Des chercheurs au Canada extraient de la lumière de points quantiques

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Une percée physique qui pourrait permettre un grand bond en avant dans les lasers, les telecommunications et l'informatique optique.

Des chercheurs de l'Université McGill à Montréal ont réussi à amplifier la lumière avec ce que l'on appelle les « points quantiques colloïdaux », une technologie à laquelle beaucoup avaient renoncé car, selon eux, elle ne menait nulle part.

Les activités de recherche soutenues qui se poursuivent depuis 15 ans sur les points quantiques n'avaient toujours pas donné les résultats escomptés d'amélioration de l'amplification, et de nombreux chercheurs commençaient à croire qu'une loi de la physique inconnue mais insurmontable bloquait la voie. Essentiellement, disaient-ils, les points quantiques ne pouvaient tout simplement pas fonctionner dans l'une de leurs principales applications.

Toutefois, après de nombreuses recherches, le professeur Patanjali (Pat) Kambhampati et ses collègues du département de chimie de l'Université McGill ont réussi à déterminer que les points quantiques colloïdaux amplifient vraiment la lumière, comme ils le promettaient. Les déceptions antérieures s'expliquent par des obstacles et non pas par une quelconque loi fondamentale de la physique, ont indiqué les chercheurs. Leurs résultats ont été publiés dans le numéro de mars 2009 de Physical Review Letters.

Les points quantiques colloïdaux peuvent en fait être appliqués à des surfaces comme la peinture, et cette percée peut avoir une très grande importance pour l'avenir de la technologie laser et, par extension, les télécommunications, l'informatique optique de prochaine génération et d'innombrables autres applications.

Les lasers - des faisceaux de lumière pure et concentrée - trouvent des applications dans des dizaines de domaines, notamment dans les télécommunications, où ils sont utilisés pour transmettre la voix et les données par câbles optiques. Tout comme le son, les ondes radioélectriques ou l'électricité, les signaux laser s'affaiblissent avec la distance et doivent être amplifiés. Jusqu'ici, la meilleure technologie d'amplification disponible était celle du puits quantique, une couche mince faite d'un matériau semi-conducteur qui confine les électrons dans un plan unidimensionnel, amplifiant ainsi la lumière. Les points quantiques colloïdaux jouent un rôle similaire, mais dans une structure tridimensionnelle de type boîte au lieu d'une couche.

« Tout le monde s'attendait à ce que cette petite boîte soit bien meilleure qu'une couche mince, explique M. Kambhampati. Elle exige moins d'électricité et élimine le recours à divers systèmes de refroidissement, qui coûtent cher. Il s'agissait en fait de rendre l'activité laser aussi abordable que possible. Mais nous n'arrivions pas à obtenir les résultats espérés. Alors, les chercheurs ont commencé à dire « oublions les points quantiques », et ils ont essayé les tiges et les formes en oignon. C'était devenu un jeu. Faire tout un mélange de formes différentes en espérant que l'une d'entre elles finisse par donner des résultats. »

« Selon nous, poursuit-il, personne n'a découvert comment fonctionne le prototype d'un simple point quantique. Et si vous l'ignorez, comment pouvez-vous construire de façon rationnelle un dispositif qui en découle? »

Finalement, M. Kambhampati et ses collègues ont découvert que le principal problème résidait dans la façon dont les chercheurs alimentaient les amplificateurs à points quantiques.

« Nous avons découvert qu'il n'y avait pas de problème fondamental au niveau des points. Si vous n'êtes pas très rigoureux dans vos mesures, lorsque vous alimentez les points quantiques, vous créez accidentellement un effet parasite qui tue l'amplification, dit-il. Lorsque nous avons compris ce phénomène, nous avons été en mesure de prendre un point quantique qui n'aurait jamais dû amplifier quoi que ce soit, d'après les chercheurs, et le convertir, à ce que je sais, en l'amplificateur le plus efficace jamais mesuré. »

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Seals

Vous avez un exemple de ce à quoi ça pourrait servir svp ? :grat:

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batman93

C'est moi ou j'ai pas vu où on nous explique ce qu'est un point quantique colloïdal ?!
On peut les appliquer a la peinture ... ah ? Y en a chez Casto ?
Sérieusement, ce serait sympa de fournir une bève explication pour les simples mortels :??:

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JNem19

La synthèse colloïdale est considérée comme un des meilleurs moyens de synthèse de "points quantiques"
(en fait des "boites quantiques" donc des nanostructures tridimensionnelles) qui servent de collecteur d'électrons donnant
aux matériaux formés des propriétés de semi-conducteurs. Des semi-conducteurs aux cellules solaires il n'y
a qu'un pas et pouvoir les inclure dans une peinture permettrait de fabriquer des supports photosensibles
à coût faible. Il semble que "l'encre de nanoparticules" dont se sert le fabricant "nanosolar" pour faire
ses panneaux solaires en film mince, ressemble à l'aspect final qu'aurait cette technologie à maturité dans
le domaine (s'il ne s'agit pas de cette technologie).
Ai-je répondu aux interrogations ?...

ST
Stickif

Je crois que j'ai assez bien compris, mais ça serai possible d'avoir une petite expliquation avec schéma ?
Et après que les points quantiques colloïdaux soient placés comme la peinture par exemple, il y a quoi comme différences ?
Merci !

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JNem19

@ stickif

Un schéma ne serait pas très instructif. Fondamentalement un point quantique est capable d'émettre
de la lumière sous l'effet d'une excitation. Si elle est lumineuse il réémettra une lumière fluorescente
et donc appliqué (par ex) en couche fine sur le support de photopiles va majorer la quantité de
lumière qui les frappent.
Les applications potentielles sont vastes et les détailler avec précision nécessiterait un temps
et une compétence que je n'ai pas. Si vous lisez l'anglais il y a de bonnes lectures sur le sujet
Taper "quantum dot" par ex.

ST
Stickif

Merci !