Cité - Définition et Explications

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À la période où l'Occident découvre que ronde est la Terre

Dans cette période longue à partir du VIIe siècle la cité imprenable sera ce que l’on fabriquera en occident aussi bien à partir de l’expérience militaire offensive, celle acquise par exemple lors des heurts de la colonisation à partir du XVIe siècle(vers tous les points cardinaux attribués par le Saint-Siège lors de l'accord pour départager les colonisateurs) que sur l'expérience défensive acquise par exemple par des cités-États pratiquant des échanges commerciaux pacifiques (République de Venise). Les cités imprenables seront encore plus militairement spartiates par nécessité de résister à l'action de l'agresseur. Dans le même temps (Le temps est un concept développé par l'être humain pour appréhender le...) dans cette période longue, la ville fortifiée, dont le nom commence ou se termine par bourg, à activité (Le terme d'activité peut désigner une profession.) civile, est une ville de commerce et de production, avec son marché, ses murailles et ses franchises. Elle succèdera à la place forte constituée par l'ancienne cité qui devient vieillie face aux nouvelles techniques, mais ses habitants seront toujours des citadins distincts des villageois.

Philosophie

La Cité n'est pas uniquement un mot, une idée socio-économique liée à la ville antique ou médiévale. Elle est un concept philosophique lié à l' État, lié au Pouvoir de l'homme sur le monde (Le mot monde peut désigner :) présent par Nature : De la 'Cité Impériale', 'Cité interdite (La Cité interdite (Chinois : 故宫; pinyin : gùgōng) est le...)' antique à la 'Cité Administrative (En France, une cité administrative est un bâtiment ou un groupe de bâtiments qui...)' moderne , de la médiévale 'Île de la Cité' à l'actuelle 'Cité du Vatican' qui formule ses directives Urbi et Orbi.

Déjà, sous la Grèce Antique, la Cité est plus que le simple regroupement d'hommes libres en un terrain déterminé. Les philosophes cherchent la Cité idéale (La Cité idéale est une aspiration à la perfection architecturale, sociale, morale et...). Platon (Platon (en grec ancien Πλάτων / Plátôn),...) écrit alors La République, où il expose son idée de la cité parfaite, de la société parfaite, divisée en castes : celle des esclaves, entre autres, et celle des philosophes; ces derniers dirigeant la Cité avec sagesse… Déjà, la Cité est le terrain de recherche (La recherche scientifique désigne en premier lieu l’ensemble des actions entreprises en vue...) de la société parfaite, et on observe déjà un glissement sémantique qui valorise la toute puissance (Le mot puissance est employé dans plusieurs domaines avec une signification particulière :) de la ville. Sparte, Athènes, Corinthe, Mycènes, Thèbes, Delphes… la Cité est une Cité-État, avec sa capitale (Une capitale (du latin caput, capitis, tête) est une ville où siègent les pouvoirs,...). La Cité de Sparte est restée pour sa discipline, Athènes sa philosophie et sa démocratie, Delphes pour son temple et son oracle. La guerre de Troie, les récits de l'Iliade et de l'Odyssée mettent également en avant les valeurs patriotiques : Ulysse loin de son île (Une île est une étendue de terre entourée d'eau, que cette eau soit celle d'un cours d'eau, d'un...) est bien malheureux, et Sparte est réputée pour le patriotisme de ses citoyens.

Viendra alors Rome, où la conception étatique de la Cité arrive à maturité. Surtout, sous la Res Publica Romana et sous l'Imperium Romanum, les citoyens hors de Rome, acquièrent la citoyenneté romaine. Les citoyens n'appartiennent plus seulement à la civitas, mais aux zones conquises : n'est-ce pas là le premier État d’intégration ? Même Trajan, né en Ibérie, sera sacré empereur !

Au Moyen Âge, la Cité prend une connotation plus religieuse, avec la Cité de Dieu. Elle n'est pas qu'une association d'hommes libres : la Cité, dans son sens (SENS (Strategies for Engineered Negligible Senescence) est un projet scientifique qui a pour but...) théorique, tire son essence dans Dieu. Progressivement, vers la renaissance, l'idéal (En mathématiques, un idéal est une structure algébrique définie dans un anneau....) contractualiste va venir s'opposer aux conceptions théologiques (Bossuet) de la Cité, de l'État (Locke, Hobbes…).

La Fronde appelle à un État fort pour lutter contre une dévastation « anarchique » de la Cité, accompagnée par les évènements Anglais. Pour parler des villes sous les Lumières, on évoque les bourgs, les villes, mais plus rarement le mot "cité". On constate alors un glissement de la configuration sémantique, lié sans aucun doute à la revalorisation philosophique des cités antiques.[réf. souhaitée]

Les philosophes sont alors en majorité des cosmopolites passionnés de progrès. La volonté positiviste des Lumières devient de laïciser les valeurs. On cherche à trouver le bonheur sur Terre (La Terre est la troisième planète du Système solaire par ordre de distance...) et non plus seulement après la mort (La mort est l'état définitif d'un organisme biologique qui cesse de vivre (même si...). Manque alors la conscience morale (égale à règles de conduite), dictée (La dictée est l'opération par laquelle une personne lit ou au moins énonce à...) auparavant par Dieu en totale confiance (foi), qui n'existe plus maintenant dans ce système dicté par les hommes et leur besoin (Les besoins se situent au niveau de l'interaction entre l'individu et l'environnement. Il est...) d'Ordre pensé, conception de règles dont ils retrouvent trace (TRACE est un télescope spatial de la NASA conçu pour étudier la connexion entre le...) avec forte nostalgie dans les cités antiques gardées par des lois et des codes de valeurs morales. Montesquieu regarda ainsi la grande Rome, et chercha dans De l'Esprit des lois à comprendre les liens entre les institutions et la société.[réf. souhaitée]

Le XVIIIe siècle est le terrain philosophique de recherche de la Cité Idéale, qui perdure jusqu'à nos jours (Le jour ou la journée est l'intervalle qui sépare le lever du coucher du Soleil ; c'est la...) comme organisation (Une organisation est) naturellement harmonieuse : le libéralisme philosophique de Tocqueville (De la démocratie en Amérique (1835-1840) ); une forme de « nationalisme » par Rousseau; le marxisme duquel naîtra la première idéologie matérialiste de l'histoire excluant Dieu scientifiquement et surtout égalitariste hors de Dieu (idéologie jamais pleinement appliquée) ; le radicalisme philosophique d'Alain. Toutes ces doctrines furent inspirées après ou pendant l'écriture de nombreuses utopies, telle celle de Thomas More (XVe siècle), fabriquant des cités idéales, souvent étranges, n'acceptant aucun progrès et accordant assez peu de libertés aux citoyens (qui n'y sont pas que des citadins) : ces utopies sont conformes à l'esprit de non réformabilité du modèle parfait initial qui a été parfaitement posé pour son avenir-devenir (Logos, raison "divine"), une conception de l'univers (L'Univers est l'ensemble de tout ce qui existe et les lois qui le régissent.) que les philosophes chrétiens trouvent prétentieuse.

Ainsi de la Cité éternelle que fut Rome, des grandes Sparte et Athènes, pensées, et repensées par les philosophes naquirent les doctrines philosophiques et/ou politiques (marxisme, fascisme, etc.). L'objectif est de trouver un modèle politique et social idéal. La cité -et par extension l'État - espace peuplé, voire surpeuplé d'hommes, est le lieu privilégié, la pâte à penser des philosophes en termes de réflexion politique.

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