Partage de code
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En anglais code sharing, qui se traduit par partage de code ou code commun. Il s'agit d'une pratique commerciale utilisée par les compagnies aériennes régulières. Pour un vol en partage de code on distingue donc une compagnie aérienne qui " opère " le vol et une ou plusieurs autres qui ne font que le " commercialiser ". L'origine du terme vient de la façon dont les vols commerciaux sont désignés par un ensemble (En théorie des ensembles, un ensemble désigne intuitivement une collection d’objets (les éléments de l'ensemble),...) de deux lettres désignant la compagnie aérienne (Une compagnie aérienne est une entreprise de transport aérien qui transporte des passagers ou du fret. Les compagnies aériennes louent ou achètent leur avions...) et d'un nombre (La notion de nombre en linguistique est traitée à l’article « Nombre grammatical ».) de quatre chiffres maximum unique pour chaque vol de la compagnie. L'ensemble forme le numéro ou " code " du vol.

Définition (Une définition est un discours qui dit ce qu'est une chose ou ce que signifie un nom. D'où la division entre les définitions réelles et les définitions nominales.)

Cette pratique commerciale recouvre trois concepts : les plateformes de correspondance (La correspondance est un échange de courrier généralement prolongé sur une longue période. Le terme désigne des échanges de courrier personnels plutôt qu'administratifs.), le partage du marché et la multiplication (La multiplication est l'une des quatre opérations de l'arithmétique élémentaire avec l'addition, la soustraction et la division .) des codes.

Plateformes de correspondance

Les grandes compagnies aériennes opèrent souvent à partir de plateformess ou hubs. Ces aéroports sont aussi utilisés par des compagnies régionales dont les passagers sont souvent en correspondance avec des vols des grandes compagnies. En négociant des accords bilatéraux entre elles, les compagnies régionales ont pu utiliser le code AITA (Le code AITA (ou code IATA) est un code attribué par l'Association internationale du transport aérien (AITA, ou IATA en anglais) à un aéroport, une gare, ou une compagnie aérienne :) (bigramme) des grandes compagnies et donc proposer leur vol sous leur appellation. Pour la compagnie aérienne de premier niveau, cette pratique permet d'afficher un nombre de destinations plus élevé dans une région et d'attirer le trafic sur ses lignes en proposant des correspondances programmées. Pour la compagnie régionale cette pratique lui permet de bénéficier de l'image de marque de la compagnie de premier niveau. Le passager y trouve des avantages sur le plan des horaires et des correspondances mais est souvent contraint à utiliser un vol dans une "petit avion (Un avion, selon la définition officielle de l'Organisation de l'aviation civile internationale (OACI), est un aéronef plus lourd que l'air,...)" alors qu'il pensait voyager en "jet". Les plaintes des associations de consommateurs ont entraîné l'obligation d'affichage (L' affichage désigne l'application d'une surface de papier script dans un lieu public(et non du foyer)sur un support destiné à son émission, externe ou interne, ce qui en fait un média à part entière sans...) sur le billet du nom de la compagnie qui assure effectivement la liaison. Avec l'extension du système des plateformes de correspondance, cette pratique s'est aussi développée (En géométrie, la développée d'une courbe plane est le lieu de ses centres de courbure. On peut aussi la décrire comme l'enveloppe de la famille des...) en dehors des États-Unis.

Partage du marché

Le marché du transport aérien (Le transport aérien est le secteur économique qui regroupe toutes les activités de transport en avion ou en hélicoptère.) est très règlementé et l'ouverture des lignes fait souvent l'objet (De manière générale, le mot objet (du latin objectum, 1361) désigne une entité définie dans un espace à trois dimensions, qui a une fonction précise, et...) d'accords inter-étatiques, en absence d'accords dits de ciel ouvert (comme celui qui est négocié en 2005 entre l'Union européenne et les États-Unis). C'est le cas, en particulier, en Europe (L’Europe est une région terrestre qui peut être considérée comme un continent à part entière, mais aussi comme l’extrémité occidentale du continent...) où de nombreuses compagnies nationales opèrent. Devant l'impossibilité pour des raisons économiques ou réglementaires d'augmenter le nombre de vol sur une liaison elles ont décidé de se partager le marché en proposant tous les vols d'une ligne sous un code double (les bigrammes de chacune des compagnies sont accolés). Les accords entre compagnies peuvent être regroupés en deux grandes familles: le bloc siège et le "free flow" (ou "sell and report"). Dans le cas du "bloc", chacune des compagnies commercialise une partie des sièges disponibles suivant une répartition établie à l'avance par contrat entre les partenaires, ce que l'on peut aussi définir comme l'affrètement d'une partie de l'avion de la compagnie opératrice par sa compagnie partenaire. Dans le cas du "free-flow", chaque compagnie a accès à l'ensemble des sièges de l'avion et peut les vendre à ses propres conditions (dans la limite des accords de politique commerciale convenus entre les partenaires). Pour le passager cette pratique a l'avantage d'augmenter la fréquence (En physique, la fréquence désigne en général la mesure du nombre de fois qu'un phénomène périodique se reproduit par...) des vols disponibles mais ajoute à la confusion tarifaire car les compagnies participantes peuvent proposer des tarifs différents pour un service identique. À la réservation, dans une situation (En géographie, la situation est un concept spatial permettant la localisation relative d'un espace par rapport à son environnement proche ou non. Il inscrit un lieu dans un cadre plus général...) de "bloc siège", le passager peut aussi se voir annoncer qu'un vol est "complet" alors que des places sont disponibles mais vendues par l'autre compagnie (dans le cas du bloc siège). Cette pratique est devenue courante au sein des alliances comme celle de SkyTeam, y compris pour les vols de proximité — ainsi Aeromexico vend-elle des vols entre Nice et Paris (Paris est une ville française, capitale de la France et le chef-lieu de la région d’Île-de-France. Cette ville est construite sur une boucle de la Seine, au centre du bassin parisien, entre les...) sur la navette (Une navette spatiale, dans le domaine de l'astronautique, est un véhicule aérospatial réutilisable conçu pour assurer la desserte des stations spatiales en orbite basse mais pouvant aussi assurer...) d'Air France (Air France (officiellement Société Air France) (IATA : AF • OACI : AFR • indicatif radio : AIRFRANS) est la principale...). On notera toutefois que cet exemple n'est possible qu'en continuation (En informatique, la continuation d'un système désigne son futur, c'est-à-dire la suite des instructions qu'il lui reste à exécuter à un moment précis. C'est un point de vue pour décrire l'état de la...) d'un vol vers Paris pour lequel Aeromexico possède les droits de trafic, par exemple un Mexico-Paris.

Multiplication de code

Depuis la création des alliances de compagnies aériennes celles-ci proposent souvent un même vol sous plusieurs numéros. Stricto sensu, il ne s'agit plus de partage de code (En anglais code sharing, qui se traduit par partage de code ou code commun. Il s'agit d'une pratique commerciale utilisée par les compagnies aériennes régulières. Pour un vol en partage de code on distingue donc une compagnie...) mais au contraire d'une multiplication de code. Cette pratique est devenue très courante.

Objectifs

D'une manière générale les accords commerciaux entre compagnies aériennes (partage de code ou alliance) ont pour objectifs:

  • de proposer plus de destinations et plus de liaisons (en particulier pour des liaisons intérieures à un pays (Pays vient du latin pagus qui désignait une subdivision territoriale et tribale d'étendue restreinte (de l'ordre de quelques centaines de km²), subdivision de la civitas gallo-romaine. Comme la civitas qui subsiste le plus souvent...) dont la compagnie ne dessert directement que la capitale) et donc augmenter sa visibilité (En météorologie, la visibilité est la distance à laquelle il est possible de distinguer clairement un objet, quelle que soit l'heure. On peut mesurer la visibilité horizontale et verticale, souvent...);
  • d'afficher une plus grande fréquence de vols sur une liaison qu'elle et sa compagnie alliée desservent déjà toutes les deux. Dans ce cas il est également possible que l'accord permette un meilleur remplissage moyen des vols et donc une meilleure rentabilité;
  • de s'assurer une meilleure présence aux horaires de pointe pour lesquels les créneaux de décollages et d'atterrissage (L’atterrissage désigne, au sens étymologique, le fait de rejoindre la terre ferme. Le terme recouvre cependant des notions différentes suivant qu'il est...) sont très demandés, et donc difficiles à obtenir, mais plus rentables.

Du point (Graphie) de vue (La vue est le sens qui permet d'observer et d'analyser l'environnement par la réception et l'interprétation des rayonnements lumineux.) du passager le bilan de cette opération est plus contrasté, car il peut y trouver certains inconvénients:

  • en réservant un vol d'une compagnie dont il apprécie la qualité de service (La qualité de service (QdS) ou Quality of service (QoS) est la capacité à véhiculer dans de bonnes conditions un type de trafic donné, en termes de disponibilité, débit, délais de transmission, gigue,...) il peut être en réalité transporté par une autre compagnie dont le service est de qualité moindre;
  • lorsque les compagnies partagent des vols sur une liaison qu'elles assuraient toutes les deux cela peut réduire la concurrence sur cette liaison voire créer une situation de position dominante ou de monopole.

Toutefois les passagers peuvent aussi y trouver des avantages; les compagnies s'efforcent souvent d'améliorer les horaires de leurs vols pour offrir un délai (Un délai est d'après le Wiktionnaire, « un temps accordé pour faire une chose, ou à l’expiration duquel on sera...) plus court entre l'atterrissage d'un vol et le décollage (Le décollage est la phase transitoire pendant laquelle un aéronef passe de l'état statique - au sol - vers le vol.) d'un autre lors d'un changement d'avion, et donc un gain de temps (Le temps est un concept développé par l'être humain pour appréhender le changement dans le monde.) sur le trajet complet.

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