Rétro 1928 : Les mystères du cerveau (3/3)

Restez toujours informé : suivez-nous sur Google (☆)

La news rétro de ce dimanche nous expose quelques connaissances de 1928 sur le cerveau.

Avertissement: Cette news rétro retranscrit des connaissances scientifiques, techniques ou autres de 1928, et contient donc volontairement les arguments, incertitudes ou erreurs d'époque.

Ce qu'on sait des localisations cérébrales

On sait pourtant quelque chose. Comment l'a-t-on appris? Par deux moyens, l'observation et l'expérience.

Observations sur des blessés. - On a observé qu'une blessure du cerveau, soit en détruisant les cellules d'une région définie de l'écorce, soit en les isolant de leurs connexions, rendait une fonction impossible. C'est ainsi que la lésion du pied de la troisième circonvolution frontale gauche, ou circonvolution de Broca, entraîne pour le blessé l'incapacité de prononcer aucun mot (aphasie motrice). On en conclut donc à coup sûr que le « centre du langage articulé » se trouve en cet endroit.

Une blessure de la deuxième circonvolution frontale du même côté ne prive le sujet d'aucun mouvement de la main, mais « il ne sait plus écrire » (agraphie). Il ne sait plus lire ou plutôt il lit mais « ne comprend plus ce qu'il lit » (cécité verbale) s'il est blessé au lobule pariétal supérieur gauche. Il entend qu'on lui parle mais « ne comprend plus les mots" (surdité verbale) si la lésion a son siège dans la première circonvolution temporale, etc.

Voilà donc des notions précises. Mais on comprend aisément qu'on n'ait pu les étendre à volonté. Une blessure est un cas fortuit. Il faut beaucoup de cas fortuits pour que s'édifie une science complète. Il faut aussi des lésions bien délimitées et d'un examen facile.

Expérience sur des animaux. L'expérience a beaucoup plus de valeur que l'observation : on la dirige. L'expérimentateur pique, sectionne ou dilacère délibérément un point donné du cerveau et se rend compte ensuite de la fonction supprimée. Mais comme on ne peut expérimenter ainsi que sur des cerveaux d'animaux, singes ou chiens, il faut se résigner à ne connaître par ce moyen que des localisations sensitives et motrices et à rester ignorant de toute localisation psychique ou intellectuelle. C'est pourquoi, en fin de compte, après de multiples observations et expériences, on n'est arrivé à l'heure actuelle à ne connaître avec certitude que les fonctions d'une assez étroite région de l'écorce cérébrale.

Les leçons de la guerre. - L'expérience de la guerre a d'ailleurs fourni matière à des constatations très troublantes. Des blessés ont continué à vivre après avoir perdu de notables portions de leur cerveau, parfois même un lobe entier. Et il n’en est résulté ni désordres intellectuels, ni la perte de la sensibilité d’un territoire, ni paralysies, ni contractures, ni rien. Cela ne veut, à coup sûr, pas dire que des parties du cerveau puissent être sans emploi, sans utilité. Mais cela tendrait au moins à démontrer que tous les groupes des cellules cérébrales ne sont pas également spécialisées dans une fonction, qu’il n’y a pas comme on le croyait une bosse pour chaque aptitude et que, dans une certaine mesure, dans un cerveau anatomiquement complet, les éléments restants peuvent suppléer à la disparition des autres.

  • Fin.-
VI
Victor

Pour ce qui concerne l'aphasie des fonction du cerveau j'ai pu le vérifier sur mon père qui après une hémoragie cérébrale souffrait d'aphasie mais il ya un truc que la science contemporaine dit la plasticité du cerveau il a réappris certains trucs de la vie comme des noms des mots mais il a beucoup souffert de ne pouvoir construire des phrases compliquées lui qui aimait beaucoup parler

avatar
poppy

L'aphasie est l'impossibilité ou la difficulté de communiquer, soit parce que l'on ne peut pas parler, soit parce que l'on ne parvient pas à comprendre ce que l'on nous dit. Elle survient alors que les personnes communiquaient normalement au préalable.

Les différents types d'aphasie

Le cerveau est composé de deux hémisphères, un droit et un gauche. Chez la grande majorité des gens, les zones du langage sont situées dans l'hémisphère gauche.
Les deux les plus importantes sont l'aire de Broca, située en avant du cerveau, qui gère le langage articulé, c'est-à-dire l'expression du langage ; et l'aire de Wernicke, plus en arrière, qui s'occupe surtout de la compréhension du langage.
Une lésion de l'une ou l'autre de ces zones est la cause d'une aphasie, mais différente selon l'aire atteinte.
L'aphasie de Broca, aussi appelée aphasie motrice, est caractérisée par une excellente compréhension du langage, alors que l'expression, elle, est perturbée. Le patient n'arrive pas à trouver les mots justes et en coupe certains dans une phrase. Il est donc difficile de le comprendre.
A l'inverse, pour l'aphasie de Wernicke, l'expression se fait sans problème, alors que la compréhension est difficile. Le malade produit des phrases très longues et sans signification. Il rajoute des mots inappropriés ou utilise un terme à la place d'un autre.
Le troisième type d'aphasie mêle les deux précédemment présentées. Elle est provoquée par une atteinte globale des aires de Broca et de Wernicke. Expression et compréhension sont alors perturbées.
L'aphasie peut de plus entraîner un changement de comportement : fatigue, manque de concentration, et les difficultés à communiquer rendent parfois le malade irritable ou solitaire. Et il est fréquent que les réactions de joie et de tristesse soient exagérées ou inappropriées. Mais ces changements ne concernent pas tous les personnes atteintes et ne sont pas permanents.

Les causes
Les causes les plus fréquentes d'aphasie sont la tumeur cérébrale, les traumatismes crâniens ou les accidents vasculaires cérébraux.
Dans le premier cas, la tumeur se développe et comprime petit à petit les structures qui l'entourent. Lorsqu'elle est à proximité de l'aire de Broca ou de Wernicke, une aphasie apparaît.
Pour le traumatisme crânien, le choc reçu sur la tête peut entraîner une hémorragie ou une commotion, qui explique l'aphasie.
Enfin, l'accident vasculaire cérébral correspond à un arrêt de la circulation sanguine dans une artère. Une partie du cerveau ne reçoit plus de sang, c'est une ischémie. Les capacités de cette zone sont ensuite altérées.
Si l'ischémie ne dure pas, le patient récupère. Mais si elle se prolonge, le dommage est permanent. Les troubles mettent plus de temps à s'atténuer ou restent irréversibles. Dans le cas des aires de Broca ou de Wernicke non irriguées, le symptôme principal est une aphasie. Une récupération est possible, en stimulant les cellules voisines. C'est le rôle de la rééducation.

autres troubles neuropsychologiques

Les apraxies : idéomotrice/idéatoire/constructive/de la marche/de l'habillage/bucco-linguo-faciale
-> incapacité à effectuer un mouvement
Les agnosies : tactile/visuel/auditif/troubles de la reconnaissance du corps/troubles de la reconnaissance de l'espace
-> déficit de la capacité de reconnaissance