Un acteur inattendu dans la vaccination : notre propre ADN

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Les équipes du Docteur Christophe Desmet et du Professeur Fabrice Bureau du laboratoire de Physiologie Cellulaire et Moléculaire du Centre de recherche GIGA de l'Université de Liège, et du Professeur Ken Ishii de l'Université d'Osaka au Japon, viennent de découvrir un mode d'action inattendu de l'adjuvant vaccinal alun. En effet, il apparaît que, lorsqu'un vaccin contenant de l'alun est injecté, le contact avec l'alun pousse certaines cellules du corps à relâcher leur propre ADN. La présence de cet ADN à l'extérieur des cellules, un endroit où il ne se retrouve pas en conditions normales, agit alors comme un stimulant du système immunitaire et favorise fortement la réponse au vaccin.

© GIGA Université de Liège www.giga.ulg.ac.be
Photographie au microscope confocal de l'ADN relâché par des cellules au contact de l'alun contenu dans un vaccin. L'ADN est « coloré » en bleu par une molécule chimique qui se lie à lui lorsqu'il sort des cellules, le rendant ainsi fluorescent.

L’alun, un sel d’aluminium, est actuellement l'adjuvant de loin le plus largement utilisé. Développé au milieu du 20e siècle, l'alun a largement démontré son efficacité et la bonne sûreté de son utilisation. C'est pourquoi on le retrouve dans de nombreux vaccins. Des dizaines de millions de doses d'alun sont ainsi administrées chaque année, et chaque personne dans nos sociétés occidentales a probablement reçu de l'alun au moins une fois dans sa vie. Pourtant, l'alun a été développé de manière relativement empirique ; la façon dont il aide le système immunitaire à répondre aux vaccins n’était pas bien comprise jusqu’aujourd’hui.

Cette découverte par des chercheurs belges et japonais permet ainsi de mieux comprendre la façon dont fonctionnent les vaccins actuels, et devrait aider à la création de nouveaux adjuvants pour les vaccins du futur. Les mécanismes de réponse à l'ADN mis en évidence dans cette étude permettent notamment d'envisager à terme le développement de nouveaux adjuvants à l'action extrêmement ciblée et efficace.

Les chercheurs ont publié leurs résultats dans la revue Nature Medicine.

Référence de la publication:

« DNA released from host cells mediates aluminum adjuvant activity », Nature Medicine, doi: 10.1038/nm.2403

Auteurs:

Thomas Marichal1,2, Keiichi Ohata3, Denis Bedoret1,2, Claire Mesnil1,2, Catherine Sabatel1,2, Kouji Kobiyama3,4, Pierre Lekeux1,2, Cevayir Coban3, Shizuo Akira3, Ken J Ishii3,4,5, Fabrice Bureau1,2,5 & Christophe J Desmet1,2,5
1Laboratory of Cellular and Molecular Physiology, Groupe Interdisiplinaire de Génoprotéomique Appliquée (GIGA), University of Liège, Liège, Belgium.
2Laboratory of Biochemistry, Faculty of Veterinary Medicine, University of Liège, Liège, Belgium.
3World Premier International Immunology Frontier Research Center, Osaka University, Osaka, Japan.
4Laboratory of Adjuvant Innovation, National Institute of Biomedical Innovation, Osaka, Japan.

Note:

Pourquoi des adjuvants dans les vaccins ?

Les vaccins constituent l'une des armes les plus efficaces de la médecine moderne pour prévenir l'apparition de maladies infectieuses graves telles que la poliomyélite, l'hépatite B, la diphtérie ou encore le tétanos. La vaccination a notamment permis l'éradication totale de véritables fléaux, tels que la variole, responsable de dizaines de millions de morts. L'espoir est aujourd'hui grand de pouvoir créer des vaccins contre d'autres grandes plaies de l'humanité telles que la malaria, le virus du SIDA, voire certains types de cancer. Ces avancées nécessitent d'importants progrès, notamment dans la compréhension fine des mécanismes de la vaccination.

Un vaccin est une préparation contenant une forme tuée ou atténuée, certains composants ou un substitut synthétique d'un agent infectieux (virus, bactérie) responsable de maladie. Le vaccin, en le stimulant, « prépare » notre système immunitaire à se défendre contre un agent infectieux donné. Il nous confère ainsi une protection contre la maladie que ce dernier pourrait causer. Certaines préparations d'agents infectieux, notamment parce qu'elles ne stimulent pas suffisamment par elles-mêmes le système immunitaire, se voient complétées par un adjuvant. Un adjuvant vaccinal est une substance capable d'augmenter la réponse immunitaire induite par un vaccin. L’alun, un sel d’aluminium, est actuellement l’adjuvant le plus utilisé.

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Eretol

la façon dont il aide le système immunitaire à répondre aux vaccins n’était pas bien comprise jusqu’aujourd’hui.

C'est rassurant ! :grrr:
On sait que cette saloperie d'aluminium reste dans le corps humain (dans les fibres musculaire), ce qui à pour effet de développer des allergies. Si on l'utilise c'est bien pour agresser le corps humain afin d'avoir une réponse du système immunitaire. Je sais que cette agression est nécessaire mais le côté toxique résiduel n'a pas lieu d'être !
N'avons nous pas développez, depuis ce demi-siécle, un autre moyen moins destructeur-toxique pour avoir une réponse du système immunitaire sans en subir autant de conséquences ? :heink:

Développé au milieu du 20e siècle, l'alun a largement démontré son efficacité et la bonne sûreté de son utilisation.

Cette article nous laisse croire, comme toujours, qu'il n'y a pas de reproche à faire sur l'utilisation de l'alun.
Pareil pour le thimérosal, un composé chimique organo-mercuriel composé à 50% de mercure, qui à était utilisé dernièrement pour les vaccins contre la grippe porcine. C'était en 2010, nous connaissons depuis longtemps la toxicité du mercure et pourtant on nous le sert toujours dans les vaccins... :??:

Mais, pour en revenir à l'article, maintenant que nous savons que l'ADN, une fois à l'extérieur des cellules, "agit comme un stimulant du système immunitaire et favorise la réponse du vaccin", serait-il possible d'administrer un vaccin sans adjuvant toxique (comme l'alun) en injectant une "dose" d'ADN du patient (ADN obtenu par une méthode existante), pour enfaite créer un vaccin avec adjuvant "naturel" composé d'ADN du patient ? :grat:
Il n'y aurait pas une toxicité aussi grande que l'alun et d'effets trop aléatoires, car le corps humain peux éliminer facilement cet ADN alors que pour les métaux lourds restant dans le corps, ce n'est pas le cas.

Euh, je ne sais pas si ma question est bien posée pour être comprise. :houla2:

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Lheureux Philippe

Des dizaines de millions de doses d'alun sont ainsi administrées chaque année (Une année est une unité de temps exprimant la durée entre deux occurrences d'un évènement lié à la révolution de la Terre autour du Soleil.), et chaque personne dans nos sociétés occidentales a probablement reçu de l'alun au moins une fois dans sa vie. Pourtant, l'alun a été développé de manière relativement empirique ; la façon dont il aide le système immunitaire à répondre aux vaccins n'était pas bien comprise jusqu'aujourd'hui.

Cela fait plaisir de savoir qu'on a injecté de l'alun a des dizaines millions de personnes sans savoir vraiment comment ça fonctionnait pour augmenter la réponse immunitaire d'un vaccin.
Cela fait encore plus plaisir de savoir que l'alun force les cellules à recracher leur ADN , en fait elles éclatent .. mais qu'est ce qui prouve après que cet ADN pris pour cible par les anticorps n'induit pas pour certain des maladies auto-immunes comme la sclérose en plaques ?
Moi j'apelle cela jouer aux apprentis sorciers et cela ne me donne vraiment pas envie de me faire vacciner.

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StarDreamer

Mettre des adjuvants permet surtout -et jusqu'à présent- de diminuer la dose de vaccin.
En mettant des adjuvants le "peu" de vaccin présent réagit autant que "beaucoup" de vaccin.
Techniquement, cela permet de vacciner plus de personnes malgré le temps de production (lent) de vaccin.
Financièrement, cela coûte beauuuuuucoup moins cher à l'industrie pharmaceutique qui se fait énormément de pognon.

Attention, je ne dis pas que les adjuvants c'est bien (je suis surtout contre : j'ai eu mon lot de pbs avec le vaccin hépatique).
Mais, dans certains cas, en particulier en cas d'urgence en cas de vraie pandémie (et pas du marketing autour de la grippe), cela pourrait permettre de sauver des millions de vies.

Et cet article est très différent de tous ces raisonnements car il explique que l'adjuvant permet au vaccin de MIEUX fonctionner, et non pas de fonctionner avec de moindres doses. Tout du moins dans certains cas.

Bref, MA conclusion sur le sujet est :

  • en cas d'urgence (si et seulement si), on peut adjuvanter un vaccin pour avoir le maximum de doses en un temps minimum.
  • si le vaccin ne marche qu'avec un adjuvant, il faut en mettre (et chercher parallèlement un vaccin qui marche sans adjuvant).
  • dans tous les autres cas, il faut faire des vaccins sans adjuvants. Et, de manière générale, ne pas se faire vacciner pour un oui ou pour un rien, mais rester aux vaccins qui servent vraiment (éliminer en particulier ce morbide BCG, et rester strict sur le ROR par exemple).