Histoire de la route en France au XVIe siècle - Définition et Explications

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Introduction

L'histoire de la route en France au XVIe siècle rend compte de l'évolution du réseau routier français, des modes d’échanges et de déplacement, de l’administration, du financement et de la construction des routes et des ouvrages entre l’an 1500 et l’an 1600. Elle fait suite à l'histoire de la route (Le mot « route » dérive du latin (via) rupta, littéralement « voie brisée », c'est-à-dire creusée dans la roche, pour ouvrir le chemin.) en France au Moyen Âge.

A la fin du Moyen Âge, le réseau (Un réseau informatique est un ensemble d'équipements reliés entre eux pour échanger des informations. Par analogie avec un filet (un réseau est un « petit rets », c'est-à-dire un petit filet), on...) est structuré avec des « voies médiévales » en terre (La Terre est la troisième planète du Système solaire par ordre de distance croissante au Soleil, et la quatrième par taille et...), parallèles quelquefois à la voirie (La voirie désigne à la fois :) ordinaire, héritée de l’organisation romaine. Les cheminements vers les foires, mais aussi les pèlerinages avaient été des facteurs de développement, même si les centres d’intérêt sont plutôt de proximité.

Le XVIe siècle, siècle (Un siècle est maintenant une période de cent années. Le mot vient du latin saeculum, i, qui signifiait race, génération. Il a ensuite indiqué la durée d'une...) de la Renaissance, est caractérisé par un essor urbain et de nombreux échanges commerciaux qui contribuent à un important développement de la circulation (La circulation routière (anglicisme: trafic routier) est le déplacement de véhicules automobiles sur une route.) terrestre et fluviale sur le territoire (La notion de territoire a pris une importance croissante en géographie et notamment en géographie humaine et politique, même si ce concept est utilisé par d'autres sciences humaines. Dans le dictionnaire de...) national, mais aussi de pays (Pays vient du latin pagus qui désignait une subdivision territoriale et tribale d'étendue restreinte (de l'ordre de quelques centaines de km²), subdivision de la civitas gallo-romaine. Comme la civitas qui subsiste le...) à pays. Les rues des villes sont pavées et les grands itinéraires commencent à l’être. En 1552 est ordonnée la plantation (Une plantation est une exploitation agricole en monoculture de cultures à forte valeur économique destinées à la vente vers des marchés internationaux. La plantation est souvent associée à...) d’arbres en bordures des routes, génèse des futures plantations d’alignement qui vont être réalisées dans les siècles qui vont suivre.

Même si le roi mandate des commissaires ou magistrats pour lever des impôts et contrôler la réalisation et l’entretien des routes, il n’a guère de pouvoir effectif et n'administrait pas les voies publiques. Souvent l’entretien fait défaut et les ouvrages périclitent. Il faudra attendre la fin du XVIIe siècle pour voir émerger cette organisation (Une organisation est) centralisée.

De nouveaux échanges commerciaux

Au XVIe siècle, les grandes découvertes constituent une vraie révolution. L'appel des routes maritimes, celles de la façade atlantique, celles de l'Espagne et du Portugal, centres de redistribution, vont figer des grands itinéraires de transit. Un nouvel équilibre se profile entre routes maritimes et routes terrestres. Les unes et les autres, complémentaires le plus souvent, connaissent diverses fluctuations en fonction des polarisations nouvelles : villes, foires, universités....

Sur les routes, apparaissent de nouveaux itinérants : des voyageurs, militaires, étudiants et humanistes chevronnés, prédicateurs de toute obédience, s'orientant vers Rome ou vers Genève, et, avant tout (Le tout compris comme ensemble de ce qui existe est souvent interprété comme le monde ou l'univers.), essor du commerce. Le marchand «aux pieds poudreux» cheminant au XIIe siècle, au pas de sa mule, se transforme au moment de la Renaissance. Avec l'essor urbain, il participe à l'apparition d'un homme (Un homme est un individu de sexe masculin adulte de l'espèce appelée Homme moderne (Homo sapiens) ou plus simplement « Homme ». Par distinction, l'homme...) nouveau, l'homme d'affaires et d'une forme nouvelle, le capitalisme commercial (Un commercial (une commerciale) est une personne dont le métier est lié à la vente.), dopé par l'essor démographique et la montée des prix, au sein de la bourgeoisie marchande. Profitant des quelques inventions liées à la traction et à l'aménagement routier, la circulation terrestre ou fluviale à l'échelle du continent (Le mot continent vient du latin continere pour « tenir ensemble », ou continens terra, les « terres continues ». Au sens propre, ce terme désigne une...) se développe, en nombre (La notion de nombre en linguistique est traitée à l’article « Nombre grammatical ».), en masse (Le terme masse est utilisé pour désigner deux grandeurs attachées à un corps : l'une quantifie l'inertie du corps (la masse inerte) et l'autre la contribution du corps...) et en volume (Le volume, en sciences physiques ou mathématiques, est une grandeur qui mesure l'extension d'un objet ou d'une partie de l'espace.).

Les premiers guides touristiques

La guide des chemins de France

Les cartes routières n’existent pas encore et n’apparaîtront qu’au XVIIème siècle avec le premier cartographe français Nicolas Sanson d’Abbeville. Mais l’année 1553 marque une vraie révolution dans la connaissance des routes avec la parution de la guide des chemins de France. Ce guide, se distingue des autres documents de l’époque par la richesse de son contenu, la concision de son style et sa grande maniabilité (La maniabilité désigne la plus ou moins bonne aptitude d'un véhicule terrestre, naval ou aérien à réagir aux sollicitations de son conducteur ou pilote pour effectuer les manœuvres désirées.). Il servira de modèle ultérieurement à de nombreux guides similaires. Un certain nombre d’itinéraires y sont décrits avec des descriptifs des régions ou de villes concernées.

Un guide sur commission royale

Nicolas de Nicolaï reçoit par deux fois (1567 et 1570) commission royale pour décrire «en général et en particulier» le royaume de France. Chargé de cartographier chaque région, il perfectionne son programme, y incluant la description de la situation (En géographie, la situation est un concept spatial permettant la localisation relative d'un espace par rapport à son environnement proche ou non. Il inscrit un lieu dans un cadre plus général afin...), des limites, de l'origine des peuples, des fleuves, des forêts et leurs officiers… les paroisses avec le nombre des feux. Sont ainsi décrits le Berry, le Bourbonnais et le Lyonnais.

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