Barrages d'Inga
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Les barrages hydro-électriques d'Inga sont deux barrages situés en République démocratique du Congo, sur le fleuve Congo dans la province du Bas-Congo, à proximité de la ville (Une ville est une unité urbaine (un « établissement humain » pour l'ONU) étendue et fortement peuplée (dont les...) de Matadi. Ces deux ouvrages distincts sont dénommés Inga I et Inga II. Inga III et Grand Inga ne sont actuellement que des projets.

Ces ouvrages, à l'instar de l'Usine sidérurgique de Maluku, furent construits dans le cadre d'une politique de développement et de prestige du pays (Pays vient du latin pagus qui désignait une subdivision territoriale et tribale d'étendue restreinte (de l'ordre de quelques centaines de km²), subdivision de la civitas...) par le régime du Président Mobutu Sese Seko. La maintenance des barrages ne pouvant être assurée, ceux-ci fonctionnent désormais au ralenti. Ils sont exploités par la Société nationale d'électricité (L’électricité est un phénomène physique dû aux différentes charges électriques de la matière, se manifestant par une énergie. L'électricité désigne également la branche...) (SNEL).

Comme d'autres ouvrages pharaoniques créés dans le pays au service de politiques de prestiges qui ne purent être assumées, ils sont souvent qualifiés d'éléphants blancs.

Caractéristiques techniques

Exportation d'électricité vers l'Angola, la République du Congo et le Zimbabwe. Des lignes relient également le complexe à la Zambie, au Botswana, à la Namibie et à l'Afrique (D’une superficie de 30 221 532 km2 en incluant les îles, l’Afrique est un continent couvrant 6 % de la surface terrestre et 20,3 % de la surface des terres...) du Sud (Le sud est un point cardinal, opposé au nord.). Une ligne haute tension (La tension est une force d'extension.) relie en effet le barrage (Un barrage est un ouvrage d'art construit en travers d'un cours d'eau et destiné à réguler l'écoulement naturel de l'eau pour permettre l'écoulement recherché.) à Lubumbashi et à la province zambienne du Copperbelt : le projet (Un projet est un engagement irréversible de résultat incertain, non reproductible a priori à l’identique, nécessitant le concours et l’intégration...) Inga-Shaba.

Une seconde ( Seconde est le féminin de l'adjectif second, qui vient immédiatement après le premier ou qui s'ajoute à quelque chose de nature identique. La seconde est une unité de mesure du temps. La seconde...) ligne haute-tension est envisagée vers le nord (Le nord est un point cardinal, opposé au sud.) en direction des pays du golfe (Un golfe (italien golfo, grec kolpos, pli) est une partie de mer avancée dans les terres, en général selon une large courbure.) de Guinée. Une troisième enfin est prévue vers le nord-ouest (Le nord-ouest est la direction entre les points cardinaux nord et ouest. Le nord-ouest est opposé au sud-est.), en direction du Tchad et du Soudan.

Par ailleurs, seule 5 % de la population congolaise a accès à l'électricité. Kinshasa (Kinshasa (ancienne Léopoldville) est la capitale et la plus grande ville de la République démocratique du Congo, avec une population de 8,096,254 d'habitants, et 9,343,416 pour...) elle-même se trouve imparfaitement desservie.

  • Inga I : 351 MW, entrée en service en 1972.
  • Inga II : 1 424 MW, entrée en service en 1982.
  • Inga III : 3 500 MW, en projet

Inga I et II fonctionnent actuellement à 20 % de leur capacité, la plupart des turbines étant à l'arrêt, faute de pièces de rechange.

Avenir du complexe

Divers contacts sont intervenus récemment, dont avec la NEPA (Nigeria) et Westcor, consortium emmené par Eskom (Afrique du Sud), en vue (La vue est le sens qui permet d'observer et d'analyser l'environnement par la réception et l'interprétation des rayonnements lumineux.) du redéploiement du complexe.

Westcor projette notamment la construction d'une centrale Inga III (3,5 GW). En théorie (Le mot théorie vient du mot grec theorein, qui signifie « contempler, observer, examiner ». Dans le langage courant, une théorie est une idée ou une connaissance spéculative, souvent basée sur...), avec une telle capacité, le complexe Inga I, II ,III aura une puissance (Le mot puissance est employé dans plusieurs domaines avec une signification particulière :) installée de plus de 5,2 GW ce qui permettrait d'alimenter en électricité toute l’Afrique australe.

Des projections prévoient qu’à terme la puissance produite sur ce site atteindrait 39 GW, avec le projet Grand Inga. À titre de comparaison, le barrage des Trois Gorges (Le barrage des Trois-Gorges (en chinois ????simpl./????trad., en pinyin s?nxiá dàbà) est un barrage hydroélectrique situé au cœur de la République populaire de Chine...) en Chine d'une puissance installée de 18,2 GW produira 84,7 TWh en 2009.

Personnalité liée au lieu

  • Philippe de Dieuleveult, disparu le 6 août 1985 en fin de matinée à proximité d'Inga.

Vue satellite (Satellite peut faire référence à :) WikiMapia

vue satellite des barrages d'Inga

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