Goélette
Source: Wikipédia sous licence CC-BY-SA 3.0.
La liste des auteurs de cet article est disponible ici.
Une (deux-mâts) goélette de pêche, gréée seulement avec des voiles auriques
Une (deux-mâts) goélette de pêche, gréée seulement avec des voiles auriques
Goélette (à hunier) américaine Californian
Goélette (à hunier) américaine Californian
Trois-mâts goélette suédoise Linden sous voiles
Trois-mâts goélette (Une goélette (ou anciennement goëlette) est un voilier dont le mât de misaine, placé à l'avant du grand mât, est plus court que ce dernier ou de taille égale et porte des voiles auriques (placées dans...) suédoise Linden sous voiles (Les Voiles sont l’une des 88 constellations du ciel, visible essentiellement de l’hémisphère sud. Incluse à l’origine par Ptolémée dans...)

Une goélette (ou anciennement goëlette) est un voilier (Un voilier (ou bateau à voiles, navire à voiles) est un bateau ou navire propulsé par la force du vent. Historiquement, les voiliers ont été le premier moyen de transport à moyenne et longue distance avant l'invention des machines...) dont le mât (Le mât est un espar vertical (mis à part le beaupré) servant à soutenir les voiles sur un bateau à voiles. De manière générale, c'est un pylône vertical.) de misaine (« Misaine  » désigne deux choses sur un bateau :), placé à l'avant du grand mât, est plus court que ce dernier ou de taille égale et porte des voiles auriques (placées dans l'axe du navire) ou bermudiennes. On parle aussi de gréement (Le gréement d'un navire à voile est constitué de l'ensemble des espars (mâts, bômes, tangons, etc.), manœuvres courantes (drisses, écoutes, etc.), manœuvres dormantes (étais, haubans,...) de goélette. Ce nom n'apparut que tardivement en France, vers 1751, sous la forme de "go(u)ëlette". On suppose que ce terme viendrait de goéland par analogie. On dit que les Bretons auraient nommé ainsi ces excellents petits voiliers aux formes fines et légères. Le gréement est originaire de Hollande du XVIIe siècle.

Les goélettes sont des voiliers élégants, généralement équilibrés et bons marcheurs, et ne nécessitent pas d'équipage très nombreux pour la manœuvre. Cependant, ils ne pouvaient pas porter de grandes surfaces de voiles par rapport aux voiliers à gréement carré (Un carré est un polygone régulier à quatre côtés. Cela signifie que ses quatre côtés ont la même longueur et ses quatre angles la même mesure. Un carré est à la fois un rectangle et un...) ce qui les a limités à des rôles de cabotage (Le cabotage désigne un genre de navigation maritime qui consiste à se déplacer de port en port en restant à proximité des côtes. Ce terme désigne initialement une...) ou de pêche hauturière où leur manœuvrabilité faisait merveille. Le seul grand voilier en acier (L’acier est un alliage métallique utilisé dans les domaines de la construction métallique (voir aussi l’article sur la théorie du soudage de l’acier) et de la construction mécanique.) gréé en goélette à sept mâts, le Thomas W. Lawson, ne fit pas grande impression malgré un gréement très simplifié et eut une carrière très courte de cinq ans. Il y étaient plusieurs grandes goélettes en bois à quatre (~260), cinq (~90) et six mâts (11) dans les États-Unis et seulement trois en acier, le Lawson, le William L. Douglas (1903, six-mâts) et le Kineo (1903, cinq-mâts).

On distingue la goélette du brick : la première est gréée avec des voiles auriques, tandis que le deuxième possède des voiles carrées, gréées sur des vergues, ainsi qu'une brigantine (Le terme de brigantine désigne en français à la fois une grand-voile trapèzoïdale et le navire à deux mâts qui la porte à son mât principal (souvent sous la dénomination...) à l'arrière. Il existe également le brick-goélette, gréé en voiles carrées sur le mât de misaine et en voiles auriques sur le grand mât. Voire aussi : goélette à hunier.

Les deux navire-école de la marine nationale française, l'Étoile (Une étoile est un objet céleste émettant de la lumière de façon autonome, semblable à une énorme boule de plasma comme le Soleil, qui est l'étoile la plus proche...) et la Belle Poule (La Belle Poule est, avec son homologue (sister-ship en anglais) l'Étoile, une goélette à hunier, appelée aussi goélette paimpolaise. Elle a été...), anciens voiliers de pêche à la morue sur les bancs de Terre-Neuve (Terre-Neuve (en anglais: Newfoundland, en micmac: Ktaqamk) est une grande île au large de la côte atlantique de l'Amérique du Nord. Elle fait partie de la province canadienne de Terre-Neuve-et-Labrador ; la capitale...) sont deux voiliers jumeaux grées en goélette à huniers, c’est-à-dire qu'ils portent un petit hunier sur le mât de misaine.

En ornithologie, une goélette désigne aussi une hirondelle (Les hirondelles sont des oiseaux migrateurs familiers qui installent leurs nids près des habitations (traditionnellement dans les granges et étables)....) de mer (Le terme de mer recouvre plusieurs réalités.).

Page générée en 0.055 seconde(s) - site hébergé chez Amen
Ce site fait l'objet d'une déclaration à la CNIL sous le numéro de dossier 1037632
Ce site est édité par Techno-Science.net - A propos - Informations légales
Partenaire: HD-Numérique