| Romifidine | |
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| Général | |
| Nom IUPAC | |
| No CAS | |
| PubChem | |
| SMILES | |
| InChI | |
| Apparence | Poudre cristalloïde blanche • Solution limpide |
| Propriétés chimiques | |
| Formule brute | C9H9BrFN3 |
| Masse molaire | 258,09 ± 0,009 g·mol-1 |
| Classe thérapeutique | |
| Sédatif α-agoniste | |
| Données pharmacocinétiques | |
| Excrétion | Urinaire à 80% |
| Considérations thérapeutiques | |
| Voie d’administration | Voies intraveineuse, intramusculaire et sous-cutanée |
| Antidote | Atipamézole, Yohimbine |
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La Romifidine est un α-agoniste utilisé en anesthésiologie vétérinaire, surtout en prémédication.
La romifidine agit sur les récepteurs adrénergiques α localisés dans le système nerveux central et le cœur. Elle diminue la libération de noradrénaline et provoque une inhibition du système nerveux sympathique. Ainsi, la romifidine est responsable d'une diminution de la vigilance, de la nociception et du tonus musculaire. À l'étage cardiaque, elle provoque une bradycardie : la fréquence cardiaque diminue de 40 à 50% par rapport aux valeurs habituelles.
La médétomidine agit également sur les récepteurs adrénergiques α – son affinité pour les récepteurs α est 440 fois plus grande que pour les récepteurs α – ce qui provoque, dans un premier temps, une vasoconstriction périphérique et une hypertension puis, une hypotension.
La romifidine provoque une dépression cardio-respiratoire importante à l'origine d'une bradycardie sinusale et d'une bradypnée dose-dépendantes. Elle induit également une hypotension et des dysthermies Elle diminue les contractions des muscles lisses : elle freine ainsi la motricité gastro-intestinale.
La romifidine possède une activité sympatholytique. Elle est utilisée en médecine vétérinaire comme sédatif, analgésique et myorelaxant. En anesthésiologie, elle est indiquée pour la prémédication et la sédanalgésie. Elle potentialise la narcose et la myorelaxation des anesthésiques halogénés volatiles (halothane, isoflurane...).
Chez le chien, la romifidine est utilisée à la dose de 40 à 120 μg·kg-1 par voie intramusculaire, intraveineuse ou sous-cutanée, tandis que, chez le chat, la dose est de 200 à 400 μg·kg-1 par voie intraveineuse, intramusculaire et sous-cutanée. Elle agit en 10 minutes par voie intraveineuse et en 10 à 15 minutes par voie intramusculaire.
L'acépromazine peut potentialiser l'hypotension provoquée par la romifidine. L'administration concomittente de sulfonamides potentialisés avec du triméthoprime peut induire des dysrythmies fatales.
La romifidine est antagonisée par des α-antagonistes, comme l'atipamézole et la yohimbine.