Kirkouk
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Introduction

Kirkouk
Administration
Pays Irak Irak
Province Kirkûk (At-Tâ'mîm)
Géographie (La géographie (du grec ancien γεωγραφία - geographia, composé de "η γη" (hê gê) la Terre et "γραφειν"...)
Latitude (La latitude est une valeur angulaire, expression du positionnement nord-sud d'un point sur Terre (ou sur une autre planète), au nord ou au sud de l'équateur.)
Longitude (La longitude est une valeur angulaire, expression du positionnement est-ouest d'un point sur Terre (ou sur une autre planète).)
35° 28′ 12″ Nord
       44° 23′ 45″ Est
/ 35.469985, 44.395773
Altitude (L'altitude est l'élévation verticale d'un lieu ou d'un objet par rapport à un niveau de base. C'est une des composantes géographique et biogéographique qui explique la répartition de la...) 346 m
Démographie (La démographie (en grec δημογραφία, de l'ancien grec...)
Population 1 200 000 hab. (2008 estimation)
Localisation
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Kirkouk (Kirkouk est une ville du nord de l'Irak, capitale de la province de Kirkouk.)
Sources
Index Mundi
World Gazetteer

Kirkouk est une ville (Une ville est une unité urbaine (un « établissement humain » pour l'ONU) étendue et fortement peuplée (dont les habitations doivent être à moins de 200 m chacune, par opposition aux villages) dans...) du nord (Le nord est un point cardinal, opposé au sud.) de l'Irak, capitale (Une capitale (du latin caput, capitis, tête) est une ville où siègent les pouvoirs, ou une ville ayant une prééminence dans un domaine social, culturel,...) de la province de Kirkouk.

L'histoire de Kirkouk remonte à l'antique Mésopotamie. Elle s'est développée (En géométrie, la développée d'une courbe plane est le lieu de ses centres de courbure. On peut aussi la décrire comme l'enveloppe de la...) sur le site de l'antique Arrapha, une des principales villes de l'empire néo-assyrien. Aujourd'hui, elle est un des plus grands centres pétroliers de l'Irak.

La ville est peuplée de 1 200 000 habitants environ (en 2008).

Démographie

L'encyclopédiste ottoman Shamsaddin Sami, auteur du Qamus al-A’lam publié à Istanbul en 1897, décrit la démographie de Kirkouk de cette manière : « Les Kurdes représentent les trois quarts de la population. Le quart restant est composé de Turcomans, d'Arabes et autres. Y vivent également 760 juifs et 460 Chaldéens ».

Le recensement (Le recensement est une opération statistique de dénombrement d'une population.) de 1957 réalisé par le gouvernement irakien présente les chiffres suivants : 178 000 Kurdes, 48 000 Turcomans, 43 000 Arabes et 10 000 chrétiens chaldéens.

A partir des années 1980, le régime de Saddam Hussein s'engage dans un processus d'arabisation qui le conduit à chasser ou déplacer les populations non-arabes de Kirkouk et à y placer des Arabes du Sud (Le sud est un point cardinal, opposé au nord.) de l'Irak. Ces derniers sont incités à venir s'installer en lieu et place des Kurdes contre des avantages financier et en nature (maison, terre (La Terre est la troisième planète du Système solaire par ordre de distance croissante au Soleil, et la quatrième par taille et par masse croissantes. C'est la plus grande et la plus massive des quatre planètes telluriques,...), etc.). Le nettoyage ethnique est d'ailleurs une visée majeure du génocide kurde perpétré par le régime irakien (génocide plus connu sous le nom d'Anfal).

A la chute du régime de Saddam Hussein en 2003, de nombreux Kurdes chassés de leurs terres reviennent s'installer à Kirkouk. Depuis, les Kurdes seraient redevenus majoritaires à Kirkouk, suivis des Arabes et des minorités turkmène et chrétienne.

Le futur de Kirkouk

L'article 140 de la Constitution irakienne prévoit la tenue d'un référendum sur le rattachement du Kirkouk à la Région autonome du Kurdistan. Il exige également qu'avant la tenue du référendum, toutes les mesures doivent être prises pour rétablir l'équilibre démographique prévalant avant l'arabisation menée par Saddam Hussein dans le cadre de l'Anfal.

Initialement prévu le 15 décembre 2007, le référendum a été reporté plusieurs fois.

La Turquie, qui voit le rattachement d'un très mauvais œil, fait pression (La pression est une notion physique fondamentale. On peut la voir comme une force rapportée à la surface sur laquelle elle s'applique.) afin d'éviter un référendum. Après la chute de l’Empire ottoman, la Turquie moderne a toujours essayé de reprendre Kirkouk ainsi que le Nord de l'Irak (Mossoul et Erbil). Sans succès, elle n'aura que l'autorisation d'y faire des opérations militaires suite à un accord entre Ankara (Ankara, (anciennement appelée Angora et Ancyre durant l'Antiquité), en Anatolie centrale, est la capitale de la Turquie et la deuxième plus grande ville du pays, après ?stanbul. C’est aussi...) et Bagdad (Bagdad (en arabe ?????) est la capitale et la plus grande ville de l'Irak. Elle se situe sur le Tigre au centre est du pays (44,5° E - 33,5° N) et est un carrefour de communications aériennes, routières et ferroviaires pour le pays....). Il y a eu jusqu'en octobre 2007, 24 opérations militaires turques dans le Nord de l'Irak.

Wikimedia Commons propose des documents multimédia (Le mot multimédia est apparu vers la fin des années 1980, lorsque les CD-ROM se sont développés. Il désignait alors les applications qui, grâce à la...) libres sur Kirkouk.

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