Le « Pays de la Soif » vu de l’espace

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Cette image nous montre l’extraordinaire paysage du Bassin de Tanezrouft, l'une des régions les plus désolées du désert du Sahara, en Algérie du sud. Cette région est connue comme « le pays de la soif » en raison de son manque de points d’eau et de végétation.

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La plus grande partie du Sahara, qui s’étend à travers l’Afrique du Nord, est plutôt rocailleuse et caillouteuse que recouverte de sable. Quasiment dépourvu de végétation, ce paysage est constamment modifié par une puissante érosion éolienne.

Ainsi que l’on peut le voir, la région du Tanezrouft se caractérise par ses collines de grès sombre, ses canyons encaissés, ses étendues de sel (en blanc), ses plateaux rocheux, les motifs en boucles concentriques de ses affleurements de grès et ses mers informes de dunes de sable aussi hautes que des immeubles et que l’on appelle ici des « ergs ». L’ Erg Mehedjibat, qui apparaît ici comme un bouquet de fleurs jaunes (en haut à droite) est constitué de petites dunes en étoile qui grandissent en hauteur plutôt qu’à l’horizontale.

Occupant approximativement 10% du continent africain, le Sahara est le plus grand désert au monde. Il couvre une superficie d’environ 9 millions de km2 et s’étend sur une partie des territoires de l’Algérie, de l’Egypte, de la Lybie, du Mali, du Maroc, de la Mauritanie, du Niger, du Sahara Occidental, du Soudan, du Tchad et de la Tunisie.

Le Sahara algérien représente plus de 90% du territoire du pays. D’importantes réserves de pétrole et de gaz naturel existent sous la surface du désert, ce qui contribue à faire de l’Algérie l’un des pays les plus riches d’Afrique. Aussi vaste que l’ensemble de l’Europe de l’Ouest, l’Algérie est le deuxième pays le plus étendu d’Afrique, après le Soudan.

Le satellite japonais ALOS (Advanced Land Observation Satellite) a pris cette image le 24 juin 2009 à l’aide de sa caméra AVNIR-2 (Advanced Visible and Near Infrared Radiometer type-2) qui a été conçue pour dresser la carte des terres émergées et de la végétation avec une résolution de 10 m.

L’ESA participe au programme ALOS au titre de « mission de tierce partie », ce qui signifie qu’elle utilise son infrastructure sol multimission et son expertise pour acquérir, traiter et distribuer les données récoltées par le satellite à sa vaste communauté d’utilisateurs. A ce jour l’ESA a fourni des données ALOS à plus de 270 projets de recherche et d’applications pour quelque 500 partenaires.

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JNem19

La photo est sympathique mais ne montre absolument pas le potentiel extraordinaire de ces déserts, notamment sur le plan énergétique et agricole... Les déserts sont inondés de soleil et connaissent le vent. Avec les moyens modernes on pourrait en tirer des ressources immenses. Par ailleurs l'aridité naturelle de ces déserts est relative. Même au Ténéré, le matin l'hygrométrie peut avoisiner 40% et des techniques existent pour collecter la vapeur d'eau atmosphérique et en tirer la quintessence. En fait la richesse de cette région dépend directement des stratégies et technologies mises en oeuvre pour valoriser les ressources locales. Les pays du désert sont de futurs "eldorado" même si on n'y verra pas de paturages verdoyants avec troupeaux de bovins avant quelques temps...

PA
passant

Michel

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ça ressemble à une agate.

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cisou9

:_salut: C'est beau, une agate de 7,5 Mo et peut-être 1 million de kilomètres carrés c'est pas mal. :lol:

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houri smail

Bonjour,

Longtemps on a appelé à tort ou à raison le Sahara le pays de la soif ou le pays de la peur.
Je suis originaire du Sahara et je ne me rappelle pas avoir eu une seule fois peur de mourir de soif ou de la "désolation" des paysages qui me sont, au contraire, intimement coutumiers. Car nous vivions en parfaite harmonie avec notre environnement et le désert, en dépit des apparences, est un extraordinaire réservoir de vies. Des animaux, des oiseaux et des lézards ainsi que des insectes y vivent en parfait équilibre avec les ressources spécifiques du désert. La soif ne tue que celui qui s'aventure dans le désert sans connaître rigoureusement le terrain. Autrement, les morts dues à la soif sont très rares pour les habitants du désert qui connaissent par coeur les points d'eau et voyagent avec les réserves adéquatement nécessaires, tout en ne prenant jamais le risque de s'égarer dans des endroits méconnus. Dans les oasis, l'eau est abondante et le mot sécheresse est inconnu, car la végétation, bien que localisée ou rare, est irriguée soit par les puits qui ne tarissent jamais, le manteau de sable empêche les cours d'eau souterrain de s'évaporer, ou par des techniques traditionnelles et originales qui permettent aux arbres fruitiers(les palmiers) de s'alimenter directement de la nappe phréatique peu profonde. Les nomades avec leurs troupeaux de dromadaires, de chèvres et de moutons parcourent le désert toute l'année et ne meurent jamais de soif. L'exploitation extensive des ressources énergétiques avec l'introduction d'une agriculture industrielle étrangère à la région ont porté un coup dur à l'équilibre écologique du Sahara et commencent à défigurer partiellement son cadre naturel. Et les effets de la pollution et de la dégradation de l'environnement ne sont pas moins importants que dans les autres zones du globe terrestre.
J'ajoute, par ailleurs et à titre de curiosité, qu'il existe dans le désert un oiseau qui ressemble à une hoche-queue grise qu'on appelle "Ghadaïa" (c'est à dire qui égare), et qui en effet s'approche de très près d'une personne isolée, ciblant particulièrement les jeunes enfants, les invitant étrangement à l'attraper. Or, il s'agit en réalité d'un piège tendu par cet oiseau dangereux qui entraînerait sa victime dans un endroit éloigné pour qu'elle meurt de soif, le but étant de se nourrir des vers de son cadavre en décomposition. :_salut:

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cisou9

:_salut: Bonjour houri smai j'ai apprécié ta connaissance du désert, en 1958 j'avais un amis Mozabite au Kroubs (Algérie) qui me parlais souvent du Mzab il était commerçant, et comptait retourner au pays à sa retraite.

PA
passant

houri smail
Bonjour,


J'ajoute, par ailleurs et à titre de curiosité, qu'il existe dans le désert un oiseau qui ressemble à une hoche-queue grise qu'on appelle "Ghadaïa" (c'est à dire qui égare), et qui en effet s'approche de très près d'une personne isolée, ciblant particulièrement les jeunes enfants, les invitant étrangement à l'attraper. Or, il s'agit en réalité d'un piège tendu par cet oiseau dangereux qui entraînerait sa victime dans un endroit éloigné pour qu'elle meurt de soif, le but étant de se nourrir des vers de son cadavre en décomposition. :_salut:

Merci Houri de tes remarques et de cette curiosité du désert.

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Maulus

Ghadaïa... incroyable ! Merci Houri :)