Dassault Mirage 2000

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Introduction

Dassault Mirage 2000
Vue de l'avion
ConstructeurFrance Dassault aviation
RôleAvion de chasse
StatutEn service
Premier vol10 mars 1978
Mise en service1984
Nombre construit601
Équipage
1 pilote
Motorisation
MoteurSnecma M53-P2
Nombre1
TypeTurboréacteur avec postcombustion
Poussée unitaire64 kN (95 kN avec postcombustion)
Dimensions
Envergure9,13 m
Longueur14,36 m
Hauteur5,02 m
Surface alaire41 m²
Masses
À vide7 500 kg
Maximale17 000 kg
Performances
Vitesse maximale2 653 km/h (Mach 2,2)
Plafond18 000 m
Vitesse ascensionnelle17 070 m/min
Rayon d'action1 480 km
Armement
Interne2 canons GIAT DEFA de 30 mm
Externe6 300 kg (7 000 kg pour le 2000-9) de charge incluant des missiles air-air R550 Magic II, Super 530D ou MICA (IR ou EM), des réservoirs de carburant externes, des bombes freinées ou guidées par laser (2000D) ou le missile nucléaire ASMP (2000N).
Avionique
commandes de vol électriques, centrale de navigation à inertie, radar RDY avec capacité Look Down/Shoot Down, pilote automatique, contre-mesures électroniques intégrées

Le Mirage 2000 est un avion militaire conçu par la société française Dassault Aviation à la fin des années 1970. Bien que la formule à aile delta fasse penser au Mirage III des années 1960 et que le Mirage 2000 soit de taille comparable, il s'agit en fait d'un avion entièrement nouveau avec une surface alaire plus importante, naturellement instable pour améliorer sa manœuvrabilité et équipé de commandes de vol électriques. Mis en service en 1984, le Mirage 2000 est principalement utilisé par l'Armée de l'Air française qui en a reçu 315 exemplaires, tandis que 286 autres ont été exportés vers 8 pays différents.

Conception

En 1972, l'Armée de l'air française lance le programme ACF (Avion de Combat Futur) pour lequel elle demande un avion bi-réacteur Snecma M53 avec une aile fixe destinée à des missions de supériorité aérienne. Tout en préparant une réponse à cet appel d'offre, le constructeur Dassault Aviation lance dès l'année suivante, sur fonds privés, l'étude d'un avion mono-réacteur à aile delta baptisé Delta 2000. Le 12 décembre 1975, le programme ACF est arrêté pour des questions de coûts et le gouvernement décide d'adopter à la place le projet du Delta 2000.

Quatre prototypes d'un avion de chasse monoplace (Mirage 2000C) sont commandés officiellement en 1976. Ils doivent être propulsés par un réacteur M53-2 de 7 500 kg/p en attendant le M53-5 plus puissant (9 000 kg/p) destiné aux avions de série. Le premier prototype fait son vol inaugural le 10 mars 1978. Le premier avion de série s'envole à son tour le 20 novembre 1982, équipé du réacteur M53-5, et les livraisons à l'Armée de l'air française commencent l'année suivante. Les 37 premiers avions de séries sont livrés avec un radar RDM (Radar Doppler multimode) car la mise au point du radar RDI (Radar Doppler à Impulsions) s'avère difficile. Il faudra finalement attendre 1987 pour que soient livrés les premiers exemplaires enfin équipés du radar RDI, et qui reçoivent également un réacteur M53-P2 encore plus puissant (9 700 kg/p). À la fin des années 1990, la mise à niveau de 37 Mirage 2000C au standard 2000-5 (radar RDY multimodes et multicibles, ajout de 4 points d'emports pour missiles MICA) permet de récupérer autant de radars RDI et de remettre à niveau les avions qui avaient été livrés avec le radar RDM.

Le prototype de la version biplace d'entraînement (Mirage 2000B), entièrement financé par des fonds propres de Dassault Aviation, fait son premier vol le 10 octobre 1980. Dès 1979, l'Armée de l'air française avait commandé une version biplace destinée à l'assaut nucléaire et capable pour cela d'emporter le missile ASMP alors en développement. Désignée Mirage 2000N, elle dispose d'une structure renforcée pour voler à basse altitude et grande vitesse ainsi que d'un système de navigation et d'attaque basée sur le radar Antilope V doté d'un mode suivi de terrain. Les canons ont été supprimés et les cônes d'entrée d'air sont désormais fixes, limitant la vitesse à Mach 1,5. Le siège arrière est occupé par un Navigateur Officier système d'armes (NOSA). Le premier prototype du 2000N fit son vol inaugural le 3 février 1983 et la version fut mise en service en 1988. Les 31 premiers exemplaires ne pouvaient emporter que le missile ASMP mais les avions suivants (standard 2000N-K2) sont capables de missions conventionnelles avec un large éventail de bombes classiques, guidées par laser, anti-pistes ou bien des missiles anti-radar, anti-navire, etc.

Engagements

France

  • Guerre du Golfe (1990-1991) : Douze Mirage 2000 RDI de la 5 escadre de chasse d’Orange sont déployés à partir d'octobre 1990, dans le cadre de missions de supériorité aérienne. Il ont pris part également à l'opération "Alysse" (composante française de l’opération Southern Watch dont le but est d’assurer la protection des populations du sud de l’Irak oppressées par le régime de Saddam).
  • Guerre de Bosnie (1992-1995). Un Mirage 2000N K2 de l’Escadron de chasse 2/3 Champagne est abattu le 30 août 1995 après avoir bombardé un objectif dans la région de Pale durant la campagne de bombardement de la Bosnie-Herzégovine par l'OTAN en 1995 . Le pilote et son navigateur sont libérés le 12 décembre 1995.
  • Guerre du Kosovo
  • Guerre d'Afghanistan (2001)
  • Depuis le 4 janvier 2010, 4 Mirage 2000C de l'Armée de l'Air assurent la sûreté aérienne de l’espace aérien des pays baltes dans le cadre de la mission de l'OTAN Air Baltique 2010 https://blog.avionslegendaires.net/2010 ... it-la-police-en-mer-baltique.

 Grèce

  • Le 8 octobre 1996, un Mirage 2000 grec abat un F-16 turc. Suite à une violation de l'espace aérien grec, les Mirage 2000 envoyés pour intercepter les intrus sont engagés en combat tournoyant par des F-16 turcs. L'un des Mirage tire alors un missile Magic, atteignant un F-16D (biplace) qui s'écrase en mer. Un des pilotes du F-16 est mort, l'autre a pu s'éjecter et a été secouru par un hélicoptère grec.

 Inde

  • Conflit de Kargil (1999). D'abord utilisés pour des missions de supériorité aérienne, les Mirage 2000 indiens sont ensuite modifiés pour des missions d'attaque au sol (qu'ils sont les seuls à pouvoir effectuer à ces altitudes). Au total, ces avions effectuent plus de 500 missions et larguent plus de 55 tonnes de bombes pendant ce conflit.

Pays utilisateurs

Un KC-135 Stratotanker de l'US Air Force ravitaille en vol un Mirage 2000 de l'Armée de l'air française au-dessus de l'Afghanistan (21 juillet 2007)

Un Mirage 2000 EG grec au décollage

  •  France 315
  • 124 Mirage 2000C (n° 1 à 124), parmi lesquels 37 portés au standard 2000-5F (38 à 49, 51 à 59, 61 à 63, 65 à 74, 76 à 78)
  • 30 Mirage 2000B (n° 501 à 530)
  • 75 Mirage 2000N (n° 301 à 375)
  • 86 Mirage 2000D (n° 601 à 686)
  •  Brésil 12
  • 10 Mirage 2000C (13, 15, 21, 22, 25, 29, 32, 34, 35 et 36) et 2 Mirage 2000B (502 et 513) achetés d'occasion, qui ont été livrés en 3 lots de 4 exemplaires en 2006, 2007 et 2008. Désignés localement F-2000, ces avions sont au standard RDI-S4 et motorisés en M53-5.
  •  Égypte 20
  • 16 Mirage 2000EM (n° 101 à 116)
  • 4 Mirage 2000BM (n° 201 à 204)
  •  Émirats arabes unis 68
  • 22 Mirage 2000EAD (n° 731 à 752)
  • 8 Mirage 2000RAD (n° 711 à 718)
  • 6 Mirage 2000DAD (n° 701 à 706)
  • 30 Mirage 2000EAD/RAD/DAD sur les 36 précédents ont été portés au standard "-9", tous les monoplaces devenant RAD
  • 20 Mirage 2000-9RAD monoplaces (n° 719 à 730 et 753 à 760)
  • 12 Mirage 2000-9DAD biplaces (n° 707 à 710 et 761 à 768)

Les 62 Mirage 2000-9 pourraient être repris par la France et revendus sur le marché international de l'occasion en échange de l'achat de 60 Rafale sur la période 2012-2014.

  •  Grèce 65
  • 36 Mirage 2000EG (n° 210 à 245)
  • 10 Mirage 2000EG sur les 36 précédents ont été portés au standard "-5Mk2"
  • 4 Mirage 2000BG (n° 201 à 204)
  • 10 Mirage 2000-5Mk2 monoplaces (n° 546 à 555)
  • 5 Mirage 2000-5Mk2 biplaces (n° 505 à 509)
  •  Inde 59
  • 46 Mirage 2000EH (n° KF101 à KF146)
  • 13 Mirage 2000TH (n° KT201 à KT213)

Un contrat de modernisation des Mirage 2000 indiens est en cours de finalisation, en vue d'une mise à jour complète de l'électronique embarquée (avionique, ordinateur de bord, radar, etc.) et des systèmes d'armes (capacité de tir MICA notamment), destinée à prolonger la vie opérationnelle des appareils d'une vingtaine d'année. Entre 4 et 6 avions devraient être modifiés en France, les suivants étant pris en charge localement par Hindustan Aeronautics Ltd .

  •  Pérou 12
  • 10 Mirage 2000P (n° 050 à 054 et 060 à 064)
  • 2 Mirage 2000DP (n° 193 et 195)
  •  Qatar 12
  • 9 Mirage 2000-5EDA (n° QA90 à QA98)
  • 3 Mirage 2000-5DDA (n° QA86 à QA88)

Le Qatar est actuellement en pourparlers avec l'Inde pour lui revendre ses appareils.

  •  Taïwan 60
  • 48 Mirage 2000-5EI (n° 2001 à 2048)
  • 12 Mirage 2000-5DI (n° 2051 à 2062)

La production de Mirage 2000 a été arrêtée en 2006 : 7 prototypes, 4 appareils de pré-série et 601 de série — soit 612 machines au total — sont sortis des usines Dassault Aviation.

Versions

Mirage 2000 B/C/D/N/5 Armée de l'Air

À l'origine développé pour être un avion d'interception et de supériorité aérienne, le Mirage 2000 fut ensuite décliné en différentes versions :

  • Mirage 2000B : version biplace d'entraînement. Appareils stationnés sur la base aérienne d' Orange-Caritat.

  • Mirage 2000B S3, n°501 à 514 : 14 biplaces équipés de radars RDM, de moteurs M53-5 et armés de missiles air-air R550 Magic II, de missiles air-air Super 530F.

  • Mirage 2000B S4, n°515 à 520 : 6 biplaces équipés de radars RDI J1-1 et de moteurs M53-5.

  • Mirage 2000B S4-2, n°521 à 522 : 2 biplaces équipés de radars RDI J2-4 et de moteurs M53-5 ( 521 ) et M53-P2 ( 522 ).

  • Mirage 2000B S5, n°523 à 530 : 8 biplaces équipés de radars RDI J3-13 et de moteurs M53-P2.

  • Mirage 2000C : utilisé pour la défense aérienne. Appareils stationnés sur les bases aériennes de Cambrai-Épinoy et Orange-Caritat.

  • Mirage 2000C (RDM) : version « bouche-trou » équipée du radar RDM ( le radar RDI prévu n'était pas encore disponible ) et du moteur M53-5.

  • Mirage 2000C S1, n°1 à 15 : équipés de radar RDM et armés de missiles air-air R550 Magic II et de 2 canons DEFA de 30 mm.

  • Mirage 2000C S2, n°16 à 19 : équipés de radars RDM à capacité "look down" améliorée.

  • Mirage 2000C S3, n°20 à 37 : capables de tirer également des missiles air-air Super 530F.

  • Mirage 2000C (RDI) : version « définitive » équipée du radar RDI et du moteur M53-P2.

  • Mirage 2000C S4 : n°38 à 48, équipés de radars RDI J1-1 et capables de tirer des missiles air-air Super 530D.

  • Mirage 2000C S4-1 : n°49 à 63, radars RDI J1-2.

  • Mirage 2000C S4-2 : n°64 à 74, radars RDI J2-4.

  • Mirage 2000C S4-2A : passage au standard des Mirage 2000C S4,S4-1 et S4-2 avec un radar RDI J2-5.

  • Mirage 2000C S5 : n°75 à 124, radars RDI J3-13.

  • Mirage 2000C S5-2C : Mirage 2000C S-5 mis à jour avec de nouveaux équipements ECCM (contre contre-mesures électroniques).

  • Mirage 2000-5 : d'abord uniquement destiné à l'exportation, l'Armée de l'air prit ensuite la décision de porter un certain nombre de ses Mirages 2000C à la norme 2000-5 et rentre ainsi dans le club des Fox 3 (Voir article sur Missile air-air : Fonctionnement du mode « Fox 3 » : exemple avec le Mirage 2000-5 équipé du radar RDY). Il dispose d'une avionique profondément rénovée, avec notamment un radar RDY (Radar Doppler Y), d'un viseur tête haute Thomson-CFS VEH-320, de commandes Hotas (« hands on throttle and stick » : mains sur manette et manche) et de contre-mesure intégrées ICMS Mk II. Les Super 530D sont remplacés par 4 MICA EM (Missile d'interception et de combat aérien), plus petits et plus modernes, adaptés à l'utilisation en défense aérienne (actuellement la version la plus moderne du Mirage 2000).

  • Mirage 2000-5F : version du Mirage 2000-5 destinée à la France. Appareils stationnés sur la base aérienne de Dijon-Longvic.

  • Mirage 2000-5F SF1 : 37 Mirage 2000C S4-2A et S-5 mis au standard "-5" (Les RDI J2-5 ainsi libérés remplacent les RDM).

  • Mirage 2000-5F SF1-C : Mirage 2000-5F SF1 équipés de nouvelles fonctionnalités RDY.

  • Mirage 2000-5F SF1-IR : Mirage 2000-5F SF1C avec la double capabilité MICA-EM et MICA-IR.

  • Mirage 2000-5F Vi : en cours de développement chez Dassault Aviation pour l'intégration de la Liaison 16 permettant la transmission de données sécurisées sur le théâtre de guerre entre appareils de l'OTAN .

  • Mirage 2000-5 Mk2 : version polyvalente, dont le RDY dispose de deux nouveaux modes antinavires permettant le tir d'AM39 Exocet, et d'un nouveau système de contre-mesures ICMS Mk III. Cette version est basée sur un nouveau cœur système : l'EMTI développé par Thales et de nouvelles visualisations.

  • Mirage 2000-9 : version totalement polyvalente avec radar RDY-2 (15 % de portée supplémentaire comparé au RDY), EMTI (Ensemble Modulaire de Traitement de l'Information), pod de désignation laser, vendue aux Émirats arabes unis. Cette version est capable de missions air-air avec des capacités proches des 2000-5, air-sol avec des missiles Storm Shadow (version export du SCALP) et air-surface avec missiles Exocet, le tout avec ravitaillement en vol. Lors des exercices ATLC 2009 organisés annuellement par les EAU, un pilote de l'armée de l'air Française utilisant un Mirage 2000-9 prêté par les Emiriens a virtuellement détruit au canon un F22 Raptor.

  • Mirage 2000N : version spécialisée dans la frappe nucléaire, emportant le missile ASMP. La défense primordiale de l'appareil est assurée par le brouilleur électronique Caméléon, des leurres électromagnétiques et infrarouges Spirale, ainsi que d'un détecteur d'alerte radar Serval. Appareils stationnés sur les bases aériennes d' Istres-Le Tubé et de Luxeuil-Saint Sauveur.

  • Mirage 2000N K1 : version initiale armée uniquement du missile ASMP (31 avions, par la suite portés au standard K2).

  • Mirage 2000N K2 : version capable également d'assaut conventionnel tout temps (44 avions).

  • Mirage 2000N K2+ : version intermédiaire modifiée en vue de l'utilisation du missile ASMP-A, mais encore armée de l'ASMP standard.

  • Mirage 2000N K3 : version armée du missile ASMP-A (50 avions prévus en 2010).

  • Mirage 2000D : version biplace air-sol d'assaut conventionnel tout temps spécifique à la France. Cette version est dérivée du Mirage 2000N et destinée à l'assaut conventionnel. Elle est demandée à la fin des années 1980 suite aux retards du programme du Dassault Rafale et initialement désignée Mirage 2000N' (à lire Mirage 2000N prime). Appareils stationnés sur la base aérienne de Nancy-Ochey (escadrons EC 01.003 "Navarre", EC 02.003 "Champagne" et EC 03.003 "Ardennes").

  • Mirage 2000D Vi : dernière version du Mirage 2000D en cours de développement (2009) chez Dassault Aviation pour intégrer la liaison 16, comme pour le M2000-5F.

Ce chasseur-bombardier est doté de capacités de pénétration tout temps et d'une grande précision de navigation qui en font le fer de lance des avions d'attaque au sol. Il est capable de mettre en œuvre toute la panoplie des armements air-sol en service dans l'armée de l'air, de la bombe classique au missile de croisière en passant par tout l'éventail des armements à guidage laser grâce à sa nacelle de désignation (PDLCTS).

Depuis 1999, il participe à la plupart des engagements français sur les théâtres d'opérations, dont les opérations de sécurisation de l'Afghanistan au profit des forces déployées sur le terrain.

- Mise en service : 1993 - Envergure : 9,13 m - Longueur : 14,36 m - Hauteur : 5,30 m - Masse maximale : 16,5 t - Plafond : 15 000 m - Vitesse : Mach 2,2 - Armement type : tous armements conventionnels (AASM, GBU-12 et peut-être bientôt GBU-24, c'est-à-dire l'équivalent du GBU-12 mais avec une tonne d'explosif...) L'armée de l'air a récemment demandé à ce que l'on fasse des roquettes à guidage laser pour ce chasseur. La nouvelle configuration de l'armement de ce chasseur pourrait être deux missiles Mica, 6 GBU-12 ou AASM, ainsi qu'une vingtaine de roquettes. Le Mirage 2000D est capable de tirer par tout temps tous les armements en service dans l'Armée de l'Air française, ainsi que ceux à guidage laser et les nouveaux missiles SCALP-EG et Apache. Tout comme le Mirage 2000N, il est équipé d'un radar Antilope V auquel s'ajoute système d'autoprotection perfectionné. Le prototype du 2000D fait son premier vol le 19 février 1991 et la version est mise en service en 1993.

  • Mirage 2000E : appareils réservés à l'exportation avec possibilités de modifications de l'avionique suivant les clients, mais toujours autour du radar RDM.

Autres caractéristiques

  • Capacité en carburant de la version monoplace : 3160 kg en interne, 4150 kg avec le réservoir ventral de 1300 l, 6320 kg avec les réservoirs sous voilures de 2000 l et 7310 kg avec les trois réservoirs. Soustraire 60 kg à chacune des configurations pour la version biplace .
  • Possibilité de ravitaillement en vol à l'aide d'une perche démontable
  • Depuis fin 1999, plusieurs Mirage 2000 français ont vu leur radar équipé du mode Non-Cooperative Target Recognition .

Accidents

Armée de l'air française

  • Le 13 juillet 2000, deux Mirage 2000D de la Base de Nancy Ochey se heurtent en vol de nuit en circuit de piste. L'un des avions (N°633 3-JT), la dérive arrachée par le choc, s'écrase dans la forêt de Maron ; les deux pilotes réussissant à s'éjecter. L'autre avion (N°646 3-IC) parvient à se poser.
  • Le 12 février 2002, le Mirage 2000B N°511/5-OR de la Base aérienne 115 Orange-Caritat s'écrase en bout de piste lors d'un entraînement en vue d'une démonstration de voltige aérienne. Les deux membres d'équipage se sont éjectés à temps.
  • Le 24 juin 2003, le Mirage 2000D N°656/33-LH de l'Escadron de chasse 4/33 Vexin s'écrase à Djibouti. L'avion a percuté le sol lors d'un entraînement au bombardement nocturne, entraînant la mort des deux membres d'équipage.
  • Le 29 juillet 2003, le Mirage 2000D N°622 de l'Escadron de chasse 3/3 Ardennes est accidenté à Ndjamena (Tchad) lors d'un vol d'entraînement. Un oiseau a été happé par le réacteur lors du décollage, entraînant une sévère perte de puissance moteur. Le pilote a cependant réussi à faire demi-tour et à poser l'avion, qui a été endommagé suite à une sortie de piste. Les deux membres d'équipage sont sains et saufs.
  • Le 8 janvier 2004, l'équipage du Mirage 2000D N°621/3-JG de l'Escadron de chasse 2/3 Champagne est contraint à l'éjection lors d'un vol d'entraînement nocturne à basse altitude car l'avion est devenu incontrôlable. Le Mirage s'écrase dans une zone inhabitée de la commune de Mas-Saint-Chély.
  • Le 9 juin 2004, la perche du Mirage 2000N N°318/4-BP de l'Escadron de chasse 2/4 La Fayette se brise lors d'un entraînement au ravitaillement en vol, et les débris endommagent le réacteur, qui prend feu. Le pilote déroute l'avion au dessus de la Méditerranée, l'équipage s'éjecte et l'avion s'abîme en mer. Les deux pilotes sont légèrement blessés.
  • Le 23 août 2004, le Mirage 2000N N°362/4-CU de la Base aérienne 125 Istres-Le tubé percute en vol un ULM au-dessus de l'Auvergne. Les deux occupants de l'ULM sont tués.
  • Le 26 août 2004, l'équipage du Mirage 2000D N°663/3-XS de l'Escadron de chasse 3/3 Ardennes s'éjecte au-dessus de la Base aérienne 132 Colmar-Meyenheim, suite à un problème réacteur lors d'un entraînement au combat à haute altitude. Le pilote est blessé, le navigateur indemne.
  • Le 27 février 2006, les deux Mirage 2000-5F N°53/2-FA et N°72/2-EE de la Base aérienne 102 Dijon-Longvic se heurtent en vol près de Nancy. Un des pilotes est contraint de s'éjecter suite à la collision, et son appareil s'écrase au sol. L'autre pilote a pu regagner la base de Saint-Dizier et se poser.
  • Le 31 mars 2006, le Mirage 2000D N°684/3-IW s'est abîmé en mer au large de la Corse, à cause d'une collision avec un oiseau, semble-t-il. Les deux membres d'équipage ont pu s'éjecter et sont sains et saufs. L'avion habituellement basé à Base aérienne 133 Nancy-Ochey était déployé temporairement sur la Base aérienne 126 Solenzara.
  • Le 29 mai 2006, le pilote du Mirage 2000-5F N°69/2-FE de la Base aérienne 102 Dijon-Longvic est contraint de s'éjecter suite à un problème technique sur son avion, qui s'est écrasé sur un local technique de la SNCF sans faire de victime.

Un Mirage 2000 monoplace de l'armée de l'air française

  • Le 19 février 2007, le Mirage 2000C N°116/12-KT de la Base aérienne 103 Cambrai-Épinoy s'abîme en mer au large de Bonifacio. Son pilote est décédé. Temporairement déployé sur la Base aérienne 126 Solenzara, l'avion effectuait une mission d'entraînement.
  • Le 12 juillet 2007, un Mirage 2000N de la Base aérienne 116 Luxeuil-Saint Sauveur heurte en vol un avion de tourisme léger lors d'un vol d'entraînement à la navigation à vue. L'avion de tourisme s'écrase au sol et son pilote est tué. Bien qu'endommagé, le Mirage 2000 réussit à regagner un terrain pour se poser.
  • Le 12 février 2008, lors d'une mission d'entraînement, l'équipage du Mirage 2000N N°315/4-BF de l'Escadron de chasse 2/4 La Fayette, basé sur la Base aérienne 116 Luxeuil-Saint Sauveur, a été contraint à l'éjection suite à l'arrêt de son réacteur. Cet arrêt a été causé par l'ingestion d'un panier de ravitaillement en vol. Après que les pilotes aient écarté l'avion de zones habitées, il s'est abîmé en mer au large de l'Estuaire de la Gironde.
  • Le 11 juin 2008, le Mirage 2000N N°363/4-BK de l'Escadron de chasse 2/4 La Fayette, basé sur la Base aérienne 116 Luxeuil-Saint Sauveur, s'est écrasé sur la commune de Laurenan (Côtes-d'Armor) lors d'une mission d'entraînement. Le pilote et le navigateur ont pu s'éjecter et sont sains et saufs.
  • Le 11 mai 2010, un Mirage 2000 de l'escadron de chasse 05/330 Côte d'Argent basé sur la Base aérienne 118 Mont-de-Marsan s'est écrasé sur une zone inhabitée de la commune de Pouydesseaux (Landes). Le pilote qui est légèrement blessé s'est éjecté après voir dirigé l'appareil vers une zone inhabitée à environ 7 kilomètres de la BA 118 .

Autres pays

Un Mirage 2000 biplace de l'armée de l'air indienne

  • En novembre 2001, Taïwan a temporairement interdit de vol ses Mirage 2000 suite à un troisième accident sur ce type d'appareil. En l'occurrence, il s'agissait d'un biplace qui s'est abîmé en mer, tuant ses deux membres d'équipage. Les deux accidents précédents avaient eu lieu en octobre et novembre 1999, causant la mort d'au moins un autre pilote.
  • De 1990 à 2007, la Grèce a perdu une quinzaine de ses Mirage 2000 (soit pratiquement un par an) lors de différents accidents. On signalera en particulier la collision de deux avions lors d'un combat simulé le 1 septembre 2004 (un Mirage perdu, l'autre endommagé mais ayant pu se poser).
  • Le 8 octobre 1989, un Mirage 2000 indien s'est écrasé lors d'une démonstration de voltige pendant le défilé annuel de l'armée de l'air indienne. Le pilote est mort.
  • Le 10 novembre 2004, un Mirage 2000 indien s'est écrasé lors d'un vol d'entraînement de nuit. Le pilote est mort dans l'accident, qui était alors le quatrième impliquant un Mirage 2000 à survenir dans ce pays.