Un projet UE pour contrer les épidémies de type E.coli

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L’UE finance un nouveau projet de recherche pour faire face aux épidémies imprévisibles comme celle de l’E.coli. La Commission européenne a décidé de consacrer 12 millions d’euros supplémentaires provenant du programme-cadre de recherche de l’UE au renforcement de la capacité de l’Europe à combattre des agents pathogènes comme la virulente bactérie Escherichia coli (E.coli), qui a récemment intoxiqué près de 4 000 personnes en Europe et en a tué 46. Cet automne, un consortium international baptisé ANTIGONE entamera des travaux de recherche afin d’obtenir une description scientifique aussi complète que possible de la nouvelle souche E. coli – à laquelle près de 2,1 millions d’euros seront spécialement consacrés – et d’une série d’autres agents pathogènes virulents qui pourraient menacer la santé humaine. Grâce à une meilleure compréhension du fonctionnement de ces agents pathogènes, les scientifiques pourront élaborer des méthodes pour leur faire face. La recherche s’articulera autour des moyens pour prévenir de futures épidémies et réagir à de nouvelles intoxications. Le consortium travaillera en étroite collaboration avec PREDEMICS, un autre projet qui a déjà bénéficié d’un financement.

Bactérie E. coli - Photo by Eric Erbe, digital colorization by Christopher Pooley, both of USDA, ARS, EMU

Mme Máire Geoghegan-Quinn, membre de la Commission européenne responsable de la recherche, de l’innovation et de la science, a déclaré: «Notre politique vise à concentrer les fonds de la recherche et de l’innovation de l’UE sur les enjeux les plus importants pour les Européens, et la santé figure évidemment en haut de la liste. Je suis donc très satisfaite que nous ayons pu allouer ces fonds supplémentaires à une nouvelle consolidation de la capacité européenne à détecter les épidémies et à y faire face».

ANTIGONE (ANTIcipating the Global Onset of Novel Epidemics, anticiper le début de nouvelles épidémies au niveau mondial), devrait compter 14 partenaires provenant de 7 pays. Ce projet rassemblera des experts spécialisés dans un large éventail de virus et de bactéries, notamment l’Escherichia coli productrice de shiga-toxines (STEC). ANTIGONE créera une base de connaissances et regroupera les ressources permettant de détecter et d’étudier les nouvelles menaces d’épidémies imprévues et d’y réagir. Le projet a notamment pour objectif de définir les facteurs qui prédisposent les agents pathogènes viraux et bactériens présents chez les animaux à franchir la barrière des espèces et à se transmettre à l’être humain. Lors de l’apparition de nouvelles maladies inconnues, ANTIGONE pourra réaliser et coordonner des analyses des bactéries ou des virus concernés, ainsi que de l’épidémiologie de la maladie en question et de son mode de transmission. Le projet tentera également de définir les moyens éventuels d’éradiquer la maladie et en tirera les leçons pour la prévention de nouvelles menaces.

Contexte

Ces derniers mois, l’Allemagne a subi l’une des plus importantes épidémies de syndrome hémolytique et urémique et de diarrhées sanglantes causées par l’Escherichia coli entérohémorragique, également connue sous le nom d’Escherichia coli productrice de shiga-toxines (STEC). Selon les chiffres mis à jour par le Centre européen de prévention et de contrôle des maladies le 27 juillet dernier, 46 personnes ont été tuées par la bactérie, dont 45 en Allemagne.

La direction générale de la santé et des consommateurs (DG SANCO) de la Commission a immédiatement actionné le système d’alerte rapide pour les denrées alimentaires et les aliments pour animaux (RASFF) et le système d’alerte précoce et de réaction (EWRS). Ces réseaux ont assuré une diffusion rapide des informations dans toute l’UE à la fois sur les sources d’infection alimentaires potentielles et les cas de contamination constatés chez l’homme.

La direction générale de la recherche et de l’innovation soutient depuis longtemps des projets de recherche de très haute qualité qui élaborent les outils scientifiques nécessaires pour réagir à l’apparition d’épidémies.

L’ensemble des activités de recherche sur les nouvelles épidémies bénéficie d’un budget de plus de 170 millions d’euros dans le cadre du 7e PC (2007-2013), et comprend des travaux pour améliorer la capacité à détecter de nouveaux virus inconnus (projet EMPERIE), pour élaborer des médicaments contre les virus (projet SILVER) et pour limiter la transmission de plusieurs nouvelles maladies à vecteur (projet EDENext), comme la fièvre du Nil occidental ou la dengue, le chikungunya, etc.

La Commission européenne a déjà financé des travaux de recherche sur l’E.coli entérohémorragique pathogène qui se concentraient sur les aspects de la sécurité sanitaire des denrées alimentaires et de l’eau.

Elle a récemment reçu deux propositions en réponse à un «appel à propositions» (invitation à soumissionner) dans le domaine de la recherche sur les épidémies, qu’elle a jugées excellentes. La première était celle de PREDEMICS - Preparedness, Prediction and Prevention of Emerging Zoonotic Viruses with Pandemic Potential using Multidisciplinary Approaches (préparation, prévision et prévention de nouveaux virus zoonotiques qui présentent des risques de pandémie par des approches pluridisciplinaires). Ce projet se concentre sur quatre familles de virus qui peuvent être à l’origine d’une épidémie en Europe: l’influenza, l’hépatite E, la rage et les maladies causées par les lyssavirus (apparentés à la rage) ainsi que les infections dues au virus de l’encéphalite japonaise ou au virus du Nil occidental.

Vu les récents événements, l’allocation par l’UE de 12 millions d’euros supplémentaires à ce domaine de recherche permet désormais de financer aussi le projet ANTIGONE. Ce projet coordonnera la recherche sur la bactérie STEC avec celle sur d’autres bactéries et virus, comme la fièvre hémorragique de Crimée-Congo, l’Ebola, le SRAS, la peste, la fièvre, etc.

Le projet prévoira une «clause de flexibilité» qui permet une réaction rapide à toute menace d’épidémie future imprévue sans que la Commission ne doive publier un nouvel appel à propositions.

ANTIGONE et PREDEMICS seront menés en étroite collaboration.

LO
Loindici

N'importe quoi, on est en pleine psychose. Voire du marketing.

Les politiques ne peuvent pas empêcher la mort d'une cinquante de personne atteinte d'une même saloperie ? On serait assez stupide pour croire qu'on peut arrêter des épidémies avec des docteurs en képis... Ils ne font qu'alimenter la psychose et aller dans le sens du "consommateur" qui a la pétoche après un accident.

Et la grippe, ou encore une autre forme de pandémie dont le virus s'appelle bêtise, les quelques dizaines de milliers de morts de la route tous les ans ?

La sophistication de la sécurité, arrivée à un certain point, devient totalement absurde. On est plus dans la nécessité pour eux de répondre à une menace et à une situation particulière et ponctuelle. Autant débloquer des miliards pour empêcher les météorites de tomber. Un jour une va tomber place de la concorde et on en fera une menace de premier ordre... Flippant. La première chose à faire dans ces situations, c'est de ne rien faire. Comme s'il n'y avait rien de prévu... Et l'OMS ça sert à quoi ?! Et on s'étonne après d'avoir des dettes abyssales. "Docteur, ça me gratte là. - Je vous prescris une chimio pour être sûr." Kafka n'est pas loin.

VI
Victor

tu n'as vraiment rien compris dans quel monde nous vivons... Le commerce monsieur! ... Et faire du fric ça demande une certaine forme d'intelligence pratique, là ce sont les labos pharmaceutiques qui se ramènent

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cisou9

:_salut:
Ça me rappelle la grippe aviaire qui avait coûtée les yeux de la tête (dans le midi en Avignon on aurais dit ça a coûté les couillons du Pape (expression courante et non péjorative)) et accouchée d'une souris. :fada: :rD

IS
Isabelle

Des systèmes d’alerte rapide, de détection et coordination des mesures pour détecter les produits alimentaires en cause et les retirer de la vente, plus généralement toutes mesures tendant à limiter le nombre de personnes atteintes semble être un minimum à mettre en place.

Il reste certainement beaucoup à faire sur la sécurité des aliments, depuis la production jusqu'à la consommation

LO
Loindici

Tu peux pas mettre un labo derrière chaque produit (qu'il soit importé ou pas d'ailleurs). Allez plus vite ? Pour multiplier les erreurs, les psychoses et le lynchage de filières de production qui seront au final blanchies ?... On a vu le résultat quand on se précipite. Il y a des contrôles qui marchent très bien. Le risque zéro n'existe pas. C'est dépenser des millions pour des résultats plus qu'aléatoire. La leçon qu'on devrait tirer dans toute cette histoire c'est justement qu'il ne faut pas se précipiter. Dans un second temps les services de contrôle ont très bien fait leur travail, la coopération a très bien marché parce que c'est grâce à elle et à la découverte du même problème en France qu'ils ont découvert le pot aux roses. S'il y a de l'argent à dépenser ce serait plus dans des caisses de secours pour aider les secteurs touchés par la mauvaise publicité d'un tel truc. On ne peut pas non plus importer à l'infini des produits qui n'ont pas les mêmes contrôles que chez nous, seulement parce que ça coute moins de blé. D'un côté on achète des produits de moindre qualité, "potentiellement dangereux", parce qu'on veut gagner du blé, et ce blé on va l'investir à perte dans le contrôle déjà très haut chez nous... Ils vont inventer le détecteur de virus aux aéroports ? je voudrais bien voir ça.

Pour une fois je suis d'accord avec Victor. C'est qu'une question de fric et la vache à lait, ce sont les pouvoirs publics, donc les citoyens. Les labos y ont leur intérêt. Tout ce fric à cause de cinquante misérables qui ne sont rien à côté de fléaux beaucoup plus réels mais qui ne sont pas à l'origine de psychoses. Si on ne prend en compte que les intoxications alimentaires. Selon wiki (citant l'OMS, ça vaut ce que ça vaut), les USA c'est plus de 26 000 cas pour 100 000 habitants par an, la France au pire 1 210 pour 100 000 habitants. 20 fois plus d'intoxications aux USA. Pour ce qui est des décès suite à une intoxication ce qui vient en premier c'est la salmonellose (300 en France). Escherichia coli reste marginale. C'est sa rareté qui en fait une cible parfaite pour les médias et pour alimenter des psychose qui va ensuite profiter aux laboratoires, poussant ainsi les pouvoirs publiques à investir pas forcément là où ça fait mal. La France est à la pointe dans ce domaine quand on compare aux USA par exemple où eux voudraient se contenter d'interdire les fromages au lait cru... ça marcherait "vachement". Les politiques se font griller d'une part par les médias et ils se croient obligés de donner des réponses alors qu'elles existent déjà, et d'autre part par des lobbies industrielles. A qui profite le crime ?...

Ils font la même chose dès que les médias s'ennuient et alimentent leurs journaux avec les pages des faits divers et qu'on voit les politiques s'empresser de proposer de nouvelles lois alors qu'elles existent déjà et que des faits divers il y en a tous les jours sans que ça n'émeuvent pour autant les médias. S'il y a une épidémie, c'est elle qui faut mettre sous surveillance. Le meilleur exemple, c'était en début des vacances avec la question du défilé militaire du 14 juillet. Rien à se mettre sous la dent. Une responsable un peu maladroite qui propose un truc "comme ça" et tout le monde en fait un flan comme s'il s'agissait d'une affaire hautement importante... On a évité la mise en place d'une commission pour l'étude de la question c'est déjà ça de gagné. Mais le ridicule de la situation était tout à fait symptomatique du fonctionnement dans nos pays où dès qu'il y a un mort pour un truc anecdotique c'est la crise mais où on se fout pas mal des milliers de morts sur la route tous les ans... Politique du trompe-l’œil. Ce qui compte c'est faire croire... Des années qu'ils nous font le coup, des années qu'on y croit plus, et des années qu'ils se demandent pourquoi certains votent aux extrêmes.

TR
triclinique

C'est bien décrit. C'est tout à fait ça.
C'est notre situation actuelle :( .

RE
Reumain.

C'est vrai que c'est mieux de laisser mourir des personnes pour éviter que les grands laboratoires s'en mettent plein les poches.

VI
Victor

On n'a jamais dit cela mais que les labos poussent le bouchon assez loin...Puis si tu veux faire parler les statistique, cette épidémie d'E.Coli n'a fait que 300 morts en Europe en 2011, celle de la grippe aviaire 186 morts en France chiffre de 2007 et 18500 mort dans le monde en 2011 (chiffres cumulés) et qu'une épidémie de grippe saisonnière fait une moyenne beaucoup plus élevée (chiffres?)

LO
Loindici

C'est le même genre d'instrumentation démagogique qu'on voit quand un président de la république décide de faire "un plan contre le cancer". Pourquoi pas un plan contre la mort ou les c... aussi. On pense comme ça avec un plan sur un quinquennat guérir une maladie ? C'est pas le rôle de l'État de se lancer dans de telles spéculations et financements. La démagogie, c'est ce qui nous coute aujourd'hui un bon gros déficit. Pour ça y a pas de plan. Le déficit n'existe même pas à les entendre.

RE
Reumain.

Je ne veux pas paraître c.., mais si les épidémies d'E. coli et de H1N1 ont fait si peu de morts, c'est peut-être parce qu'il y a eu un gros travail derrière ? Sans les moyens mis en place pour éviter la propagation de ces deux exemples, il y aurait certainement eu beaucoup plus de morts. S'il faut blâmer quelqu'un, ce sont les pseudo-journalistes scientifiques qui dès que des laboratoires donnent un bout de doigt, ils prennent tout un bras et montrent en première page un monstre capable d'éradiquer l'espèce humaine et extra-terrestre.

VI
Victor

Je suis assez d'accord avec toi d'une veille sanitaire en cas d'imprévu mais pas d'investir dans des recherches sur ces deux maladies plutôt rares E.coli et grippe A qui restent rares et tuent moins que des grippes saisonnières la prochaine maladie n'est pas connue et sera peut être dans une autre catégorie que ces deux là... Comme par exemple une mauvaise grippe mutante

LO
Loindici

'E. coli a fait peu de mort parce que la bactérie était concentré dans des graines d'exportation, je pense. Ce sont des accidents ponctuels. Je crois pas qu'on puisse parler véritablement d'épidémie. Pour le H1N1, on craignait une véritable pandémie dû à la souche rencontrée (la même que la grippe espagnole il me semble). La grippe s'est révélée moins dangereuse que prévue mais c'est le genre difficile à prévoir. Compte tenu de la carte d'identité du virus, il me semble que toutes les mesures de prévention étaient nécessaires. Mais là, c'est une réponse à un danger immédiat potentiellement très dangereux. Ce qui n'est pas le cas avec 'E. coli où on parle d'intoxication alimentaire, pas de pandémie. L'OMS me semble être un des organismes qui marche le mieux. Tout le monde semble faire remonter les informations locales parce que tout le monde a compris que c'était un enjeu mondial. Y a pas besoin d'en faire plus. Le jour où il y aura une véritable crise et que l'oms aura mal géré, qu'on revoit la copie, ok, mais là clairement, il n'y a rien à reprocher à l'oms ou au niveau national à la ddass ou à l'Afssa (pour ce qui est de la gestion des crises en tout cas, parce qu'au niveau de l'indépendance vis à vis des labos justement ça semble pas être ça...).