Définition des planètes de l'UAI - Définition et Explications

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Introduction

La définition d'une planète présentée en 2006 par l'Union astronomique internationale (UAI) établit que dans le système solaire, une planète est un corps céleste qui :

  1. est en orbite autour du Soleil.
  2. a une masse (Le terme masse est utilisé pour désigner deux grandeurs attachées à un...) suffisante pour parvenir à un équilibre hydrostatique (une forme presque ronde), et
  3. a éliminé le voisinage (La notion de voisinage correspond à une approche axiomatique équivalente à celle de la...) de son orbite (En mécanique céleste, une orbite est la trajectoire que dessine dans l'espace un corps...).

Un corps non-satellitaire ne remplissant que les deux premiers critères serait classé parmi les planètes naines qui n'est pas un type de planète (Une planète est un corps céleste orbitant autour du Soleil ou d'une autre étoile de...), alors qu'un objet (De manière générale, le mot objet (du latin objectum, 1361) désigne une entité définie dans...) non satellitaire ne remplissant que le premier critère est désigné comme petit corps du Système solaire (Le système solaire est un système planétaire composé d'une étoile, le...). Les projets initiaux prévoyaient d'inclure les planètes naines comme une sous-catégorie des planètes, mais comme ceci pouvait potentiellement conduire à ajouter des douzaines de planètes dans le système solaire, ce projet (Un projet est un engagement irréversible de résultat incertain, non reproductible a...) fut finalement abandonné. En 2006, il n'a finalement abouti qu'à l'addition (L'addition est une opération élémentaire, permettant notamment de décrire la...) de trois nouvelles planètes naines : Cérès, Éris et Makemake et à la reclassification de Pluton (Pluton, dont la désignation officielle est (134340) Pluton, est la deuxième plus grande planète...). La définition (Une définition est un discours qui dit ce qu'est une chose ou ce que signifie un nom. D'où la...) prêtait à controverse et a recueilli aussi bien l'accord que les critiques des différents astronomes, mais elle est demeurée en usage (L’usage est l'action de se servir de quelque chose.).

D'après la définition, il y a actuellement huit planètes et cinq planètes naines connues dans le Système solaire. La définition établit un distingo entre les planètes des corps de moindres dimensions (Dans le sens commun, la notion de dimension renvoie à la taille ; les dimensions d'une pièce...), et n'est pas utilisable en dehors du Système solaire, où il n'est pas encore possible de trouver des corps plus petits. Les planètes extrasolaires, ou exoplanètes sont traitées séparément dans un projet de guide de 2003 pour la définition des planètes (Depuis sa création afin de décrire les « étoiles errantes » de...) qui les distingue des étoiles naines qui sont plus grosses.

Les raisons du débat

Schéma des positions de tous les objets connus de la Ceinture de Kuiper (La ceinture de Kuiper (parfois appelée ceinture d'Edgeworth-Kuiper, ['kœj.pər] en...) (en vert) avec les planètes extérieures (en bleu).

Avant les découvertes du début du 21° siècle (Un siècle est maintenant une période de cent années. Le mot vient du latin saeculum, i, qui...), les astronomes n'éprouvaient aucun besoin (Les besoins se situent au niveau de l'interaction entre l'individu et l'environnement. Il est...) réel d'une définition formelle des planètes. Avec la découverte de Pluton en 1930, les astronomes considérèrent qu'il existait neuf planètes dans le Système solaire, accompagnées de milliers de corps plus petits tels que les astéroïdes et les comètes. On pensait que Pluton était plus gros que Mercure.

En 1978, la découverte de Charon (Charon (P I Charon, Pluton I) est le plus grand satellite naturel de Pluton.) , la lune (La Lune est l'unique satellite naturel de la Terre et le cinquième plus grand satellite du...) de Pluton, a radicalement changé cette situation (En géographie, la situation est un concept spatial permettant la localisation relative d'un...). En mesurant la période orbitale (En astronomie, la période orbitale désigne la durée mise par un astre (étoile, planète,...) de Charon, les astronomes ont pu calculer précisément la masse de Pluton pour la première fois, qui s'avéra très inférieure aux attentes. La masse de Pluton était grossièrement d'un vingtième de celle de Mercure, ce qui en faisait de loin la plus petite planète, plus petite encore que la Lune (terrestre), bien qu'encore dix fois plus massif (Le mot massif peut être employé comme :) que le plus gros astéroïde (Un astéroïde est un objet céleste dont les dimensions varient de quelques dizaines...) Cérès.

Dans les années 90, les astronomes commencèrent à trouver d'autres objets au moins aussi lointains que Pluton, maintenant connus sous la désignation d'objets de la Ceinture de Kuiper ou KBO (de l'anglais Kuiper Belt Objects). Beaucoup d'entre eux partageaient les caractéristiques orbitales de Pluton, et sont maintenant appelées des plutinos. Pluton commença à être regardé comme le plus gros membre d'une nouvelle classe d'objet, et quelques astronomes cessèrent de se référer à Pluton comme à une planète. L'orbite de Pluton, à la fois excentrique et inclinée, alors qu'elle s'avérait assez inhabituelle pour une planète, s'accordait bien avec les autres KBO. Nouvellement rénové, l'Hayden planétarium (Le terme planétarium désigne le dôme présentant une reproduction du ciel avec...) de New-York n'inclut pas Pluton dans son exposition des planètes, lors de sa réouverture au Rose Center for Earth and Space en l'an 2000.

À partir de 2000, avec la découverte d'au moins trois corps ((50000) Quaoar, (90377) Sedna et Eris), toutes comparables à Pluton, en termes de taille et d'orbite, il devint clair que, soit elles devaient toutes être appelées des planètes, soit Pluton devait être reclassé. Les astronomes prévoyaient aussi la découverte rapide d'autres objets aussi gros que Pluton, et le nombre (La notion de nombre en linguistique est traitée à l’article « Nombre...) des planètes se serait rapidement accru. Ils étaient aussi soucieux de la classification des planètes des autres systèmes solaires. En 2006, le sujet devint majeur avec la mesure de la taille de 2003 UB313 ou Eris (comme nous l'appelons aujourd'hui), se révéla être légèrement plus gros que Pluton, et apparut ainsi mériter au moins autant que Pluton le statut de planète.

Parallèle historique

La compréhension affinée de Pluton faisait écho à un débat du 19° siècle, commencé avec la découverte de Cérès, le 11 janvier 1801. Les astronomes déclarèrent immédiatement le minuscule objet comme étant la «planète manquante» entre Mars et Jupiter. Dans les quatre années suivantes, cependant, la découverte de deux autres objets avec des tailles et des orbites comparable fut à l'origine d'un doute sur cette nouvelle idée. Vers 1851, le nombre de «planètes» avait cru jusqu'à atteindre 23, et il était clair que des centaines d'autres attendaient d'être découvertes. Les astronomes commencèrent de les cataloguer séparément, et commencèrent à les appeler des astéroïdes au lieu de « planètes ».

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