Introduction
La science de l'occlusion dentaire est une branche de l'odontologie. Elle concerne l'aspect mécanique, statique et dynamique, des mâchoires chez l'être humain.
La science de l'occlusion dentaire est une branche de l'odontologie. Elle concerne l'aspect mécanique, statique et dynamique, des mâchoires chez l'être humain.
Pour le jeune dentiste, les connaissances de la mécanique des mâchoires pose problème dès le diplôme
| "The “Science of Occlusion” is considered one of the most complex and difficult subjects in dentistry. Therefore it is seldom taught in dental schools to the degree that it should be and most graduates leave school with a very limited understanding of occlusion" |
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Source : International Academy of Gnathology, American Section.
*Media*Dico définit le terme « occlusion » comme étant un état de « fermeture ; état de ce qui est fermé ». Le Wikitionnaire définit l'occlusion dentaire comme un état, réflexe ou volontaire, de contacts entre les mâchoires, humaines ou animales, par l'intermédiaire de toutes les dents antagonistes, naturelles ou artificielles (implants dentaires, coiffés d'une couronne prothétique ou prothèse unitaire fixée). La physiologie humaine décrit principalement une occlusion dynamique (syn. posture), associée aux différentes fonctions manducatrices. Cette posture de la mâchoire inférieure dépend autant d'une interaction réciproque entre la gravité terrestre (lois universelles de la Physique, une science exacte), les déterminants de l’occlusion dentaire (mécanorécepteurs périodontaux ou proprioception desmodontale), les réflexes innés ou proprioceptifs, le jeu musculaire agoniste/antagoniste et le repos physiologique des muscles associé à leur vascularisation, que de la posture de l'extrémité céphalique (tête), du tronc et des membres supérieurs et inférieurs. Quant à l'occlusion statique fugace, elle est exceptionnelle par sa durée (moins de 0,5 sec/min), mais le plus souvent induite par la seule injonction iatrogène. Bien que largement utilisée dans la profession dentaire, l'occlusion d'injonction iatrogène n’est jamais représentative de toute la fonction manducatrice naturelle (biologique).
Quelle appellation choisir pour décrire la science de l'occlusion dentaire ?
Les universités ne parviennent pas à accorder leurs dictionnaires dans un domaine, pourtant essentiel, à la pratique dentaire quotidienne. En effet, un flou artistique règne entre : occlusion, occlusodontie, gnathologie, gnathologie fonctionnaliste, occlusion neuromusculaire, occlusodontologie, mécanique des maxillaires, etc.
Au XX siècle
La découverte progressive des bases fondamentales de la médecine générale a bouleversé les dogmes d'antan. L'approche objective de la science de l'occlusion dentaire est devenue de plus en plus technique, ouvrant la porte aux règles de l'art et aux dernières données acquises par les science médicales. Aujourd'hui, la justification scientifique devient incontestable et incontournable. Pour le professionnel, il reste cependant difficile d'outrepasser les dogmes acquis de longue date. En effet, ceci implique des choix irréversibles sur ce qu'il faut conserver des enseignements du passé et sur ce qu'il faut avoir le courage de rejeter définitivement.
l'occlusion dentaire
La science de l'occlusion dentaire peut se comparer à la mécanique d'un véhicule automobile. Celle-ci peut s'étudier soit à l'arrêt ou occlusion statique (occlusion des dents, position de repos physiologique, etc.), soit en mouvement ou occlusion dynamique (manducation, mastication, phonation, déglutition, etc.). Quant à l'occlusion d'injonction iatrogène, elle ne présente aucun intérêt scientifique. Ceci étant, la science de l'occlusion dentaire procure beaucoup de satisfactions professionnelles, confortées par des sciences médicales devenues de plus en plus précises et exactes au fil du dernier siècle.
Au XX siècle, plusieurs découvertes procurent des références universelles et des données acquises aux bases fondamentales de la Médecine (BAC en médecine générale) : Physique (gravité terrestre), Chimie, Biologie, Anatomie, Physiologie humaine (réflexe de Pavlov ; réflexes de Sherrington), Biochimie (cycle de Krebs), etc.
L'être humain non malade repose de moins en moins sur des dogmes : ce que l'on appelait « vital relations » ou « hinge axis » en gnathologie (1924) devient précis, scientifique et reproductible. Aujourd'hui, les bases fondamentales de la médecine sont devenues objectives, rigoureuses et incontournables pour toute science de l'occlusion.
| Class I | 692 | |||
| Class II | ||||
| Division 1 | 90 | |||
| Subdivision | 34 | |||
| Division 2 | 42 | |||
| Subdivision | 100 | |||
| Classe III | ||||
| Division | 34 | |||
| Subdivision | 8 | |||
| 1.000 |
(p.58-59)
Conclusion.
Toutes les classes d'E. H. Angle, en ce compris la Classe I (692 patients sur 1000), sont des classes de malocclusions. La seule erreur d'E. H. Angle est d'être né 150 ans trop tôt, mais l'erreur contemporaine ne serait-elle pas de vouloir créer, à tout prix, une "Classe I d'E. H. Angle" lors des traitements iatrogènes ?
"Classification of Malocclusion
As we have seen, there are seven distinct positions wich teeth in malocclusion may occupy, indicated by their deviation from the line of occlusion. This different malpositions form combinations in cases of malocclusion wich are pratically limitless in their variations (...) These classes are based on the mesio-distal relations of the teeth, dental arches, and jaws, wich depend primarily upon the positions mesio-distally assumed by the first permanent molars on their erupting and locking. Hence in diagnosing cases of malocclusion we must consider, first, the mesio-distal relations of the jaws and dental arches, as indicated by the relation of the lower first molars with the upper first molars - the keys of occlusion ; and second, the positions of the individual teeth, carefully noting their relations to the line of occlusion" (p.35-36).
"In other words, it would not classify with any definiteness and would necessitate a lengthy description in order to convey to the listener's mind its true condition : while under the author's classification, if a case be spoken of as belonging to a certain Class, Division, or Subdivision, there is at once created in the mind a quite perfect understanding of the case - not only the peculiarities of the occlusion, and the relations of the jaws, but also the art relations, condition of the throat and nose, habits of the patient, etc., and nothing further is needed to complete the picture except minor individuals peculiarities".
Conclusion.
Conclusion.
Jurisprudence relative à l’obligation de moyens en ce qui concerne la "Science de l'occlusion" :
| « ***Commet une faute le dentiste qui ne rééquilibre pas l'*articulé dentaire de son client (...) Le praticien, qui a conçu une prothèse qui devait nécessairement se briser à brève échéance ***en raison de l'*occlusion défectueuse dont souffrait son patient, engage sa responsabilité ». |
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Conclusion.
Conclusion.
Pratiquer l'occlusodontologie, c'est d'abord et avant tout ():
La relation myodéterminée asymptomatique (RMDA)
La relation myodéterminée asymptomatique est le reflet de la fonction manducatrice physiologique. La RMDA dépend autant des facteurs statiques (gravité terrestre, arcades dentaires, langue, os, articulations temporo-mandibulaires ou ATM, etc.), que des facteurs dynamiques (propriocepteurs périodontaux, récepteurs muqueux ou articulaires, fuseaux neuromusculaires, muscles, système nerveux, positions du corps, stress, facteurs exogènes, etc.).
L'occlusion réflexe
Le travail lingual et le mouvement de déglutition salivaire ont un rôle majeur dans l'installation ou non de l'occlusion réflexe des arcades dentaires. Ce sont des cofacteurs fonctionnels, essentiels de la croissance faciale chez l'enfant et l'adolescent :
La déglutition salivaire dysfonctionnelle
La déglutition salivaire dysfonctionnelle est un cofacteur pathogénique de la dysfonction manducatrice : augmentation du recrutement spatial et temporel des muscles posturaux de la mandibule et des muscles de la langue. Par interactions réciproques face à la gravité terrestre, les postures de la mâchoire inférieure, de la tête, du tronc et des membres se complètent mutuellement, et autant dans la fonction que dans la dysfonction de l'un ou l'autre des composants du corps humain. Ceci explique qu'une dysfonction mandibulaire peut avoir des répercussions au niveau d'un examen clinique de podologie.
D’où les questions légitimes
« Quand mes dents du haut sont-elles en contacts avec celles du bas ? Lors de la mastication ? Lors de la déglutition ? Lors de la phonation ? »
Différents cas sont possibles :
Muscles manducateurs
Par muscles manducateurs, il faut entendre non seulement les muscles posturaux de la mâchoire inférieure (m. masticateurs, m. hyoïdiens, m. de la langue, etc.), mais aussi tous les muscles qui influencent, de près ou de loin, la posture mandibulaire : tête, nuque, épaules, tronc et membres. Le repos physiologique des muscles manducateur est un état dynamique qui fait partie de la relation myodéterminée asymptomatique (RMDA).
Pour A. Jeanmonod, Professeur émérite, Paris (France) :
En bouche « vide », le fluide salivaire facilite le glissement des organes buccaux les uns contre les autres. Une bouche sèche augmente les forces de frictions (respirateur buccal) et aggrave aussi la symptomatologie de la dysfonction manducatrice (DSD).
En plus de sont rôle lubrifiant, la salive contient des enzymes de prédigestion qui se conjuguent au bol alimentaire lors des repas.
La vue des aliments augmente le débit de la sécrétion salivaire : c’est le réflexe d’I. P. PAVLOV (Prix Nobel 1904).
La sécrétion annuelle correspond à un peu moins d’une demi-tonne de salive, soit 1,5 litres par jour.
Ce liquide a deux issues possibles :
Cette dernière possibilité résulte du mouvement complexe de la déglutition salivaire : c’est le travail le plus gourmand en énergie (ATP) pour l’appareil manducateur. En moyenne, on observe une déglutition salivaire toutes les minutes, soit 1.500 à 2.000 déglutitions par jour.
En termes de temps (24 heures sur 24) et de consommation énergétique (ATP), la déglutition salivaire est le travail le plus important de l’appareil manducateur en regard des autres fonctions (mastication, phonation, respiration buccale, etc.)
Pour le Pr. F. HARTMANN, Marseille (France), 2009 :
| « Dans la dysfonction linguale, la langue ne cesse d'envoyer des informations parasites aux dents. Les récepteurs dentaires de tact (type 1) sont ainsi sans cesse sollicités par la langue. Sur le plan neurophysiologique, cette dysfonction s'apparente ainsi à la crispation des mâchoires dents serrées de A. Jeanmonod ». |
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Mais alors : où se cache cette déglutition idéale du patient physiologiquement parfait, cet être étalon qui pourrait également servir de référence objective pour toutes les recherches médicales scientifiques ? Nul ne le sait : les recherches utiles n'ont pas encore été réalisées en ce sens.