Les variations du méthane de l’atmosphère martienne inexplicables actuellement

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Les variations de méthane atmosphérique apparemment observées dans certaines régions de la planète Mars contredisent notre connaissance de la physique et chimie de l’atmosphère. C’est ce que viennent de démontrer deux chercheurs CNRS appartenant à des équipes INSU-CNRS1. Les chercheurs ont simulé l’évolution du méthane avec un modèle numérique 3D de l’atmosphère de Mars. Ils ont ainsi montré que la chimie atmosphérique telle que nous la connaissons n’autorise pas de variation détectable du méthane sur Mars, même dans le cas d’une source locale ou saisonnière. Pour reproduire les observations, il est nécessaire de disposer d’une source de méthane 600 fois plus forte que si le méthane était mélangé, mais également d’un processus atmosphérique de destruction 600 fois plus rapide. Si la destruction du méthane survient au niveau du sol, celle-ci doit s’effectuer en 1 heure, d’où un environnement extraordinairement hostile pour la survie de molécules organiques sur Mars. Des nouvelles mesures sont donc indispensables pour mieux comprendre la chimie du méthane martien. Cette étude est publiée dans la revue Nature du 06/08/2009.

Sur Terre, plus de 90% des émissions de méthane dans l’atmosphère sont d’origine biologique. La détection de traces de méthane sur Mars par la sonde européenne Mars Express (ESA) en 2004 avait donc relancé l’hypothèse d’une vie présente ou passée à la surface de la planète, même si les faibles quantités mesurées (environ 50 000 fois moins que sur Terre) peuvent également résulter d’une source géologique. Un aspect surprenant de cette découverte est que le méthane martien varie avec la saison et présente de fortes concentrations localisées, comme semblent le montrer des observations télescopiques récemment publiées en janvier 2009. Du fait de sa durée de vie théorique de plus de 300 ans, on s’attend pourtant à ce que le méthane soit mélangé de façon homogène par la circulation atmosphérique.

En utilisant un modèle de circulation générale qui inclue la photochimie du méthane, les chercheurs ont montré que la photochimie telle que nous la connaissons ne produisait aucune variation mesurable du méthane sur Mars. En revanche, la condensation et sublimation du gaz carbonique aux régions polaires peuvent conduire à des variations importantes de méthane, mais celles-ci diffèrent notablement de celles observées. Pour obtenir une évolution spatiale et saisonnière compatible avec les observations, il est calculé que le méthane doit être émis dans des quantités comparables à celles produites par hydrothermalisme sur l’ensemble de la dorsale médio-atlantique, une importante source géologique de méthane sur Terre. Une telle production est surprenante sur une planète aride et au volcanisme dormant comme Mars. Par ailleurs, ce méthane doit être détruit en environ 200 jours terrestres dans l’atmosphère. Ce résultat implique l’existence d’un processus de destruction inconnu, rapide, et particulier à Mars. De plus, il ne doit pas affecter les autres espèces chimiques observées dans l’atmosphère de la planète (ozone, peroxyde d’hydrogène, ou monoxyde de carbone) pour lesquelles un bon accord est généralement observé avec les modèles. L’hypothèse récente d’une destruction électrochimique du méthane dans les tempêtes de poussière, testée dans l’étude, ne semble pas répondre à cette dernière condition. Une autre éventualité est que le méthane soit détruit au contact du sol martien. Dans ce cas, il est montré que cette perte doit intervenir en environ 1 h pour expliquer les observations. L’existence d’un processus aussi rapide dans le sol martien est aujourd’hui difficilement explicable. Le prochain rover Mars Science Laboratory (2011) permettra d’étudier cette énigme en effectuant les premières mesures in situ du méthane sur Mars. La surveillance du méthane martien se poursuivra avec le Mars Science Orbiter prévu en 2016, puis par le rover européen Exomars.

DA
darkbobo

vraiment tres etrange ce cycle du methane sur mars... y aurait il non pas production mais utilisation du methane par une espece microbienne ou un simple processus chimique non encore connu? :??:

GU
guignol07

Il y aurait donc des vaches sur Mars ??? :clapclap:

DE
DenisB

salut le monde

Hé!bien non ce sont pas des vache ;mais des petit martien cacher dans le sous-sol martien ;apres la grande catastrophe jadis ; une bande de ribambin martien ont pus ce refugier dans le sous-sol martien quand vous voyez ces nuages etrange sur mars ;ne vous demandez pas cest quoi ; ce sont leurs mini usine a produire de loxigene et de nourritures ;les pauvre ils font pitier;qu`attendez-vous pour les sortir de là! :lol3:

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JNem19

L'étude montre surtout qu'on ne comprend pas du tout ce que l'on semble avoir observé (à vérifier).
Si le méthane est bien présent et si l'étude est correcte, on a deux énigmes dont la 1ère est la plus intéressante.
On sait que Mars n'est pas refroidie à coeur, en témoignent des coulées de lave qui ne remontent au pire qu'à qq millions d'années (voire moins si on songe à la fréquence plus grande des chutes de météorites qui faussent les calculs d'âges relatifs des terrains). Comment expliquer dans ce cas l'absence de signatures infrarouges indiquant des régions anormalement chaudes (anomalies thermiques pour la latitude par ex) ?... Diffusion dans une nappe phréatique de grande ampleur à qq km sous le sol martien, réactions endothermiques dans le sous-sol, changement de phase d'une espèce chimique ? On peut trouver des explications.
Dans les deux cas, la serpentinisation pourrait jouer (transformation chimique dues à la chaleur).
D'un autre côté on soupçonne que Mars a dû disposer d'un héritage initial important de CH4, probablement fixé en quantité dans l'eau très froide (bien au-dessous de 0°C, du fait de sa charge en sels) et donc formant des hydrates de méthane dans le sous-sol qu'une source de chaleur pourrait conduire à dégazer.
Reste l'hypothèse de la vie qui n'est pas improbable. Si la vie est apparue sur Mars (où est venue de la Terre, via un gros impact style proto-Lune) tout indique qu'elle a pu trouver (sous forme microbienne) un asile dans le sous-sol qui doit regorger de CO2 et d'eau. Des organismes méthanogènes pourraient exister ou auraient pu exister.
Il semble y avoir beaucoup de méthane dans le sous-sol, de quoi a minima chauffer une base martienne...

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Maulus

merci pour le résumé JNem !
méfions nous, la géologie est complexe dans des boules de matière de cette taille.