Jean-Benoît-Vincent Barré
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Jean Benoît Vincent[1] Barré est un architecte français né à Seine-Port (Seine-et-Marne) vers 1732 et mort à Seine-Port le 27 janvier 1824. C'est l'un des architectes importants du XVIIIe siècle et l'un des créateurs du style Louis XVI en architecture (L’architecture peut se définir comme l’art de bâtir des édifices.).

Biographie

Jean Benoît Vincent Barré apprit l'architecture dans le cabinet d'Antoine Matthieu Le Carpentier, qui lui transmit une partie de sa clientèle. Il travailla pour des commanditaires très fortunés, donnant des édifices fastueux et élégants, parfaitement au goût (Pour la faculté de juger les belles choses, voir Goût (esthétique)) du jour (Le jour ou la journée est l'intervalle qui sépare le lever du coucher du Soleil ; c'est la période entre deux nuits, pendant laquelle les rayons du Soleil éclairent le ciel. Son début (par rapport à minuit heure locale) et sa durée...). Sa carrière reste cependant assez mal connue.

Il travailla pour des financiers comme Laurent Grimod de La Reynière, dont il construisit le célèbre hôtel (Un hôtel est un établissement offrant un service d’hébergement payant, généralement pour de courtes périodes. Dans sa définition de...) parisien, Jean-Joseph de Laborde[2] ou encore le beau-père de ce dernier, Mathias de Nettine, banquier de la cour d'Autriche. Par l'intermédiaire de ce dernier, il donna les plans de la place royale et de l'église (L'église peut être :) Saint-Jacques-de-Coudenberg à Bruxelles, et édifia l'hôtel du ministre de France dans cette ville (Une ville est une unité urbaine (un « établissement humain » pour l'ONU) étendue et fortement peuplée (dont les...).

Nommé en 1770 inspecteur des bâtiments des Poudres et Salpêtres du Roi, il construisit son œuvre la plus connue, le château (Un château est à l'origine une construction médiévale destinée à protéger le seigneur et à symboliser son...) du Marais (En géographie, un marais est un type de formation paysagère, au relief peu accidenté, où le sol est recouvert, en permanence ou par intermittence, d'une couche d'eau...) (1772-1779) pour Jean Le Maître de La Martinière, trésorier général de l'artillerie et du génie. Pour le maréchal de Contades, il reconstruisit le château de Montgeoffroy, en Anjou.

Peu considéré par ses confrères, il n'obtint qu'une seule voix lorsqu'il se présenta à l'Académie (Une académie est une assemblée de gens de lettres, de savants et/ou d'artistes reconnus par leurs pairs, qui a pour mission de veiller aux usages dans leurs disciplines respectives...) royale d'architecture.

Barré se livra à partir de 1772 à des spéculations immobilières dans le quartier de la Nouvelle France à Paris (Paris est une ville française, capitale de la France et le chef-lieu de la région d’Île-de-France. Cette ville est construite sur une boucle de la Seine, au centre du...), en association avec Jean-François Perrin de Cypierre, intendant de la généralité d'Orléans. Il spécula ensuite avec Antoine Roy, qui devait bâtir une énorme fortune et devenir ministre des Finances sous la Restauration, après avoir épousé en 1793 la fille de Barré, Adélaïde-Sophie[3].

En 1797, Barré se retira dans sa propriété de La Chesnaye à Seine-Port où il mourut très âgé en 1824.

Principales réalisations

  • Château d'Hénonville (Oise), entre Pontoise et Beauvais, reconstruit pour Jean-Marie Roslin d'Ivry, 1765-1771.
  • Château de Montgeoffroy (Maine-et-Loire), 1772-1775, reconstruit pour le maréchal Louis Georges Érasme de Contades.
  • Château du Marais (Essonne), chef d'œuvre du syle Louis XVI, 1772-1779.
  • Hôtel Grimod de La Reynière, angle (En géométrie, la notion générale d'angle se décline en plusieurs concepts apparentés.) de l'avenue (Une avenue est une grande voie urbaine. Elle est en principe plantée d'arbres, et conduit à un monument.) Gabriel et de la rue (La rue est un espace de circulation dans la ville qui dessert les logements et les lieux d'activité économique. Elle met en relation et structure les différents quartiers, s'inscrivant de ce fait dans un...) Boissy d'Anglas, Paris, pour Laurent Grimod de La Reynière, 1775 (détruit)[4].
  • Château du Lude (Sarthe), 1785, pour la marquise de La Vieuville : Barré réalise une importante campagne (La campagne, aussi appelée milieu rural désigne l'ensemble des espaces cultivés habités, elle s'oppose aux concepts de ville, d'agglomération ou de milieu urbain. La campagne est...) de travaux en supprimant l’avant cour, substituant au corps de logis ouest (L’ouest est un point cardinal, opposé à l'est. C'est la direction vers laquelle se couche le Soleil à l'équinoxe, le couchant (ou ponant).) le portique actuel et édifiant l'aile de style Louis XVI. À l’est, il masque les tours par des pavillons latéraux dont les toitures sont plus élevées que celle du pavillon central, couronné d’un fronton aplati. L'allure quelque peu archaïsante de cette façade permet d'éviter une rupture trop marquée avec les parties du XVIIe siècle.
  • Château et parc de Méréville (Essonne), à partir de 1784 : Pour le financier Jean-Joseph de Laborde, Barré réalise des décors intérieurs et, surtout, plusieurs des célèbres fabriques du parc (certaines en collaboration avec le peintre Hubert Robert) : cénotaphe (Un cénotaphe est un monument élevé à la mémoire d'une personne ou d'un groupe de personnes et dont la forme rappelle celle d'un tombeau, bien qu'il ne contienne pas le corps.) de Cook, colonne rostrale, temple de la Piété filiale, tour gothique, pont (Un pont est une construction qui permet de franchir une dépression ou un obstacle (cours d'eau, voie de communication, vallée, etc.) en passant par-dessus cette séparation. Le...) ruiné.
  • Hôtel Micault d'Harvelay, quartier de la chaussée d'Antin, Paris, pour Joseph Micault d'Harvelay, beau-frère de Jean-Joseph de Laborde (détruit).
  • Hôtel d'Aubeterre, quartier de la chaussée d'Antin, Paris (détruit).
  • Hôtel de Cypierre, 26 rue du Faubourg-Poissonnière, Paris, pour Jean-François Perrin de Cypierre (détruit).
  • Hôtel Barré, 24 rue du Faubourg-Poissonnière, Paris, pour lui-même.
  • Hôtel de Lalive, rue d’Artois
  • Maison de Monsieur Girault, boulevard (Au sens premier, un boulevard est une voie de communication reposant sur d'anciens remparts, puisque le mot vient du néerlandais bolwerc signifiant rempart. Il permet donc de contourner une ville de...) de la Chaussée d’Antin
  • Hôtel de Laborde, boulevard des Italiens
  • Transformation du château de Chevilly (Loiret), pour Jean-François Perrin de Cypierre.
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