Rational Modeling Language - Définition

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Introduction

Ce langage est une abstraction et une modélisation de langage de programmation libre sous licence GNU General Public License, se basant sur la théorie des graphes et la théorie des groupes. Il utilise également les travaux réalisés par le consortium OMG qui vient d'éditer UML2. Ce modèle utilise abondamment la notion de récursivité.

Ce langage, à la différence d'UML, est basé sur la théorie des graphes et la relation entre chaque représentation. Il a une vocation pédagogique et mathématique.

Ce langage définit un système complet par ses représentations. Il définit en premier lieu la famille génératrice et les variables libres du système. Les variables libres du système sont le temps, la structure, les états, les prédicats. Pour définir une représentation il est nécessaire de combiner au moins deux dimensions (variables libres) du système : classe, objet, prédicat, temps, état, etc.

Les vues

Vue tri-dimensionnelle

Pour définir une représentation tri-dimensionnelle, il est nécessaire de sélectionner trois variables libres du système.

Exemple une vue constitué des variables libres : temps, prédicat et classe.

Vue matricielle

Pour définir une représentation matricielle, il est nécessaire de combiner deux dimensions du système. Pour avoir une vue d'ensemble du système, il faut croiser toutes les combinaisons possibles de ces dimensions.

Le système doit être vu comme un système matriciel qui ne peut être vu que par des "vues", c’est-à-dire des observables sur ce système. Il peut être intéressant de faire le lien avec les observables en mécanique quantique.

classe objet prédicat temps état
classe
objet
prédicat
temps
état

Le premier groupe défini est celui des objets. Il énumère les objets que le système comporte.

Le second groupe défini l'espace des prédicats. Il énumère les prédicats du système. En informatique un groupement de prédicats est appelé interface.

La gestion concurrente est déterminée par la variable libre "temps" et nécessite une projection.

Les groupes

RML repose sur quatre groupes :

  • le groupe des classes
  • le groupe des objets
  • le groupe des prédicats
  • le groupe des méthodes

Groupe des classes

Ce groupe identifie chaque élément comme une classe. Ce groupe est fini.

Groupe des objets

Ce groupe identifie chaque élément comme un objet. Ce groupe est infini. Chaque objet est une instance d'une classe.

Groupe des prédicats

Ce groupe identifie chaque élément comme un prédicat. Ce groupe est fini. Un prédicat regroupe les notions UML de cas d'utilisation et opération. Un cas d'utilisation est un prédicat. Une opération est un prédicat.

Groupe des méthodes

Ce groupe identifie chaque élément comme une méthode. Ce groupe est infini. Chaque objet est une instance d'un prédicat.

Les couches d'abstraction (abstraction layers)

Pourquoi des couches d'abstraction ? Car il est impossible de définir un système par énumération. Toutes les fonctionnalités (prédicat ou objet) du système n'ont pas les mêmes valeurs et n'ont pas les objectifs. Il faut faire un tri abstrait. Lorsque le système est défini, il se positionne dans un environnement spécifique. Les acteurs du système sont positionnés dans la couche N du modèle. La couche N défini tous les acteurs, objets et interactions qu'elle peut manipuler par ce niveau d'abstraction.

Nota : Ce concept de couche peut être apparenté à la notion de domain en executable UML, mais sans la dimension récursive.

Nota2 : un prédicat est vu comme un use case en UML.

Définition : Un prédicat peut être public ou privé. Un prédicat privé n'est vu que par l'objet qui le manipule. Un prédicat public est vu des acteurs de la couche d'abstraction qui le définit. Un prédicat peut faire appel à un autre prédicat d'une autre couche d'abstraction. Le passage d'une couche d'abstraction N à une autre N-1 est vu comme un paradigme.

Chaque couche à sa propre ontologie et tout l'art réside dans la connexion des couches entre elles.

Par exemple s'il faut modéliser un logiciel de gestion commerciale, il faut définir des prédicats orienté commerce (business activity). Dans ce type de système, une base de données régit les transactions et le stockage des informations. Le logiciel commercial utilise une base de données mais n'est pas là pour définir ce qu'est une base de données, c'est-à-dire la modéliser.

C'est notion d'utilisation est très importante car elle conduit à la notion d'interface. Cette Interface est proposée par une autre couche (N-1 par exemple).

S'il faut modéliser une base de données, il faut définir les prédicats orientés base de données. Elle définit comment est stocké logiquement l'information et non physiquement. Ici le logiciel utilisera le système d'exploitation pour le stockage physique des données. Il est possible d'aller plus en profondeur pour voir que les fabricants de système d'exploitation modélisent les prédicats spécifiques à l'OS et se base sur les possibilités du micro-processeurs. Les fabricants de micro-processeurs se basent sur les possibilités physiques et mécaniques. Les physiciens étudient les siciles, etc.

Même si dans cet exemple la décomposition du système est simpliste, elle a le mérite de présenter objectivement le besoin de couches d'abstraction. Le périmètre d'une couche d'abstraction à l'heure actuelle ne peut pas être calculé (au sens calculabilité et preuve mathématique).

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