Pneumonie atypique
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Diagnostic clinique, biologique et radiologique

Le diagnostic d’une infection par le SARS-CoV repose sur l’examen clinique, les signes radiologiques et la notion de voyage dans un pays où le virus a été détecté. Les signes initiaux de l’infection ne sont pas spécifiques et ce diagnostic (Le diagnostic (du grec δι?γνωση, diágnosi, à partir de δια-, dia-, „par, à travers, séparation, distinction“ et...) reste un diagnostic d’exclusion. Le symptôme (Un symptôme représente une des manifestations subjectives d'une maladie ou d'un processus pathologique, tel qu'exprimé par le patient. En...) le plus habituel du SRAS est une fièvre (La fièvre est l'élévation de la température corporelle chez un être à sang chaud par dérèglement du « thermostat » central. Il s'agit généralement d'une...) supérieure à 38 °C apparaissant assez brutalement après une période d’incubation de 2 à 10 jours (Le jour ou la journée est l'intervalle qui sépare le lever du coucher du Soleil ; c'est la période entre deux nuits, pendant laquelle les rayons du Soleil éclairent le ciel. Son début (par rapport à minuit heure locale)...). Cependant, cette fièvre peut être absente au début de la maladie (La maladie est une altération des fonctions ou de la santé d'un organisme vivant, animal ou végétal.) ou chez des patients porteurs d’une autre pathologie (La pathologie, terme provenant du Grec ancien, est littéralement le discours, la rationalité (λογία logos) sur la souffrance (πάθος pathos), et désigne dans une...) altérant les réactions fébriles. La fièvre peut être associée à des frissons, myalgies, malaise général, céphalées. La symptomatologie initiale ressemble surtout à un tableau (Tableau peut avoir plusieurs sens suivant le contexte employé :) de pneumopathie (Une pneumopathie est une infection du tissu pulmonaire dont la cause est :) atypique. Une toux (La toux est une contraction spasmodique soudaine et souvent répétitive, de la cavité thoracique humaine, dont résulte une expulsion violente d'air des poumons, et usuellement accompagnée d'un son distinctif. La toux est...) productive, une dysphagie douloureuse, des nausées et vomissements sont plus rares. La diarrhée (La diarrhée est une quantité de selles émises dans un volume plus important que la normale, (> 300g/j) et avec une plus grande fréquence (>3 selles / jour).) a été un symptôme fréquent dans un foyer épidémiologique rapporté à Hong-Kong mais semble rare dans les autres groupes qui ont été décrits. L’auscultation pulmonaire (Les pulmonaires sont des plantes de la famille des Boraginacées appartenant au genre Pulmonaria. Elles doivent leur nom au fait que, selon les Romains, leur racine était censée guérir les maladies du poumon...) peut trouver des râles inspiratoires au niveau des bases mais il n’existe habituellement pas de sibilance.

Sur le plan biologique, de nombreuses anomalies hématologiques ont été rapportées au cours de l’évolution de la maladie. Une lymphopénie est présente chez 98% des patients avec les taux les plus bas observés au cours de la deuxième semaine d’évolution et un normalisation au cours de la troisième semaine. Cependant, dans 30% des cas, la lymphopénie persistait à la cinquième semaine d’évolution. À la phase (Le mot phase peut avoir plusieurs significations, il employé dans plusieurs domaines et principalement en physique :) initiale de la maladie, les taux de CD4 et CD8 pouvaient être abaissés. Selon certaines études, des taux bas de CD4 et CD8 seraient un facteur de mauvais pronostic. Une leucopénie transitoire a été rapportée chez 64% des patients au cours de la première semaine de la maladie. Cependant, chez 61% des malades, une leucocytose était retrouvée au cours de la deuxième et de la troisième semaine d’évolution. Une neutrophilie est observée dans 82% des cas, probablement liée au traitement par corticoïdes. Une thrombocytopénie relative spontanément résolutive a été retrouvée chez 55% des patients. Aucune hémorragie (Une hémorragie est un saignement, un écoulement du sang en dehors de son circuit naturel constitué par le cœur et les vaisseaux sanguins (veines et artères).) grave n’a été observée. Le reste du bilan biologique montre une élévation des LDH, des ASAT et ALAT et de la créatine (La créatine, [NH2-C(NH)-NCH2(COOH)-CH3], est un dérivé d’acide aminé naturel, présent principalement dans les fibres musculaires et le cerveau. Elle...) kinase. Les taux élevés de LDH et de transaminases peuvent être secondaires au traitement par la ribavirine. Cependant, dans certaines études, le taux élevé de LDH est rapporté comme étant un facteur de mauvais pronostic. Enfin, les D-Dimères peuvent être élevés et le TCA allongé chez un nombre (La notion de nombre en linguistique est traitée à l’article « Nombre grammatical ».) important de patients.

L’imagerie radiologique occupe une place importante dans le diagnostic initiale de l’infection par le SRAS puis dans le suivi de l’efficacité du traitement. Les images les plus typiques comportent une localisation périphérique prédominante, des opacités alvéolaires unilatérales et focales progressant sous traitement vers une atteinte unilatérale multifocale ou bilatérale. Il n’existe ni excavation, ni adénopathie, ni épanchement pleural. Le scanner (Un scanneur, ou numériseur à balayage est l'équivalent du terme anglais scanner, qui vient du verbe anglais to scan, signifiant « balayer » dans le sens de « parcourir une certaine...) thoracique est un examen complémentaire qui permet en général de préciser les signes de pneumopathie sévère.

De nombreux tableaux atypiques ont été décrits : patients apyrétiques, patient (Dans le domaine de la médecine, le terme patient désigne couramment une personne recevant une attention médicale ou à qui est prodigué un soin.) avec une diarrhée mais sans signe pulmonaire … Ces formes atypiques constituent une menace pour les malades, le personnel hospitalier et les proches. L’OMS[1] a donc défini précisément les critères de cas probable de SRAS : une fièvre supérieure à 38 °C associée à des signes d’atteinte respiratoire base (toux, dyspnée, gêne respiratoire etc.) survenant chez une personne en provenance d’un pays (Pays vient du latin pagus qui désignait une subdivision territoriale et tribale d'étendue restreinte (de l'ordre de quelques centaines de km²), subdivision de la...) ou d’une zone où une transmission active du SRAS a été décrite ou chez une personne travaillant (ou ayant travaillé) dans un laboratoire manipulant (ou ayant manipulé) du SRAS (quelle que soit sa localisation géographique).

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