Sédatif - Définition et Explications

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Introduction

Un sédatif est une substance qui a une action dépressive sur le système nerveux central et qui entraîne un apaisement, une relaxation, une réduction de l'anxiété, une somnolence, un ralentissement de la respiration, une démarche chancelante, des troubles du jugement et une diminution des réflexes. Un sédatif (Un sédatif est une substance qui a une action dépressive sur le système nerveux central et qui entraîne un apaisement, une relaxation, une réduction de l'anxiété, une somnolence, un ralentissement de...) peut être aussi désigné comme tranquillisant, dépresseur, anxiolytique, soporifique, somnifère ou sédatif-hypnotique. À forte dose, la plupart des sédatifs peuvent entraîner l'inconscience et la mort (La mort est l'état définitif d'un organisme biologique qui cesse de vivre (même si on a pu parler de la mort dans un sens cosmique plus...).

Types de sédatifs

  • Barbituriques
    • sécobarbital (Seconal)
    • pentobarbital (Nembutal)
    • amobarbital (Amytal)
  • Benzodiazépines
    • Bromazépam (Lexomil®)
    • Clonazépam (Le clonazépam (klonopin®, rivotril®) est une molécule aux propriétés sédatives, hypnotiques, anxiolytiques et anticonvulsivantes de la classe des benzodiazépines.) (Rivotril®)
    • Clorazépate (Tranxene®)
    • Chlordiazépoxide (Librax®, Librium®)
    • Diazépam (Valium®)
    • Clonazépam (Klonopin®)
    • Flunitrazépam (Rohypnol®)
    • Lorazépam (Ativan®, Temesta®, Tavor®)
    • Tétrazépam (Myolastan®)
  • Imidazopyridines
    • zolpidem (Ambien)
    • alpidem
  • Pyrazolopyrimidines
    • Zaléplon (Sonata)
  • Antihistaminiques
    • diphenhydramine (Benadryl, Sominex)
    • dimenhydrinate (Dramamine)
    • doxylamine
    • antipsychotiques atypiques
      • quétiapine (Seroquel)
  • Plantes sédatives
    • valériane
    • mandragore (La mandragore (Mandragora officinarum) est une espèce de plante herbacée vivace, des pays du pourtour méditerranéen, appartenant à la...)
    • kava
  • Autres sédatifs
    • méthaqualone (Le méthaqualone est un sédatif dont les effets sont similaires à ceux des barbituriques, c'est un dépresseur du système nerveux central. Employé comme sédatif, il était également...) (Sopor, Quaalude)
    • éthchlorvynol (Placidyl)
    • hydrate de chloral (Noctec)
    • méprobamate (Miltown)
    • glutéthimide (Doriden)
    • methyprylon (Noludar)
    • Acide gamma-hydroxybutyrique (Ingestion) (GHB)
    • éthanol (boisson alcoolisée)
    • éther diéthylique (éther)
    • trichlorométhane (chloroforme)

Dépendance aux sédatifs

La prise régulière de sédatifs (même à doses thérapeutiques) peut entraîner une dépendance soit physique (La physique (du grec φυσις, la nature) est étymologiquement la « science de la nature ». Dans un sens général et ancien, la...), soit psychologique, soit encore les deux. Lorsqu'un utilisateur dépendant décroît ou cesse soudainement sa consommation, il va montrer des symptômes de sevrage qui vont de l'agitation (L’agitation est l'opération qui consiste à mélanger une phase ou plusieurs pour rendre une ou plusieurs de ces caractéristiques homogènes....), l'insomnie (L'insomnie est un terme créé au XVIe siècle sur la base du latin insomnia (du latin somniculus, « état de celui qui...) et l'anxiété (L'anxiété est pour la psychiatrie phénoménologique biologique et comportementale, un état d'alerte, de tension psychologique et somatique, en rapport avec un...) aux convulsions et la mort. La dépendance, psychologique comme physique, peut être traitée.

Usage thérapeutique (La thérapeutique (du grec therapeuein, soigner) est la partie de la médecine qui étudie et applique le traitement des maladies.)

Bien que les sédatifs ne soulagent pas directement la douleur (La douleur est la sensation ressentie par un organisme dont le système nerveux détecte un stimulus nociceptif. Habituellement, elle correspond à un signal d'alarme de l'organisme pour signifier une remise en cause de...), les médecins et les infirmiers en administrent fréquemment à leurs patients pour calmer l'anxiété provoquée par des actes ou des procédures douloureux ou anxiogènes. Ils peuvent être utiles, en conjonction avec des analgésiques, pour préparer le patient (Dans le domaine de la médecine, le terme patient désigne couramment une personne recevant une attention médicale ou à qui est prodigué un soin.) à la chirurgie (La chirurgie est une technique médicale consistant en une intervention physique sur les tissus, notamment par incision et suture. Un médecin spécialisé dans cette discipline est un chirurgien. Un acte médical...) et sont souvent utilisés avant une anesthésie (Le mot anesthésie provient du grec (αισθησις: faculté de percevoir par les sens) combiné à l'alpha (α) privatif et du nu (ν) euphonique....) ou tout (Le tout compris comme ensemble de ce qui existe est souvent interprété comme le monde ou l'univers.) autre acte stressant, comme l'IRM.

Ils permettent d'augmenter la docilité et l'obéissance des enfants ou des personnes agitées.

Les patients en unité de soins intensifs sont presque systématiquement sous sédatif (sauf s'ils sont inconscients de leur condition).

Sédatifs et alcool

Les sédatifs et l'alcool sont parfois combinés de façon imprudente ou dans un but récréatif. Étant donné que l'alcool est également un dépresseur du système nerveux (Le système nerveux est un système en réseau formé des organes des sens, des nerfs, de l'encéphale, de la moelle épinière, etc. Il...) central, les deux substances se renforcent mutuellement et cette association peut se révéler fatale. En 1975, Karen Ann Quinlan tomba dans le coma (Le terme « coma » signifie « sommeil profond » en grec ancien. Le coma est une abolition de la conscience et de la vigilance non réversible par les stimulations. Il témoigne...) après avoir avalé de l'alcool et des tranquillisants dans une soirée. Son cas déclencha un débat (Un débat est une discussion (constructive) sur un sujet, précis ou de fond, annoncé à l'avance, à laquelle prennent part des individus ayant des avis, idées, réflexions ou opinions...) éthique mondial à propos de l'arrêt du matériel de maintien des fonctions vitales (Les Vitales sont un ordre de plantes dicotylédones. Cet ordre a été réintroduit dans la Angiosperm Phylogeny Website et ne comprend qu'une seule famille :).

Usages détournés et récréatifs

Tous les sédatifs peuvent être utilisés abusivement, mais les barbituriques sont responsables du plus grand nombre (La notion de nombre en linguistique est traitée à l’article « Nombre grammatical ».) de problèmes, à cause d'une part de la « sur-prescription » des médecins et d'autre part de son usage non médical ou « récréatif » très répandu. Les personnes qui ont des difficultés à gérer le stress (Le stress (« contrainte » en anglais), ou syndrome général d'adaptation, est l'ensemble des réponses d'un organisme soumis à des...), l'anxiété ou le manque de sommeil (Le sommeil est un état naturel récurrent de perte de conscience (mais sans perte de la réception sensitive) du monde extérieur, accompagnée d'une diminution progressive du tonus...) sont particulièrement susceptibles d'abuser et de devenir dépendants de sédatifs. Les héroïnomanes en prennent parfois en conjonction avec leur drogue (Une drogue est un composé chimique, biochimique ou naturel, capable d'altérer une ou plusieurs activités neuronales et/ou de perturber les...) ou pour la remplacer temporairement. Les utilisateurs de stimulants les utilisent pour calmer une agitation excessive. D'autres en font un usage récréatif pour se relaxer et oublier leurs soucis.

L'overdose aux barbituriques est un facteur dans près d'un tiers des décès imputés aux drogues, incluant le suicide (Le suicide (du latin suicidium, du verbe sui caedere « se massacrer soi-même ») est l’acte délibéré de mettre fin à sa propre...) et l'empoisonnement accidentel aux médicaments (des morts accidentelles ont parfois lieu lorsqu'une personne sujette à une confusion due à un sédatif prend plusieurs fois sa dose de médicament).

Aux États-Unis, en 1998, un total ( Total est la qualité de ce qui est complet, sans exception. D'un point de vue comptable, un total est le résultat d'une addition, c'est-à-dire...) de 70 982 appels relatif à l'ingestion de sédatifs ont été enregistrés par les centres antipoison. 2 310 d'entre eux (soit 3,2 %) se sont révélés être des problèmes toxiques majeurs et 89 (soit 0,1 %) ont abouti à la mort. Toujours aux États-Unis, à peu près la moitié des personnes admises aux urgences (Dans le langage courant, les urgences sont le service d'un hôpital qui s'occupe de recevoir les malades et les blessés qui se présentent...) suite à un usage non médical de sédatifs avaient une prescription médicale pour le produit, mais l'avait utilisé à dose excessive ou l'avait consommé avec de l'alcool ou d'autres drogues. D'autres obtiennent des sédatifs de leur amis qui possèdent une ordonnance légale ou encore sur fausse ordonnance.

Voir également : abus de barbituriques.

Les sédatifs, particulièrement le GHB, sont parfois administrés par certains violeurs, notamment lors de « viols commis par une connaissance » (acquaintance ("date") rape en anglais).

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