Une nouvelle méthode de stockage de l'hydrogène

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Depuis plusieurs années, l'hydrogène, présent en abondance dans l'eau des océans ou encore dans les nébuleuses de l'espace, est présenté comme l'un des carburants du futur. Toutefois, pouvant réagir très violemment en présence d'oxygène et de la moindre étincelle, le problème de son stockage persiste. De nombreuses méthodes ont été proposées pour y remédier. Une équipe israélienne a notamment fait appel au nitrite de magnésium.

L'équipe du professeur Gideon S. Grader du Russell Berrie Nanotechnology Institute du Technion - Israel Institute of Technology a récemment publié dans le Journal of Physical Chemistry C une méthode originale faisant appel au nitrite de magnésium pour stocker l'hydrogène. Le nitrite de magnésium (Mg3N2) peut être facilement produit par calcination du magnésium métallique dans de l'azote pur (l'azote servant à prévenir la formation d'oxyde de magnésium qui pourrait se former si cette expérience était réalisée sous air). Soumis à une forte pression de dihydrogène (H2), le nitrite de magnésium conduit à des espèces instables, des amides (Mg(NH2)2) et des imides (MgNH2) de magnésium pouvant s'enflammer dans l'air.

Alors que l'incorporation de dihydrogène dans le nitrite de magnésium se fait généralement difficilement et nécessite des pressions supérieures à 4.000 bars, l'utilisation d'un moulin à billes la rend possible avec des pressions comprises entre 40 et 80 bars. Un moulin à billes est un tambour contenant de lourdes billes de métal (il s'agit ici de tungstène) et muni d'un moteur assurant la rotation du dispositif de manière à broyer le contenu sans produire un effet centrifuge significatif (il y aurait alors accumulation sur les parois). Ce genre d'appareil, peu utilisé en chimie, fonctionne de la façon suivante : les matériaux sont écrasés sous l'action des billes et les chocs entre les billes lourdes en mouvement créent sur les surfaces des pressions très élevées. En quelque sorte, les billes écrasent ainsi l'hydrogène dans la poudre : on parle alors de mécanochimie.

Les expériences ont permis d'incorporer après 200 heures de moulinage du dihydrogène dans du nitrite de magnésium. Les mesures montrent qu'environ 12% du nitrite est transformé en un hydrure de magnésium, d'amide ou d'imide. Pour des raisons pratiques, la réaction est limitée à 200 heures mais tout laisse penser que des pressions plus élevées et des temps de réaction plus longs permettraient un stockage plus important. Par ailleurs, le dihydrogène peut être libéré par simple moulinage à pression atmosphérique. Il ne sera probablement jamais question de mouliner du minerai dans sa voiture pour la faire rouler. Toutefois, il s'agit d'une nouvelle méthode pouvant présenter un intérêt dans certains cas de figure. Par exemple, les fortes pressions du fond des océans pourraient être utilisées pour compresser le dihydrogène produit par "les fumeurs" (des cheminées hydrothermales exsudant du sulfure d'hydrogène et parfois même du dihydrogène) dans le nitrite de sodium et remonté ensuite en surface.

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macland

...de la théorie à la pratique, la marche reste parfois très grande.... :bon:

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cisou9

200 heures de moulinage du dihydrogène dans du nitrite de magnésium. Les mesures montrent qu'environ 12% du nitrite est transformé en un hydrure de magnésium

Pas terrible comme rendement 12% en 200 h et l'énergie nécessaire pour le faire Risque d'être supérieurs à l'hydrogène stocké.
Sans compter la fabrication de l'H2. :_grat2:

PH
philouze

+2
un nouvel épisode dans le passionnant feuilleton "encore une nouvelle manière de perdre de l'énergie en bossant sur l'hydrogène" !
Je suis la série depuis mes 12 ans, c'est la saison 26 et c'est loin d'être la moins marrante :D

12% de rendement, 80 bars, 200 heures de 'moulinage' ah ah ah... on progresse ! et il manque le volume stocké par volume de nitrite, qui doit être assez lamentable, et les kWh potentiels par masse de nitrite.

VI
Victor

Et l'hydrogène tiré de l'acide formique on n'en parle plus des nouvelles ?

ME
Mendokse

philouze
+2
12% de rendement, 80 bars, 200 heures de 'moulinage' ah ah ah... on progresse ! et il manque le volume stocké par volume de nitrite, qui doit être assez lamentable, et les kWh potentiels par masse de nitrite.

C'est le nouveau principe de l'usine à gaz... :p

KA
kace

Je ne désespère pas qu'un jour on arrive au graal énergétique : des petites bactéries alimentée en CO2 et en eau et qui produisent directement des hydrocarbures, liquides idéalement (des octanes par exemple, genre méthane/butane/hexane), grâce à l'énergie du ... Soleil !

Mine de rien, la nature fait même bcp plus compliqué que ça (mais moins facilement exploitable) : les arbres. Mais le bois n'est pas idéal pour faire rouler une voiture ou un avion ...

AZ
Azerty38

kace
Je ne désespère pas qu'un jour on arrive au graal énergétique : des petites bactéries alimentée en CO2 et en eau et qui produisent directement des hydrocarbures, liquides idéalement (des octanes par exemple, genre méthane/butane/hexane), grâce à l'énergie du ... Soleil !


Mine de rien, la nature fait même bcp plus compliqué que ça (mais moins facilement exploitable) : les arbres. Mais le bois n'est pas idéal pour faire rouler une voiture ou un avion ...

un peu comme Green Fuel avec des algues

http://en.wikipedia.org/wiki/GreenFuel_ ... orporation
http://www.reseau-alliances.org/item/842.html

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macland

kace
Je ne désespère pas qu'un jour on arrive au graal énergétique ...Mine de rien, la nature fait même bcp plus compliqué que ça (mais moins facilement exploitable) : les arbres. Mais le bois n'est pas idéal pour faire rouler une voiture ou un avion ...

Le gazogène, inventé au xixe siècle, est un appareil permettant de produire un gaz combustible à partir de matières solides et combustibles tels que bois (gaz de bois), charbon de bois, coke ou anthracite, permettant d'alimenter des moteurs spéciaux, dits à gaz pauvres, des moteurs à explosion classiques ou bien des chaudières. Ce système, sous la forme mise au point par Georges Imbert, fut utilisé couramment en France, pour pallier l'absence de carburant automobile pendant la Seconde Guerre mondiale. C'est en effet un appareil simple à fabriquer, ne demandant que des matériaux faciles à se procurer... :bon:
http://fr.wikipedia.org/wiki/Gazog%C3%A8ne

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cisou9

:_salut:
Je l'ai connu, à l'époque j'avais environ 6 ans.
Il n'y avait pas beaucoup de puissance, et le système alourdissait le véhicule.
Dans les camions le gaso était entre la cabine et le plateau. :jap:

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macland

cisou9
:_salut:
Je l'ai connu, à l'époque j'avais environ 6 ans.
Il n'y avait pas beaucoup de puissance, et le système alourdissait le véhicule.
Dans les camions le gaso était entre la cabine et le plateau. :jap:

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cisou9

:_salut:
Merci Macland .

KA
kace

cisou9
:_salut:
Merci Macland .

Idem, merci Macland !
J'en avais vaguement entendu parlé, mais je ne connaissais pas vraiment en fait. Faute de mieux, ça marche, mais ça reste très rustique et avec un mauvais rendement ;-(.
On en revient au même : vivement les bactéries qui produisent directement du combustible !

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POB

Moi aussi cela me fait rigoler tous les Géo Trouvetout et Gaston Lagaffe, Grands Schtroumpfs et Cie, qui bricolent des engins pas possibles pour tenter de stocker le dihydrogène, qui gambergent des "solutions" plus ou moins burlesques aux rendements toujours dérisoires voire négatifs.
Le seul avantage dans cette mode, c'est que des gens cherchent, tels les alchimistes d'antan. Il y aura bien un jour quelqu'un qui trouvera une vraie solution, réellement rentable, mais je serai probablement dans le trou depuis longtemps, et mes ossements ne dégageront pas plus de dihydrogène que mon fabuleux cerveau ne produira de plaisanteries déjantées.
Et réciproquement.
A tout hasard, une piste : quand on chauffe du titane, il absorbe des gaz comme une éponge de l'eau, il est épouvantablement difficile de le souder. Je doute cependant que cette propriété soit utilisable pour stocker du dihydrogène.

Salut et fraternité*

PH
philouze

le stockage dans des éponges metalliques est une des voies de recherche.
Je n'y crois pas trop, le "risque" que n'importe laquelle des filières de recherche 'à air' sur les batteries aboutisse est bien trop grand. l'hydrogène serait alors relégué comme 'impasse technologique' car de toute manière, même pur, son rapport volume/énergie est intrinsèquement faible. Et il nécessite un transvasement, ce qui est un acte d'un autre age.

il y a fort à parier que la recharge inductive sera le standard à moyen terme et ce n'est pas possible en H2.

deux points indépassables qui condamnent AMHO cette techno...

VI
Victor

Avez vous entendu parlé du carburant utilisé par les allemands pendant la seconde guerre mondiale une essence synthétique tirée du charbon de nos jour elle pourrait être utilisée

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macland

Victor
Avez vous entendu parlé du carburant utilisé par les allemands pendant la seconde guerre mondiale une essence synthétique tirée du charbon de nos jour elle pourrait être utilisée

…une première discussion sur un autre Forum : http://forum.orange.fr/messages/index/1 ... arbon.html
Et un texte rapportant cette activité au travers de la vie d’un déporté… : http://www.fndirp.asso.fr/matricule.htm
Extrait : … les alertes, les descentes dans les caves, les dégâts après le bombardement de l'automne 1944, les morceaux de fils électriques jonchant le sol de l'usine où il travaille, qui produit de l'essence synthétique tirée du charbon…. :bon:

VI
Victor

désolé Macland mais je trouve tes réponses pas satisfaisante l'essence synthétique n'a rien à voir avec les camps ou occasionnellement et l''autre réponse est plutôt courte

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macland

Victor
désolé Macland mais je trouve tes réponses pas satisfaisante l'essence synthétique n'a rien à voir avec les camps ou occasionnellement et l''autre réponse est plutôt courte

...t'as le droit de chercher de ton côté... :D

VI
Victor

curieusement on n'en parle peu

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macland

Victor
curieusement on n'en parle peu

L’essence synthétique a été produite à grande échelle pour la première fois pendant la Seconde Guerre mondiale par l'industrie chimique allemande afin d'approvisionner la Wehrmacht qui manquait de pétrole. Les territoires conquis par le Troisième Reich n'étaient en effet pas de gros producteurs de pétrole (en dehors de la Galicie et de la Roumanie), et la guerre empêchait l'Allemagne d'acheter du pétrole aux pays producteurs de l'époque après 1940. Par ailleurs, les véhicules essentiels pour la Blitzkrieg en étaient gros consommateurs.
…En l’état actuel des connaissances techniques, la production de synfuel est aussi émettrice de CO2 que le raffinage, voire bien davantage, lorsqu’il est issu du charbon. Et l’état des technologies en fait un mode de production d’énergie très consommateur d’énergie, et donc coûteux….
…Une unité de production GTL exigeant un investissement deux à trois fois plus important qu’une raffinerie et l’accès à une matière première bon marché, seuls des projets d’envergure ont pour l’instant vu le jour chez les gros producteurs de gaz naturel (Moyen-Orient, Asie, Afrique), dans des pays qui y voient une manière supplémentaire de le valoriser… :bon:
Source : http://fr.wikipedia.org/wiki/Essence_synth%C3%A9tique