Acouphène - Définition

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Prévention

Les traumatismes auditifs étant la première cause d'acouphènes, il est important de les éviter.

Des réglementations existent qui limitent le volume sonore dans les lieux publics (105 dB en France, 90 dB en Belgique) et celui des baladeurs (100 dB en France).

Au niveau individuel, il est possible d'utiliser des bouchons avec filtre, moulés ou non (à ne pas confondre avec les bouchons de mousse).

Une protection auditive (casque ou bouchons de mousse) doit être utilisée lorsqu'on se sert d'un outil électrique bruyant (meuleuse d'angle, disqueuse, ponceuse à bande…), en particulier dans un lieu clos, comme une cave. Il suffirait de quelques secondes à un niveau sonore trop élevé pour abimer les cellules cilliées de l'oreille interne et provoquer un acouphène définitif.

Faute de traitement à ce jour, les services de santé devraient mettre l'accent sur la prévention quant aux traumatismes auditifs. À ce sujet, le Royaume-Uni a réellement compris le problème et a engagé des campagnes de prévention. En France, le respect de la législation et le seuil acceptable de décibels sont souvent bafoués et ne sont pas vérifiés dans les lieux publics (notamment dans les boîtes de nuit, pubs et concerts). La recherche dans ce domaine reste balbutiante, faute de moyens financiers et humains [Référence nécessaire].

Causes

Voici différentes causes (ou symptômes conjoints) possibles :

  • Ototoxiques
  • Traumatisme auditif (concert, discothèque, pétard, feu d'artifice…) : 65 % des cas en France
  • Surdité brusque
  • Barotraumatisme de l'oreille interne (accident de plongée…)
  • Perte auditive
  • Traumatisme crânien (particulièrement après des fractures)
  • Neurinome et tumeur de l'angle ponto-cérébelleux
  • Médicaments et drogues (aspirine, diurétiques, aminoglycosides, quinine…)
  • Problèmes cervicaux et mandibulaires
  • Problèmes dentaires (occlusion dentaire)
  • Infections chroniques
  • Otosclerose
  • Maladie de Menière
  • Hypertension
  • Bouchon (dur) de cérumen
  • Anémie sévère et insuffisance rénale
  • Borréliose (dont maladie de Lyme)
  • Stress, dépression ou soucis
  • Grand état de fatigue généralisée
  • Spasmophilie
  • Problèmes d'orthoptie

Le problème est aussi bien connu des musiciens. C'est par exemple le cas de Phil Collins, du guitariste des Who Pete Townshend, d'Ozzy Osbourne, Danny Elfman, Barbra Streisand, Eric Clapton et de beaucoup d'autres musiciens.

Solutions et traitements

Il n'existe pas de traitement miracle des acouphènes permettant de les guérir automatiquement, mais différentes thérapies et surtout des comportements à adopter permettent de les faire disparaitre totalement ou au pire pour certains patients de « s'y habituer ».

Le traitement d'urgence « standard » lors d'un traumatisme sonore aigu (TSA) entraînant des acouphènes est à base de corticoïdes et stimulant dopaminergique.

À partir du moment où le son perçu commence à diminuer en intensité, c'est que le patient est en bonne voie pour guérir.

Au-delà de ces 6 mois :

  • Selon certains médecins, dans 75 à 80 % des cas, les acouphènes sont plus ou moins tolérés : certains parlent d'habituation neuro-psychologique (les médecins). Les patients parleront plutôt de résignation face à la douleur chronique engendrée par ces acouphènes incurables.
  • Dans les 25 % de cas restants, les acouphènes sont intolérables, allant jusqu'à une forte détérioration de la vie quotidienne, de la concentration et du sommeil.
  • Le manque de sommeil est, avec le stress, l'une des causes essentielles de l'accentuation d'un acouphène.

Les solutions envisageables sont alors les suivantes :

  • Des attitudes personnelles : prendre conscience que plus on prête attention aux acouphènes et plus on essaie de lutter contre eux, plus ils deviennent gênants. Il faut alors éviter le silence (par exemple avec une musique de fond relaxante), ne pas s'isoler et développer ses contacts extérieurs. Le but étant simplement d'essayer de « vivre avec eux », dans l'attente de traitements efficaces. Ces solutions intéressantes pour les médecins démunis sont considérées par les patients comme des moyens inefficaces de combler un vide thérapeutique.

Après consultation d'un médecin ORL, on pourra recourir :

  • aux thérapies cognitivo-comportementales qui ont un rôle essentiel et complémentaire des autres thérapies : soutien psychiatrique, consultation de la douleur ; l'hypnose apporte un soulagement dans 65 à 75% des cas selon certains docteurs. ;
  • aux traitements médicaux allothérapeutiques (vasodilatateurs, anxiolytiques, antidépresseurs...) ; certains antiépileptiques qui atténuent considéralement la perception d'un acouphène, permettent de retrouver le sommeil et de passer le cap difficile des premiers mois d'habituation ;
  • aux appareils auditifs, très utiles lorsque les acouphènes sont associés à une perte auditive modérée. À cet effet, un audioprothésiste pourra proposer divers types de générateurs de bruit blanc ;
  • aux traitements médicaux chirurgicaux, comme l'implantation de Yo-yo, pour réduire notamment l'accumulation de liquides en pression dans la caisse du tympan.

Aussi, certains acouphènes sont directement liés à une dislocation de la mandibule se caractérisant par un claquement de la mâchoire. Le patient pourra, dans ce cas, consulter un stomatologue, afin de remettre la mâchoire pathologique en place et ainsi tenter de réduire l'intensité de ses acouphènes.

Certains acouphènes sont dûs à un disfonctionnement de l'occlusion dentaire, les dents de la machoire supérieure ne "s'emboitent "pas correctement avec les dents de la machoire inférieure. Cela se répercute sur l'articulation temporo-mandibulaire ainsi que sur l'équilibre ostéopathique des plaques osseuses crâniennes. L'ostépathie est indiquée dans ces cas-là mais il n'est pas garanti d'obtenir des résultats.

Par ailleurs, des essais thérapeutiques en stimulation magnétique trans-crânienne répétitive ont été utilisés, suivis de stimulations électriques après implantations d'électrodes corticales par voie neurochirurgicale. D'autres essais sont en cours en France (Paris, Lyon).

De fait, les possibilités de soulagement existent et il est important de ne pas se résigner sans explorer toutes les pistes existantes.

Cependant, il faut savoir qu'à l'heure actuelle, il n'y a ni traitement ni thérapie véritablement efficace pour soulager les acouphènes. Les excellents résultats présentés ci-dessus ne proviennent pas de sources impartiales et fiables [Référence nécessaire]. Certains médecins sachant que la médecine est démunie face aux acouphènes avancent ces chiffres qui reflètent leurs intérêts et non la réalité. [Subjectif, polémique]

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