Asynchronous transfer mode
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Pile de protocoles
Application
Présentation
Session
Transport
Réseau
Liaison de données (Dans les technologies de l'information (TI), une donnée est une description élémentaire, souvent codée, d'une chose, d'une transaction d'affaire, d'un événement, etc.)
Physique (La physique (du grec φυσις, la nature) est étymologiquement la « science de la nature ». Dans un sens général et...)
Modèle OSI

ATM

Asynchronous Transfer Mode (Asynchronous Transfer Mode (Mode de transfert asynchrone) ou ATM, est un protocole réseau de niveau 2, basé sur la segmentation des données en « cellules » de longueur unique plutot qu'en...) (Mode de transfert asynchrone) ou ATM, est un protocole réseau (Un protocole réseau est un protocole de communication mis en œuvre sur un réseau informatique.) de niveau 2, basé sur la segmentation (De manière générale, le mot segmentation désigne l'action de segmenter, le fait de se segmenter ou son résultat. En particulier, le mot est employé dans les domaine suivants :) des données en " cellules " de longueur (La longueur d’un objet est la distance entre ses deux extrémités les plus éloignées. Lorsque l’objet est filiforme ou en forme de lacet, sa longueur est celle de...) unique plutot qu'en paquets de longueur variable (En mathématiques et en logique, une variable est représentée par un symbole. Elle est utilisée pour marquer un rôle dans une formule, un prédicat ou un...) comme peuvent le faire des protocoles de type non connecté comme IP ou Ethernet (Ethernet est un protocole de réseau local à commutation de paquets. Bien qu'il implémente la couche physique (PHY) et la sous-couche Media Access Control...).

ATM a été conçu pour fournir un standard réseau (Un réseau informatique est un ensemble d'équipements reliés entre eux pour échanger des informations. Par analogie avec un filet (un réseau est un « petit rets », c'est-à-dire un petit filet), on...) unifié qui pourrait supporter un trafic réseau synchrone (PDH, SDH), aussi bien qu'un trafic utilisant des paquets (IP, Frame relay, etc.) tout (Le tout compris comme ensemble de ce qui existe est souvent interprété comme le monde ou l'univers.) en supportant plusieurs niveaux de qualité de service (La qualité de service (QdS) ou Quality of service (QoS) est la capacité à véhiculer dans de bonnes conditions un type de trafic donné, en termes de disponibilité,...) (QoS).

ATM est un protocole asynchrone, mais il s'appuie en général sur une couche de transport (Le transport est le fait de porter quelque chose, ou quelqu'un, d'un lieu à un autre, le plus souvent en utilisant des véhicules et des voies de communications (la route, le canal ..). Par assimilation, des actions de déplacements et...) synchrone. C'est à dire que les cellules ATM sont envoyées de manière asynchrone, en fonction des données à transmettre, mais on utilise un flux (Le mot flux (du latin fluxus, écoulement) désigne en général un ensemble d'éléments (informations / données, énergie, matière, ...) évoluant...) synchrone pour les transporter.

Les cellules

Les cellules ATM sont des segments de donnèes de taille fixe de 48 octets de charge utile (La charge utile (payload en anglais ; la charge payante) représente ce qui est effectivement transporté par un moyen de transport donné, et qui donne lieu à un paiement ou un bénéfice non pécuniaire pour être transporté.) et 5 octets d'en-tête, soit 53 octets.

La taille de la cellule présente une certaine importance car celle-ci influe sur la forme des protocoles des couches supérieures. Afin que le récepteur puisse interpréter correctement les données contenues dans la cellule, cette dernière doit contenir des informations de contrôle (Le mot contrôle peut avoir plusieurs sens. Il peut être employé comme synonyme d'examen, de vérification et de maîtrise.) décrivant la relation de cette cellule avec les autres dans le flot de données.

La couche AAL (ATM Adaptation Layer)

Les couches AAL sont chargées de segmenter et de ré assembler les cellules provenant des applications. ATM a été conçu pour pouvoir transporter des flux de données variés, la vidéo (La vidéo regroupe l'ensemble des techniques, technologie, permettant l'enregistrement ainsi que la restitution d'images animées, accompagnées ou non de son, sur un...), la voix ou des données. Mais le transport de ces différents types de flux de données ne nécessite des types de services différents, exemple: (les contraintes sur les données ne sont pas les mêmes pour le transport de la voix). Pour faire face à ces divers besoins des applications, diverses couches AAL ont été définies:

  • AAL1 : Supporte les applications vidéo et audio à débit (Un débit permet de mesurer le flux d'une quantité relative à une unité de temps au travers d'une surface quelconque.) constant, comme le transport de la voix.
  • AAL2 : Supporte les applications vidéo et audio à débit variable.
  • AAL3/4 : Ce type de couche AAL est adapté en transfert sécurisé de données.
  • AAL5 : Adapté au transport de données.

À l'origine, ATM était censé être la technologie (Le mot technologie possède deux acceptions de fait :) permettant le 'Broadband Integrated Services Digital Network' (B-ISDN) qui remplacerait le RTC existant. La suite complète de standards ATM propose des définitions pour les couches de niveaux 1, 2 et 3 du modèle OSI classique à 7 couches. Les standards ATM étaient dessinés sur des concepts destinés aux télécommunications (Les télécommunications sont aujourd’hui définies comme la transmission à distance d’information avec des moyens électroniques. Ce terme est plus utilisé que le...) plutôt qu'aux réseaux informatiques. Pour cette raison, un immense travail a été réalisé pour intégrer dans ATM le plus possible de technologies et conventions existant en télécommunications.

ATM est donc une technologie assez complexe, dont les fonctionnalités s'appliquent aussi bien aux réseaux globaux des sociétés de télécommunications (telco) qu'aux LAN plus réduits.

Beaucoup de sociétés de télécommunications ont mis en place de grands réseaux ATM et beaucoup d'implémentations DSL utilisent ATM. Cependant ATM a échoué à être largement répandu en tant que technologie LAN et sa grande complexité (La complexité est une notion utilisée en philosophie, épistémologie (par exemple par Anthony Wilden ou Edgar Morin), en physique, en biologie (par exemple par Henri Atlan), en sociologie, en informatique ou en sciences de...) a été un obstacle à son développement en tant que technologie réseau intégrative comme ses inventeurs l'avaient imaginée…

La plupart des bonnes idées d'ATM ont été reprises dans MPLS, un protocole de niveau 2 de commutation de paquets (La commutation de paquets, ou plus généralement la commutation d'étiquettes est une des techniques de commutation. Les grandes techniques de commutation correspond à la commutation :) (packet switching). MPLS apporte la possibilité de transmettre des paquets de longueur variable, mais il n'atteint pas le même niveau de définition (Une définition est un discours qui dit ce qu'est une chose ou ce que signifie un nom. D'où la division entre les définitions réelles et les définitions nominales.) et de garantie de qualité de service (QoS) que l'ATM.

ATM est utile et largement déployé comme couche de multiplexage (Le multiplexage est une technique qui consiste à faire passer deux ou plusieurs informations à travers un seul support de transmission.) dans les réseaux DSL, où ses compromis correspondent bien aux besoins de cette application. Il est aussi utilisé aujourd'hui dans les interconnexions à haute vitesse (On distingue :) pour combiner le trafic PDH/SDH et le trafic de paquets dans une architecture (L’architecture peut se définir comme l’art de bâtir des édifices.) simple.

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