébrale hautement organisée, elle-même dépendante des perceptions du corps. Même s’il acquiert, du fait de sa complexité, une certaine indépendance, il serait puéril de croire au tout psychique. D’où la parfaite absurdité de ne rien vouloir savoir de l’organique, dont se sont un temps enorguellis quelques psychanalystes…..
N.B. -La machine la plus complexe de la Terre ne peut pas échapper à son animalité, ni tout simplement au fait que sa pensée n’est que le produit de ses circuits neuronaux, et absolument rien d’autre ! En déplaise aux créationnistes….. ;)

VI
Victor

Mais connaissez vous les réseaux de neurones ? En cybernétique on arrive déjà à des systèmes experts de reconnaissances de propriétés d'objets, que ça soit la forme, l'objet, l'animal etc, ils arrivent a dire ce qu'est une table en regardant plusieurs objets qui sont des tables mais toutes de formes différentes

avatar
cisou9

_____________ :_salut:

Pendesinialessandro
Bonjour
Le cerveau ne s’instruit que parce qu’il est capable de jouir du bonheur de réussir, de faire, de comprendre, d’imaginer, de représenter, de transmettre ce que le cerveau limbique lui dit être vrai, à tort ou à raison, et parce qu’il souffre de l’échec.
Un ordinateur ne peut s’instruire de lui-même et ne le pourra pas tant qu’il sera indifférent au succès et à l’échec : il lui manque les passions limbiques. L’avantage de la machine humaine, c’est qu’elle jouit et souffre, parce que le cerveau émotionnel, pris entre deux cerveaux froids, reptilien et cortical.

Quand ta cybernétique pourra faire tout ce qui est écrit au dessus, on s'approchera de quelque-chose intelligent !! :_grat2:

VI
Victor

Si le niveau d'intelligence c'est le nombre de neurones et de leurs connexions... je n'y vois qu'une histoire de quantité de neurones et de connexions...L'intelligence ce n'est pas un programme mais une histoire de connexions...Un réseau de neurones fonctionne comme un être vivant par un apprentissage...On utilise tout de même le concept de programmation darwinienne dans les choix et les sélections