Cathédrale de Saint-Jacques-de-Compostelle - Définition et Explications

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Introduction

Cathédrale de Saint-Jacques de Compostelle
Vue générale de l'édifice

Nom local Catedral de Santiago de Compostela
Latitude
Longitude (La longitude est une valeur angulaire, expression du positionnement est-ouest d'un point sur Terre (ou sur une autre planète).)
42° 52′ 00″ Nord
       8° 33′ 00″ Ouest
/ 42.866667, -8.550000
 
Pays Espagne Espagne
Région Galice Galice
Département Province de La Corogne Province de La Corogne
Ville Saint-Jacques-de-Compostelle
Culte Catholique romain
Type Cathédrale (Une cathédrale est, à l'origine, une église chrétienne où se trouve le siège de l'évêque (la cathèdre) ayant en charge un...)
Rattaché à Archevêché de Saint-Jacques de Compostelle (siège)
Début de la construction 1075 (cathédrale romane)
1738 (façade baroque)
Fin des travaux 1128 (cathédrale romane)
1750 (façade baroque)
Style(s) dominant(s) Roman
Baroque
Protection Monument historique (Différents pays ont choisi de classer leurs monuments historiques selon différentes appellations.) (1896)
Patrimoine mondial (1985)

La cathédrale de Saint-Jacques-de-Compostelle est une cathédrale située dans le centre historique (Le centre historique est l'espace urbain le plus ancien dans une commune.) de la ville de Saint-Jacques-de-Compostelle (Galice), but de l'un des plus grands pèlerinages de l'Europe (L’Europe est une région terrestre qui peut être considérée comme un continent à part entière, mais aussi comme l’extrémité occidentale du continent eurasiatique, voire...) médiévale. En 2009, c'est encore l'un des plus vivants foyers de la dévotion catholique.

La cathédrale de Saint-Jacques-de-Compostelle a été le facteur déterminant pour que la Galice et l'Espagne entre dans les cercles culturels médiévaux grâce au chemin de Saint-Jacques, route (Le mot « route » dérive du latin (via) rupta, littéralement « voie brisée », c'est-à-dire creusée dans la roche, pour ouvrir le chemin.) initiatique dans laquelle des personnes suivaient le sillage de la Voie lactée (La Voie lactée (appelée aussi « notre galaxie », ou parfois simplement « la Galaxie », avec une majuscule) est le nom de la galaxie dans...).

Elle est consacrée à l'apôtre Jacques de Zébédée, saint patron et protecteur de l'Espagne.

Origines

La cathédrale de Saint-Jacques-de-Compostelle

Découverte du corps de l'apôtre au début du IXe siècle .

La première église (L'église peut être :) construite en l’honneur de Santiago (saint Jacques) le fut par Alphonse II le Chaste (791–835) au début du IXe siècle.

Alphonse III le Grand (866–910) la remplaça en 899 par une église préromane plus grande. Elle fut réduite en cendres lorsque les Berbères de Mohammed ibn-Abi Amir dit el-Mansour, al-Manzor en espagnol (938-1002), le victorieux en arabe, chef de guerre du calife de Cordoue Hišām II al-Mu'ayyad (976-1009), saccagèrent la ville en 997. Il fait arracher les portes et les cloches, que des captifs chrétiens transportent jusqu'à Cordoue, où elles furent entreposées dans la Grande Mosquée. Ce fait marqua les esprits puisque lors de la prise de Cordoue en 1236 par Ferdinand III le Saint (1217-1230-1252), ce sont d’autres prisonniers, mais cette fois musulmans, qui transportèrent ces mêmes cloches et portes jusqu’à Tolède où elles furent entreposées dans la Cathédrale Santa María.

C'est à Brioude que le pape Urbain II (1042-1088-1099), venant du Puy-en-Velay et se rendant à Clermont-Ferrand, signa, en décembre 1095, le décret transférant le siège de l’évêché d’Iria-Flavia (aujourd’hui Padrón) à Compostelle.

La cathédrale actuelle est un édifice roman, construit en granite, dont les travaux ont débuté en 1075, avec l'évêque Pélaez, et grâce à l'élan donné par l'évêque Gelmírez, ainsi que le roi Raimond de Bourgogne (v. 1059-1107), époux de la reine Urraque Ire de Castille (1081-1109-1126), ils furent terminés en 1128. Elle fut consacrée la même année (Une année est une unité de temps exprimant la durée entre deux occurrences d'un évènement lié à la révolution de la Terre autour du Soleil.) en présence du roi Alphonse IX de León (1166 ou 1171-roi 1188-mort en 1230).

Selon le Codex Calixtinus, sont intervenus comme architectes, Bernard « le vieux » et Robert dans la première étape, et Esteban et Bernard « le jeune », dans la deuxième.

C’est l’une des réalisations les plus représentatives du type de la grande église romane vouée au culte des reliques et des pèlerinages. Cet édifice constitue l’aboutissement des recherches poursuivies dans les sanctuaires français apparentés : Sainte-Foy de Conques, Saint-Martial de Limoges, Saint-Martin de Tours et Saint-Sernin de Toulouse. Elle a été beaucoup parée et enrichie entre les XVIe et XVIIIe siècles.

La façade ouest (L’ouest est un point cardinal, opposé à l'est. C'est la direction vers laquelle se couche le Soleil à l'équinoxe, le couchant (ou ponant).) de facture baroque (churriguerra en espagnol) fut construite entre 1738 et 1750 en intégrant les deux tours datant du Moyen Âge. Elle est précédée d’un escalier (L’escalier est une construction architecturale constituée d'une suite régulière de marches, les degrés, permettant d'accéder à un étage, de passer d'un niveau à un autre...) monumental daté de 1606.

Les chapelles de la cathédrale forment un musée de peintures, de retables, de reliquaires, de sculptures accumulées au cours des siècles.

Dans le Guide du Pèlerin, d’Aymeri Picaud

Le Guide du Pèlerin de Saint-Jacques-de-Compostelle correspond au Ve livre du Codex Calixtinus ou Liber Sancti Jacobi. Écrit au XIIe siècle, date supposée 1170.
Il donne des informations précises sur les maîtres d’œuvre qui intervinrent, au XIIe siècle, dans la construction de la cathédrale romane de Saint-Jacques-de-Compostelle : « Les maîtres lapicides qui entreprirent la construction de la basilique du bienheureux Jacques s'appelaient Bernard le Vieux - c'était un maître génial - et Robert avec l'aide d'autres lapicides au nombre de cinquante environ sous la direction de Don Segeredo, vicaire et maître du chapitre, et de l'abbé Gundesindo, sous le règne d'Alphonse, roi d'Hispanie et de Diego Ier, vaillant chevalier et homme (Un homme est un individu de sexe masculin adulte de l'espèce appelée Homme moderne (Homo sapiens) ou plus simplement « Homme ». Par distinction, l'homme...) généreux. »
Il la décrivait ainsi : une basilique « à neuf nefs dans sa partie inférieure et six dans la partie haute » ; « soixante-trois fenêtres noyées de vitraux » ; « trois portails principaux et six petits ».

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