L'écologie universitaire est un terme créé par Fac Verte et qu'elle est seule à utiliser. Ce n'est pas une discipline universitaire comme son nom le laisse penser, il s'agit d'une sorte de déclinaison à l'échelle des établissement d'enseignement supérieur des principes de l'écologie politique.
L'organisation intègre derrière ce terme l'ensemble de ses propositions, et si Fac verte n'est pas la seule organisation à aborder cette problématique elle est la seule à en faire le cœur de son activité. L'organisation cherche à la lier avec des thématiques d'engagements plus « traditionnelles » dans l'enseignement supérieur. Les problèmes que soulève Fac Verte et les réponses qu'elle propose ne se restreignent pas seulement à la question environnementale, et intègrent une forte dimension sociale et solidaire.
L'écologie universitaire se décline en quatre « piliers », si l'on s'en réfère au livret publié en septembre 2006 : solidarités, environnement, démocratie et altermondialisme.
Les principales propositions :
Fac Verte a participé à la mise en place de bus de nuit (jusqu'à 3h33 du matin) à Rouen entre le campus de Mont Saint-Aignan et le centre-ville de Rouen. A Grenoble (novembre 2005) et Rouen, elle a fait voté des audits énergétiques. A Toulouse, sur le campus de l'Arsenal (Toulouse 1) elle a impulsé la dynamique pour le tri sélectif. A Aix-en-Provence, un système d'AMAP étudiantes a été installé, et quelques aliments du restaurant universitaire sont devenus bios.
Dans certains CROUS au sein desquels Fac Verte est représenté (Grenoble et Aix-en-Provence), l'association a instauré des aliments biologiques issu d'agricultures locales dans les restaurants universitaires.
Fac Verte tente de réduire les coûts de fonctionnement par la rénovation des équipements dans les universités. Sur Rouen dont le premier poste de dépense du budget est l'énergie et l'eau, un audit énergétique permettrait d'identifier des économie d'énergie et d'eau possibles via l'utilisation d'énergies renouvelable et une meilleure isolation permettraient d'économiser jusqu'à 25% du budget énergétique de cette faculté (ce qui représenterait 500 000 €). Ce type de démarche qui tend à se développer dans le secteur public (collectivités locales, ministères, universités...) est souvent retardé par des possibilités d'investissement limitées.
Sur la question du transport, l'association souhaite développer les alternatives à la voiture (vélo, transport en commun...) pour rejoindre les universités, dans le but de préserver l'environnement et le budget des étudiants.
Fac Verte a participé à son échelle à la lutte pour le retrait du CPE et de la loi sur l'égalité des chances. A la fin du conflit, l'organisation écologiste a appelé à la tenue d'Etat Généraux de la Jeunesse.
L'organisation était présente dans les manifestations du 17 mars 2007 pour contester le réacteur nucléaire EPR.
Entre les deux tours de l'élection présidentielle en 2007, Fac Verte s'est prononcée contre le candidat Nicolas Sarkozy, dénonçant ses propositions anti-écologistes, sa politique sécuritaire, son projet d'immigration choisie (notamment en direction des étudiants) et ses promesses sur l'autonomie des universités.
Plus récemment Fac Verte a dénoncé la loi LRU et s'est prononcé pour la mise en place de Parlements étudiants.