Extinction des espèces
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Introduction

Les mécanismes de
l'évolution biologique

Mécanismes non aléatoires :

  • sélection naturelle
    • sélection utilitaire (Le mot utilitaire peut désigner :)
    • sélection sexuelle
    • sélection de parentèle
    • sélection de groupe
    • sélection stratégique
  • sélection artificielle

Mécanismes aléatoires :

  • mutation génétique (La génétique (du grec genno γεννώ = donner naissance) est la science qui étudie l'hérédité et les gènes.)
  • recombinaison
  • dérive génétique

Conséquences de l'évolution :

  • spéciation
  • adaptation des espèces
  • radiation (Le rayonnement est un transfert d'énergie sous forme d'ondes ou de particules, qui peut se produire par rayonnement électromagnétique (par exemple : infrarouge) ou par une désintégration (par exemple : radioactivité...) évolutive

En biologie (La biologie, appelée couramment la « bio », est la science du vivant. Prise au sens large de science du vivant, elle recouvre une partie des sciences naturelles et de l'histoire...) et écologie, l'extinction est la disparition totale d'une espèce (Dans les sciences du vivant, l’espèce (du latin species, « type » ou « apparence ») est le taxon de base de la systématique. L'espèce est un concept flou dont il existe une...) ou groupe de taxons, réduisant ainsi la biodiversité (La biodiversité est la diversité naturelle des organismes vivants. Elle s'apprécie en considérant la diversité des...).

On compte dans le passé (Le passé est d'abord un concept lié au temps : il est constitué de l'ensemble des configurations successives du monde et s'oppose au futur sur une échelle des temps...) 5 crises écologiques majeures. Pour chacune, le temps (Le temps est un concept développé par l'être humain pour appréhender le changement dans le monde.) de résilience a été plus du double de celui de la crise
Le dodo, ici illustré, est un exemple d'extinction souvent cité (La cité (latin civitas) est un mot désignant, dans l’Antiquité avant la création des États, un groupe d’hommes...).

À travers l'évolution, de nouvelles espèces apparaissent par le processus de la spéciation — où de nouvelles variétés d'organismes émergent et se développent quand elles sont capables de trouver et d'exploiter une niche écologique — et des espèces disparaissent quand elles ne sont plus capables de survivre dans des conditions changeantes ou face à une concurrence qu'elles ne peuvent affronter. Typiquement, une espèce s'éteint en 5 à 10 millions d'années (hors période de crise biogéologique), bien que certaines espèces, appelées fossiles vivants, survivent pratiquement inchangées pendant des centaines de millions d'années. Seulement 1/1000 des espèces ayant existé sont encore vivantes aujourd'hui.

Les données archéopaléontologiques montrent que les taux d'extinction, avant la propagation de l'homme (Un homme est un individu de sexe masculin adulte de l'espèce appelée Homme moderne (Homo sapiens) ou plus simplement « Homme ». Par distinction, l'homme...) sur toute la planète (Une planète est un corps céleste orbitant autour du Soleil ou d'une autre étoile de l'Univers et possédant une masse suffisante pour que sa gravité la maintienne en équilibre hydrostatique, c'est-à-dire sous...), étaient invariablement faibles, et que les extinctions de masse (Le terme masse est utilisé pour désigner deux grandeurs attachées à un corps : l'une quantifie l'inertie du corps (la masse inerte) et l'autre la contribution du corps à la force de gravitation...) étaient des événements relativement rares. Démarrant approximativement il y a 100 000 ans et coïncidant avec la croissance du nombre (La notion de nombre en linguistique est traitée à l’article « Nombre grammatical ».) et de la répartition des hommes, l'extinction des espèces (En biologie et écologie, l'extinction est la disparition totale d'une espèce ou groupe de taxons, réduisant ainsi la biodiversité.) a augmenté à un taux sans précédent depuis la grande extinction du Crétacé. Ce phénomène est connu sous le nom d'extinction de l'Holocène et représente la septième extinction massive (Le mot massif peut être employé comme :). Certains experts estiment que plus de la moitié des espèces vivantes aujourd'hui peuvent s'éteindre d'ici 2100. Cette prévision ne fait cependant pas l'unanimité.

Aux causes anciennes et naturelles d'extinction s'ajoutent des causes anthropiques récentes telles que les effets des pollutions, de la surexploitation des ressources naturelles, de la destruction des habitats ou de l'insularisation induite par la fragmentation écologique croissante des paysages... effets qui pourraient dans un proche avenir être exacerbés par les effets du dérèglement climatique.

Définitions

Une espèce est réputée « disparue » quand le dernier membre de cette espèce est mort (La mort est l'état définitif d'un organisme biologique qui cesse de vivre (même si on a pu parler de la mort dans un sens cosmique plus général, incluant par exemple la...). L'extinction devient donc une certitude quand il n'y a plus d'individus survivants capables de se reproduire et de créer une nouvelle génération.

Une espèce est dite « fonctionnellement éteinte », lorsque les individus survivants ne peuvent plus se reproduire, à cause d'une santé (La santé est un état de complet bien-être physique, mental et social, et ne consiste pas seulement en une absence de maladie ou d'infirmité.) faible, de l'âge ou d'une distribution éparse sur une grande étendue, d'un nombre trop réduit d'individus, ou encore à cause d'un manque d'individus d'un des deux sexes (pour les espèces à reproduction sexuée) ou pour d'autres raisons.

Écorce (L'écorce est le revêtement extérieur du tronc, des branches et des racines des arbres, et plus généralement des plantes ligneuses.) de l'une des espèces de Lepidodendron, fougères arborescentes disparues après le Carbonifère, probablement à cause de la compétition avec des plantes plus récentes.

Établir l'extinction (ou pseudo-extinction, voir chapitre suivant) d'une espèce requiert une définition (Une définition est un discours qui dit ce qu'est une chose ou ce que signifie un nom. D'où la division entre les définitions réelles et les définitions nominales.) claire de cette espèce. Si elle est déclarée éteinte, l'espèce en question doit être identifiable de manière unique, bien différenciée de ses ancêtres, espèces descendantes ou proches. L'extinction d'une espèce (ou remplacement par une espèce descendante) joue (La joue est la partie du visage qui recouvre la cavité buccale, fermée par les mâchoires. On appelle aussi joue le muscle qui sert principalement à ouvrir et fermer la bouche et à...) un rôle clé dans l'hypothèse de l'équilibre ponctué de Stephen Jay Gould et Niles Eldredge.

En écologie, le terme extinction est souvent utilisé informellement en référence au phénomène d'extinction locale (ou extirpation), dans lequel une espèce cesse d'exister dans une zone d'étude donnée (Dans les technologies de l'information (TI), une donnée est une description élémentaire, souvent codée, d'une chose, d'une transaction d'affaire, d'un événement, etc.) mais vit encore ailleurs. Une extinction locale peut être suivie d'une recolonisation naturelle, ou d'une réintroduction d'individus de cette espèce prélevés dans d'autres régions (avec parfois des échecs, quand la niche écologique a été occupée ou modifiée par d'autres espèces).

L'extinction d'une population sauvage d'une espèce peut avoir des répercussions écopaysagères, et notamment provoquer des extinctions supplémentaires, dites « extinctions en chaîne » ou coextinctions.

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