Découverte d’un super-bassin gravitationnel dans l’Univers, englobant notre galaxie

Restez toujours informé : suivez-nous sur Google (☆)

Une nouvelle carte cosmique permet aujourd'hui de mieux comprendre les structures géantes qui régissent la danse des galaxies.

Une étude récente révèle comment certaines régions cosmiques, appelées bassins d'attraction gravitationnelle, influencent la dynamique à grande échelle de l'Univers.

Lignes de flux des vitesses dans la région étudiée, associées aux principaux bassins d'attraction. Ces flux convergent vers des zones de forte concentration de galaxies.
Crédit: Daniel Pomarède

En exploitant les données du catalogue Cosmicflows-4, compilant les distances et vitesses de 56 000 galaxies, une équipe internationale a appliqué des algorithmes sophistiqués pour identifier ces régions dominées par la gravité. Parmi ces découvertes, deux structures se démarquent: le mur de Sloan et le superamas de Shapley.

Ces nouveaux résultats suggèrent que la Voie lactée pourrait faire partie du plus vaste bassin de Shapley, une découverte qui remet en question les précédentes théories sur les flux cosmiques. Cela modifie notre compréhension de la manière dont les structures massives façonnent l'évolution des galaxies.

Sous la direction du Dr. Valade, l'équipe a cartographié pour la première fois ces bassins d'attraction en se basant sur le modèle cosmologique standard ΛCDM. Ce modèle décrit la formation des galaxies à partir de fluctuations quantiques apparues après l'inflation cosmique.

En utilisant un algorithme Monte Carlo hamiltonien, les chercheurs ont pu reconstituer la structure de l'Univers jusqu'à une distance d'un milliard d'années-lumière. Cela a permis de mettre en évidence les bassins gravitationnels les plus influents dans le mouvement des galaxies.

Le superamas Laniakea, longtemps pensé comme notre région galactique, se révèle aujourd'hui intégré à une structure encore plus vaste: le bassin de Shapley. De plus, le mur de Sloan, avec un volume de 500 millions d'années-lumière cubiques, se distingue comme le plus grand bassin d'attraction gravitationnelle connu à ce jour.

Grâce à ces nouvelles cartes, notre compréhension des forces gravitationnelles qui modèlent l'Univers progresse. Elles révèlent aussi l'importance des superstructures dans l'évolution des galaxies.

Ces découvertes offrent des perspectives inédites sur la distribution de la matière noire et les forces responsables de l'expansion de l'Univers. De telles avancées enrichissent les modèles actuels et ouvrent la voie à de nouvelles recherches astronomiques.

Qu'est-ce qu'un bassin d'attraction gravitationnelle ?

Un bassin d'attraction gravitationnelle est une région de l'Univers où la gravité domine, attirant les galaxies et la matière environnantes vers un centre commun. Ces zones se forment autour des grandes concentrations de masse, comme les superamas de galaxies.

Ces bassins agissent comme des "puits" gravitationnels, influençant les mouvements à grande échelle des galaxies à l'intérieur de la région. Ils sont essentiels pour comprendre la distribution et l'évolution des structures cosmiques dans l'Univers.

L'identification de ces bassins permet aux astronomes d'expliquer comment les galaxies se déplacent et interagissent sous l'effet de la gravité dans un contexte cosmologique.

Qu'est-ce que le Mur de Sloan ?

Le Mur de Sloan est une immense structure cosmique constituée de galaxies, visible dans l'Univers. Découvert en 2003, il s'étend sur environ 1,4 milliard d'années-lumière, ce qui en fait l'une des plus grandes structures de l'Univers observable.

Bien que sa forme soit en 2D, comme une longue paroi, son influence gravitationnelle affecte une vaste région. Il joue un rôle clé dans la distribution des galaxies à grande échelle, contribuant à la compréhension des structures cosmiques et des flux de matière dans l'Univers.

Cette structure fait partie de la toile cosmique, où les galaxies et amas de galaxies s'organisent le long de filaments, formant ainsi des murs et vides intergalactiques.

avatar
SébastienRoux

Bonjour, quelle est la source de cet article ?

AD
Adrien

Bonjour, elle est indiquée sous le titre de l'article

avatar
Eretol

Il me semble opportun de rappeler cet article de 2017 : Poussée par un vide, notre galaxie surfe à plus de 2 millions de km/h

MI
Miha

Ce que je ne comprends pas, c'est comment on peut dire de quelque chose qui existe qu'il a "1,4 milliards d'années-lumière", c'est à dire la distance parcourue par la lumière en un an, soit à une vitesse de 300 000 [m/s], alors que pour l'univers, on estime actuellement qu'il a 13,7 milliards d'années ?! Comprendre que le moment zéro n’est pas ce "bing-bang" d’il y a 13,7 milliards d’années et que la formation de l’univers actuel est, dit-on improprement, " encore plus ancienne " même si le temps n’existait pas auparavant.
Ou , y avait-il plus de noyaux initiaux dans cette soupe primordiale ? Merci.

avatar
HopiOne

Miha
Ce que je ne comprends pas, c'est comment on peut dire de quelque chose qui existe qu'il a "1,4 milliards d'années-lumière", c'est à dire la distance parcourue par la lumière en un an, soit à une vitesse de 300 000 [m/s], alors que pour l'univers, on estime actuellement qu'il a 13,7 milliards d'années ?!

On ne le dit pas justement.
On dit qu'un objet céleste se trouve à une distance de x années-lumière ou x AL, donc on parle bien d'une distance, ou alors on parle d'un objet céleste ayant un age de x années. Par exemple notre univers pourrait avoir 13.7 milliards d'années, donc le temps qui s'est écoulé depuis le big bang serait de 13.7 milliards d'années.

Il faut savoir par ailleurs que la lumière qui est partie du BB (Big Bang), et qui nous permet aujourd'hui de l'observer, n'a pas parcouru 13.7 milliards d'AL mais plutôt 46.5 milliards d'AL... en provenance d'une direction, ce qui nous fait un diamètre de 93 milliards d'AL tout autour de nous.

Alors évidement pour que tout ceci ne paraisse pas totalement absurde, tout est plein de conventions, et il faut se limiter à la vision des choses suivante :
Il faut s'imaginer faisant partie de ce BB, et la sphère qui correspond au contenu de l'univers se met à enfler DANS TOUTES LES DIRECTIONS avec une vitesse supérieure à celle de la lumière, c'est la phase inflationnaire.

Selon la théorie standard de la cosmologie, l’Univers connaît une inflation brève et violente au cours des 10^-33 secondes qui suivent le Big Bang. Chaud et dense, l’Univers entame ensuite son expansion et se refroidit. Le gaz qui le constitue, encore chaud et ionisé, piège la lumière qui s’y diffuse. 380 000 ans après le Big Bang, sa température passe sous les 3 000 degrés Kelvin. Les électrons peuvent alors s’associer aux protons et aux noyaux pour former des atomes. Dans le gaz neutralisé, la lumière se propage et les premiers photons sont libérés. Le fond diffus cosmologique correspond à ce premier rayonnement : c’est la première trace lumineuse encore présente dans l’Univers. Loin d’être homogène, il présente des variations de température, traduisant la présence de zones plus ou moins denses en matière au sein du tout jeune univers ; les graines qui donneront naissance aux planètes, soleils et galaxies.

https://fr.u-paris.fr/actualites/big-bang-que-sest-il-passe-juste-apres

Après, tout se discute.

l y a plus de 30 ans, en 1980, Alan Guth, alors étudiant au Centre de l'accélérateur linéaire de Stanford, commença une série de séminaires qui ont introduit l'« inflation » dans le lexique de la cosmologie. Ce terme désigne une brève phase d'expansion monstrueusement accélérée, qui aurait eu lieu juste après le Big Bang. L'un de ces séminaires se tenait à l'Université Harvard, où j'étais moi-même étudiant. J'ai été immédiatement enthousiasmé par l'idée et j'y ai souvent réfléchi depuis. Nombre de mes collègues en astrophysique, en physique gravitationnelle et en physique des particules ont aussi été séduits. Aujourd'hui encore, le développement de la théorie de l'inflation et ses tests forment un domaine de recherche très dynamique.


La raison d'être de la théorie de l'inflation est de combler une lacune dans la théorie du Big Bang. Selon cette dernière, l'Univers se dilate en se refroidissant lentement depuis ses débuts, il y a quelque 13,7 milliards d'années. L'expansion et ce refroidissement expliquent précisément de nombreuses caractéristiques de l'Univers actuel et passé.


Mais il y a un problème. Dans la théorie du Big Bang, les conditions initiales de l'Univers sont précisément fixées : il était initialement très homogène, ne présentant que d'infimes variations de la distribution d'énergie, et il était plat, c'est-à-dire que les rayons lumineux et les objets en mouvement libre se propageaient en ligne droite, comme dans l'espace euclidien usuel.

https://www.pourlascience.fr/sd/cosmolo ... n-cosmique-en-debat-7857.php

avatar
HopiOne

Concernant la raison du grand vide, ce fameux "dipole repeller", je ne connais qu'une seule théorie qui non seulement l'explique très simplement, mais en plus en avait prédit l'existence, et bien que son auteur ne soit pas en odeur de sainteté parmi les grands prêtres de la cosmologie, je me permets de le citer, sachant que lorsqu'il s'agit de science le dogme n'a pas sa place.
Un lien :

avatar
Eretol

HopiOne
Concernant la raison du grand vide, ce fameux "dipole repeller", je ne connais qu'une seule théorie qui non seulement l'explique très simplement, mais en plus en avait prédit l'existence, et bien que son auteur ne soit pas en odeur de sainteté parmi les grands prêtres de la cosmologie, je me permets de le citer, sachant que lorsqu'il s'agit de science le dogme n'a pas sa place.
Un lien :

Merci d'avoir partagé cette vidéo de Jean-Pierre Petit, adepte de la MHD et père du modèle Janus ! :_jap: