Opium - Définition et Explications

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Consommation

Dans les années 1900, près de 25 millions de personnes étaient des consommateurs d'opium, soit près de 1,5% de la population mondiale. Dans les années 2000, environ 25 millions de personnes consomment des drogues dans le monde (Le mot monde peut désigner :), soit moins de 0,5% de la population mondiale (La population mondiale désigne le nombre d'êtres humains vivant sur Terre à un instant donné. Elle est estimée à 6,793 milliards au 1er janvier 2010,...). Le nombre (La notion de nombre en linguistique est traitée à l’article « Nombre grammatical ».) de personnes qui utilisent des drogues illicites au moins une fois par an est estimé à 5% de la population mondiale.

Selon le rapport des Nations Unies sur la drogue (Une drogue est un composé chimique, biochimique ou naturel, capable d'altérer une ou plusieurs activités neuronales et/ou de perturber les communications neuronales. La consommation de drogues par l'homme afin de...) dans le monde en 2005, l’Iran détient la plus grande proportion de drogués à l’opium avec 2,8% de la population au-dessus de 15 ans, seuls deux autres pays (Pays vient du latin pagus qui désignait une subdivision territoriale et tribale d'étendue restreinte (de l'ordre de quelques centaines de km²), subdivision de la civitas gallo-romaine. Comme la civitas qui subsiste le...) – l’île Maurice et le Kirghizistan – dépasse le taux de 2%.

Législation

Depuis le début du XXe siècle, il y a beaucoup de règlements nationaux et internationaux encadrant la production et la distribution de substances narcotiques. L'utilisation pharmaceutique de l'opium (L’opium est une préparation psychotrope obtenue à partir du latex du pavot somnifère. Ses effets provoquent notamment une somnolence chez le consommateur.) et de ses dérivés est strictement contrôlée et tout (Le tout compris comme ensemble de ce qui existe est souvent interprété comme le monde ou l'univers.) autre emploi le plus souvent interdit depuis la Convention unique sur les stupéfiants de 1961 qui remplaça la Convention Internationale de l'Opium de 1912.

Autres aspects culturels

Fumerie d'opium clandestine à San Francisco (Henry Farny)
Calcutta 1945.

Le népenthès de L'Odyssée dite drogue de l'oubli contenait sans doute de l'opium.

Dans son livre Critique de "La philosophie du droit" de Hegel, publié en 1844, le philosophe Karl Marx compare la religion à un opium du peuple (Le terme peuple adopte des sens différents selon le point de vue où l'on se place.).

Dans Les Aventures de Tintin, la consommation et le trafic d'opium reviennent comme thèmes récurrents dans Les Cigares du pharaon, Le Lotus bleu (fumerie d'opium à Shanghai) et Le Crabe aux pinces d'or, trois albums parus entre 1932 et 1940.

La drogue des poètes

De nombreux écrivains occidentaux, surtout des poètes, ont été opiomanes sous une forme ou une autre, à commencer par les Britanniques John Keats, Samuel Taylor Coleridge et Alfred Tennyson; Percy Bysshe Shelley, autre poète romantique, époux de la romancière Mary Shelley (Mary Shelley, née Mary Wollstonecraft Godwin le 30 août 1797 à Somers Town, un faubourg de Londres, et morte le 1er février 1851 à Belgravia (Londres),...), était lui un grand consommateur de laudanum, tout comme Thomas de Quincey, auteur en 1822 des Confessions d'un mangeur d'opium anglais. On peut encore citer Walter Scott, Charles Dickens et l'Américain Edgar Allan Poe, autre buveur de laudanum, qui parle notamment de l'opium dans sa nouvelle Ligeia.

Chez les auteurs de langue française, Charles Baudelaire, dans Les Paradis artificiels, évoque longuement l'opium et ses effets, de même que le poète et journaliste (Un journaliste est une personne dont l'activité professionnelle est le journalisme. On parle également de reporter (de l'anglais : report, rapporter) car il...) Jules Boissière, installé en Indochine, qui voit en lui une clé pour comprendre l'Orient (L'orient correspond au point cardinal est, et s'oppose à l'occident (l'ouest).) et mourra en 1897, à 34 ans, d'une occlusion intestinale sans doute liée à sa toxicomanie (A l'origine "la" toxicomanie est un terme qui vient du grec toxikon, « poison » et mania, « folie » et qui signifie que quelqu'un use de...). Dans les années 1920, Jean Cocteau tombera lui aussi sous sa dépendance, et en rendra compte dans Opium, journal d'une désintoxication. Le français Charles Duchaussois lui aussi parle longuement de l'opium dans sa biographie "FLASH ou Le grand voyage (Un voyage est un déplacement effectué vers un point plus ou moins éloigné dans un but personnel (tourisme) ou professionnel (affaires). Le voyage s'est considérablement...)".

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