Elle fait partie d'un genre qui - pour le phytoplancton marin - est le seul connu comme étant capable de brutalement devenir l'espèce dominante de tout un écosystème.
Cette algues est bien connues pour ses efflorescences spectaculaire ("bloom" planctonique) à la surface de la mer au printemps. Elle est favorisée par la configuration de la manche orientale dont le fonctionnement est pour partie assimilable à celui d'une vaste baie ou d'un grand bassin, où un excès de nitrate et/ou phosphates dans l'eau stagne sans pouvoir être dilué en pleine mer, ce qui favorise les blooms.
Phaeocystis pouchetii peut être responsable de changements brutaux et importants dans la structure et le fonctionnement des réseaux trophiques (planctonique et benthique), avec des conséquences en termes de biogéochimie. En Manche orientale, où cette espèce a des caractéristiques invasives, elle est - par ses pullulations printannières - susceptible de poser des problèmes écologiques mais aussi économiques (pour la pêche et la conchyliculture), ce qui a justifié le déclenchement par l'IFREMER et l'ULCO d'une étude spécifique de 2002à 2006, dans le cadre du P.N.E.C. (Programme national d’environnement côtier) intitulé Déterminisme du bloom de Phaeocystis et ses conséquences sur l’écosystème Manche orientale-Sud Mer du Nord, de la frontière franco-belge au littoral du Pays de Caux.