Améliorer considérablement la capacité des batteries lithium-ion

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Deux compagnies japonaises, Mitsubishi Material et Toray Dowcorning, ont développé deux nouveaux matériaux destinés à la fabrication d'anodes de batteries lithium-ion. Ils permettent tous deux d'améliorer considérablement la capacité des batteries.

Améliorer la capacité des batteries représente un enjeu important pour l'industrie automobile, puisque c'est elle qui détermine l'autonomie des véhicules électriques. Cette amélioration passe par celle des trois parties qui compose une batterie : l'anode, la cathode et l'électrolyte. Les anodes des batteries lithium-ion (ces batteries présentent actuellement la meilleure densité énergétique) sont constituées pour la plupart de graphite. Cependant, le potentiel de ce dernier par rapport au lithium est relativement bas, provoquant ainsi le dépôt de lithium à la surface des électrodes (dendrite), ce qui les détériore. De plus, la capacité théorique du graphite est peu élevée (370 mAh/g).

Voitures électriques se rechargeant sur des places de parking adaptées

Les matériaux les plus prometteurs pour le développement des anodes sont les alliages métalliques, tels que le lithium-silicium (Li-Si - capacité théorique de 4.000 mAh/g) et le lithium-étain (Li-Sn - 990 mAh/g). Leur inconvénient est qu'ils sont sujets à de très fortes variations de volume lors des cycles de charge et de décharge, entraînant la dégradation de l'électrode. Une deuxième solution se trouve dans le développement d'anodes en oxyde mélangé à du graphite. Leur capacité théorique (entre 500 et 1000 mAh/g) est inférieure à celle des alliages métalliques, mais leur variation de volume est plus limitée.

Le matériau développé par Mitsubishi Material relève de la première solution. La compagnie a en effet développé un nouvel alliage à base d'étain. La variation de volume est limitée grâce à une structure aérée et une taille des particules qui ne dépasse pas les 2 micro-m. L'anode est fabriquée par l'incorporation dans du graphite habituellement utilisé d'un alliage à base d'étain (40%), à laquelle a été ajoutée, comme adjuvant conducteur, de la fibre de carbone (5%) qui favorise le transport des électrons. La capacité de décharge (500 mAh/g) de l'électrode a ainsi été améliorée de 1,5 fois par rapport à une anode en graphite. Cette capacité ne se dégrade que de 4% après 50 cycles de charge et de décharge. La compagnie espère pouvoir proposer des échantillons rapidement et obtenir une part de marché de 20% d'ici 5 ans.

Le matériau développé par Toray Dowcorning relève de la seconde solution. L'anode, en oxyde d'étain-carbone (SiO-C), est fabriquée par frittage de macromolécules contenant de l'étain. Sa capacité de décharge est comprise entre 500 et 800 mAh/g. Elle diminue de 15% après 140 cycles. La variation de volume est limitée à 20%. La compagnie a déjà expédié des échantillons à des constructeurs automobiles pour obtenir une évaluation de son produit.

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cisou9

Cette capacité ne se dégrade que de 4% après 50 cycles de charge et de décharge.

:_salut: C'est quand même important.

Elle diminue de 15% après 140 cycles.

Même si c'est une asymptote, la durée de vie est très limitée. :non:

ME
Mendokse

Ça ne résoudrait qu'un des 2 problèmes des véhicules purement électriques, l'autre étant le temps de recharge. Avec l'essence, le plein est fait en 5-10 minutes (attente et paiement compris). Avec de l'électrique, le plein ne peut être fait que le soir en rentrant chez soi, ce qui empêche (pour le moment) de faire de longs trajets... A moins qu'on puisse changer de cheval (pardon, de batterie) dans des relais!

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cisou9

A moins qu'on puisse changer de cheval (pardon, de batterie) dans des relais!

Ça nous ramène au temps des diligences, et si au changement on te donne un cheval pourris (pardon batterie), tu n'ira pas loin :(

TC
Tchoupi

C'est pour ça que les véhicules hybrides rechargeables semblent être la meilleure alternative (en attendant des améliorations majeures dans le domaine des batteries ou des piles à combustible) :

  • Pour les trajets urbains ou péri-urbains (part importante de l'utilisation des voitures), on roule en électrique et on recharge le soir (une autonomie de 50-70km permet de satisfaire la plupart des besoins quotidiens).

  • Pour les trajets plus long, le moteur thermique prend le relais et la voiture roule en mode hybride traditionnel (cf Prius actuelles).

Acheter un véhicule 100% électrique dans les quelques années qui viennent me semble pour le moins aventureux...

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StarDreamer

Certains constructeurs de véhicules électriques ont proposé l'idée de pouvoir embarquer une génératrice thermique lorsqu'on souhaite faire de long trajets ; le reste du temps, le véhicule -allégé et plus simple que l'hybride- reste en mode électrique.

Et puis, il faut bien séparer le marché de la voiture "trajet travail" (tout électrique) de la vraie berline qui doit faire de la route.

Toutes ces solutions, c'est bien beau.
Mais qu'en est-il de la quantification/segmentation du besoin ?

Pour ceux qui ont des véhicules, combien de kms faites-vous par jour au max ?
hors exceptions annuelles comme les vacances, où on pourrait alors louer un véhicule thermique/hybride.

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buck

50km/j, et une centaine sur le week end, par contre conges: 5000km sur 2-3semaines ete et noel (plus rentable de prendre la voiture et rentrer en france que de predre l'avion ou le train et louer...)