Gilles Brassard
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Gilles Brassard (1955 à Montréal (Québec, Canada) - ) est un cryptologue canadien. Il a notamment aidé à jeter les bases de la cryptographie quantique.

Biographie

Dès son plus jeune âge, il est passionné par les mathématiques (Les mathématiques constituent un domaine de connaissances abstraites construites à l'aide de raisonnements logiques sur des concepts tels que les nombres, les figures, les structures et les...), passion qu'il a reçu de son grand frère, Robert Brassard, qui prenait plaisir à lui enseigner des concepts avancés de mathématiques. À l’âge de 13 ans, il entre à l'Université (Une université est un établissement d'enseignement supérieur dont l'objectif est la production du savoir (recherche), sa conservation et sa transmission (études supérieures). Aux États-Unis, au moment où les...) de Montréal (Montréal est à la fois région administrative et métropole du Québec[2]. Cette grande agglomération canadienne constitue un centre majeur du commerce, de l'industrie, de...) où il étudie l’informatique et obtient un baccalauréat (Le baccalauréat (altération du bas-latin bachalariatus, désignant un rang de débutant d'abord dans la chevalerie, et puis dans la...) en 1972 et une maîtrise (La maîtrise est un grade ou un diplôme universitaire correspondant au grade ou titre de « maître ». Il existe dans plusieurs pays...) en 1975. Il poursuit ses études à l'Université Cornell où la lecture d’un article sur la cryptographie (La cryptographie est une des disciplines de la cryptologie s'attachant à protéger des messages (assurant confidentialité, authenticité et intégrité) en s'aidant souvent de secrets ou clés.) le passionne et l’incite à rediriger ses études de PhD vers ce domaine. Il obtient son PhD en cryptographie en 1979, sous la supervision de John Hopcroft (John Hopcroft (7 octobre 1939 - ) est un informaticien américain, enseignant à l'université Cornell et dont il devient le doyen de la Faculté d'Ingénierie...).

Il est professeur à l'Université de Montréal depuis lors, et est professeur titulaire depuis 1988.

Ses travaux les plus connus portent sur les fondements de la cryptographie quantique (La cryptographie quantique est une tentative de mise en œuvre des prédicats de la mécanique quantique afin d'assurer la confidentialité, l'intégrité...), la téléportation quantique (La téléportation quantique est un protocole de communications quantiques consistant à transférer l’état quantique d’un système vers un autre système similaire et séparé...), la distillation (La distillation est un procédé de séparation de substances, mélangées sous forme liquide. Elle consiste à porter le mélange à ébullition et à recueillir une fraction légère appelée...) de l'intrication quantique, la pseudo-télépathie et la simulation classique de l'intrication quantique. Certains de ces concepts sont toujours théoriques, mais quelques-uns ont été appliqués en laboratoire.

En 1984, avec Charles H. Bennett, Brassard invente le protocole BB84, un protocole de cryptographie quantique. Plus tard, il a davantage contribué au sujet en y incluant le protocole de correction d'erreurs par cascade, ce qui détecte et corrige efficacement le bruit (Dans son sens courant, le mot de bruit se rapproche de la signification principale du mot son. C'est-à-dire vibration de l'air pouvant donner lieu à la création d'une...) causé par un observateur externe (eavesdropper) d'un signal ( Termes généraux Un signal est un message simplifié et généralement codé. Il existe sous forme d'objets ayant des formes particulières. Les signaux lumineux sont...) cryptographique quantique.

En 1993, avec d’autres chercheurs, il jette les bases de la téléportation (On nomme téléportation (terme de 1934) le transfert d'un corps dans l'espace sans parcours physique des points intermédiaires entre départ et arrivée. Le...) quantique et parvient à téléporter des photons (En physique des particules, le photon est la particule élémentaire médiatrice de l'interaction électromagnétique. Autrement dit, lorsque deux...) sur une courte distance. Le journal scientifique (Un scientifique est une personne qui se consacre à l'étude d'une science ou des sciences et qui se consacre à l'étude d'un domaine avec la rigueur et les méthodes scientifiques.) Science (La science (latin scientia, « connaissance ») est, d'après le dictionnaire Le Robert, « Ce que l'on sait pour l'avoir appris, ce que l'on tient pour vrai au sens large. L'ensemble de...) considérait alors qu’il s’agissait d’une des plus importantes découvertes de l’année.

Il est le père de deux filles, Alice et Léonore.

Anecdote

Son nombre (La notion de nombre en linguistique est traitée à l’article « Nombre grammatical ».) d'Erd?s est de 2, puisqu'il a écrit un article avec Carl Pomerance.

Distinctions

  • 1992 - Prix Urgel-Archambault
  • 1992 - Bourses commémoratives E.W.R. Steacie
  • 1996 - Membre de la Société royale du Canada
  • 1997 - Bourse Killam
  • 2000 - Prix Marie-Victorin
  • 2007 – Médaille Herzberg du CRSNG
  • Titulaire de la Chaire de recherche (La recherche scientifique désigne en premier lieu l’ensemble des actions entreprises en vue de produire et de développer les connaissances scientifiques. Par extension métonymique, la recherche scientifique désigne...) du Canada en informatique quantique (L'informatique quantique est le sous-domaine de l'informatique qui traite des ordinateurs quantiques utilisant des phénomènes de la mécanique quantique, par opposition à ceux de l'électricité exclusivement, pour...)
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