Joseph Jérôme Lefrançois de Lalande
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Jérôme Lalande
Jérôme Lalande

Joseph Jérôme Lefrançois de Lalande est un astronome français, né le 11 juillet 1732 à Bourg-en-Bresse et mort le 4 avril 1807 à Paris.

Biographie

Ses parents l’envoient à Paris (Paris est une ville française, capitale de la France et le chef-lieu de la région d’Île-de-France. Cette ville est construite sur une boucle de la Seine,...) pour y étudier le droit. Il loge dans la capitale (Une capitale (du latin caput, capitis, tête) est une ville où siègent les pouvoirs, ou une ville ayant une prééminence dans un domaine social, culturel,...) à l’Hôtel Cluny, où Joseph-Nicolas Delisle (1688-1768) a installé un observatoire. Lalande découvre alors l’astronomie et devient un élève zélé et favori de Delisle ainsi que de Pierre Charles Le Monnier (1715-1799).

Après la fin de ses études, il retourne à Bourg-en-Bresse pour exercer le métier d’avocat. Le Monnier obtient la permission pour envoyer Lalande à Berlin pour y observer la parallaxe (La parallaxe est l'incidence du changement de position de l'observateur sur l'observation d'un objet.) lunaire (Pour les homonymes, voir Pierrot lunaire, une œuvre de musique vocale d'Arnold Schönberg.), simultanément, l’abbé Nicolas-Louis de Lacaille (1713-1762) fait de même au Cap.

Il a fondé la Société d'émulation de l'Ain en 1755 et été élu à l’Académie de Rouen le 4 mars 1761.

Le succès de sa mission le fait entrer à l’Académie des sciences de Berlin à 21 ans. Il obtient aussi un poste d’assistant à Paris. Il se consacre alors à l’étude des planètes du système solaire (Le système solaire est un système planétaire composé d'une étoile, le Soleil et des corps célestes ou objets définis gravitant autour de lui (autrement dit,...) et publie en 1759 une édition corrigée des tables d’Edmond Halley (1656-1742) et y ajoute une histoire de la comète (En astronomie, une comète est un petit astre brillant constitué de glace et de poussière du système solaire, dont l'orbite a généralement la forme d'une ellipse très...) de Halley qui est observable (Dans le formalisme de la mécanique quantique, une opération de mesure (c'est-à-dire obtenir la valeur ou un intervalle de valeurs d'un paramètre physique, ou plus généralement une information sur un...) cette année-là : avec l’aide d’Alexis Clairaut et de Nicole-Reine Lepaute, il en a calculé la date de retour et les éléments orbitaux.

En 1762, Delisle démissionne de sa chaire d’astronomie au Collège de France (Le Collège de France, situé au no 11 place Marcelin-Berthelot dans le quartier latin de Paris (Ve arrondissement), est un grand établissement d'enseignement et de recherche....) en faveur de Lalande qui occupe cette fonction 46 ans. Sa maison (Une maison est un bâtiment de taille moyenne destiné à l'habitation d'une famille, voire de plusieurs, sans être considérée comme un immeuble collectif.) devient une école d’astronomie, ses élèves comptent Jean-Baptiste Joseph Delambre (1749-1822), Giuseppe Piazzi (1746-1826), Pierre Méchain (1744-1804) ainsi que son propre neveu Michel Lefrançois de Lalande (1766-1839). Sa renommée vient de son travail sur l’orbite de Vénus en 1769, mais son caractère difficile lui vaut de nombreuses inimitiés.

Lalande contribue grandement à populariser l’astronomie. Il fait paraître de 1789 à 1798 son Histoire céleste française où il décrit 50 000 étoiles. Il est également l’auteur d’une chronique des sciences de son époque (deux volumes, Bibliographie astronomique, 1804). Il fonde, en 1802, un prix destiné à récompenser l’œuvre d’astronomes, le prix Lalande.

Hommages

Aujourd’hui, un lycée de Bourg-en-Bresse porte son nom, le Lycée Lalande, ainsi qu’une rue (La rue est un espace de circulation dans la ville qui dessert les logements et les lieux d'activité économique. Elle met en relation et structure...) du quatorzième arrondissement de Paris.

Principaux travaux

  • Traité d’astronomie (deux volumes, 1764, augmenté en quatre volumes, de 1771 à 1781, une troisième édition en trois volumes, 1792).
  • Astronomie des dames (1785).
  • Abrégé de navigation (1793).
  • Histoire céleste française (1801).
  • Bibliographie astronomique (1803).
  • Voyage d’un français en Italie (1769), compte rendu (Le rendu est un processus informatique calculant l'image 2D (équivalent d'une photographie) d'une scène créée dans un logiciel de modélisation 3D...) de son voyage en 1765-1766.

Il présente plus de 150 articles devant l’Académie des sciences.

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